J’ai rêvé de ma grand mère, ce qui résorbe mon angoisse de n’avoir été triste que pour des questions de vanité et de convention sociale. Si mon inconscient me transmets des images de ma grand mère vivante, c’est qu’elle devait compter pour de bon.
Je me rappelle avoir été surpris de la voir, toute de rides et de rondeur vêtue, comme aux plus beaux jours de sa vie de grand mère. Me venait à l’esprit de lui dire enfin que les moments passés aux Quatre Vents, dans la ferme, ces étés avec elle et les poules et les lapins, furent les seuls moments de bonheur de ma vie.
Et puis le réveil pour les médicaments sonnaient. Bip. Bip. Bip. Rester vivant.

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