Cloud Atlas, de Tom Tykwer, Lana Wachowski et Andy Wachowski

CLOUD ATLAS

Grand film, au premier sens du terme, que j’ai aimé voir, comme on aime voir des grands comédiens, au sens figuré – certains sont petits – dans de beaux navets. En vrac  Tom Hanks qu’on a aimé dans le film sur l’handicapé qui marchait avec des chaussettes en fer, Hugh Grant qui draguait une grosse blonde dans le film éponyme, le vieux gros qu’on n’arrive pas à imaginer jeune et qui joue des rôles des vieux gros dans les films d’auteurs de l’Angleterre du Nord (le genre de film que tu regardes en gardant ton manteau tellement il y a l’air d’y avoir des courants d’air dans les rues des villes de banlieues là bas), il y a la fille asiatique qu’on a adoré dans le rôle de cyborg (elle ou une de ses soeurs, car je cite le film : »elles ont toutes les même visage »), le bogoss qui a adoré sur l’affiche de la Momie (qu’on aura pas été voir) et tous les autres qu’on a adoré dans Mamma Mia (notamment Susan Sarandon, qui était toute aussi impressionnante dans Alien). Et j’oubliais le méchant de Matrix et de MIB.

Bref, grands acteurs donc dans une petite merde sucrée à la morale judéo-chrétienne, qu’on ne manquera pas de piétiner à la sortie.

Parce qu’un peu gras il faut bien le dire, le film. Protéiforme qu’on dirait dans d’autres sphères hein ? Une histoire creuse, c’est nul. 5 histoires creuses filmées de façon linéaire avec un budget de pharaon, c’est risible. Si on ajoute le fait qu’ils s’y soient mis à trois pour démouler cet étron cinématographique,  on n’est pas loin de penser à une touze scatophile.

Advertisements