kimura

J’étais à Charles de Gaulle, à un terminal de lui.
Autour de moi, des couples qui me semblait tenir n’ont pas tenu. Je pars dans les volcans.
Tour de van prévu, revoir le garçon que j’avais embrassé il y a deux ans. L’avais même… Sur la piste. Indicible sans encore une fois parler rectum.

Je sais que ces voyages sont l’occasion pour moi d’écouter des chansons tristes et de penser – à toi. Je t’ai trainé à Bangkok, dans le Tarn, à Montpellier, je veux bien t’emmener mon démon. Et tenter t’immoler mollement – qui prend deux l – dans un puis on revient on oublie on a bien fait hein ?

J’apprends à diluer sinon mon foutre mais les choses d’amour que j’avais à te consacrer avec d’autres. J’ai congédié les amants temporaires avant le départ. Le démon prend la place.

On a bien fait me dis-J., me répèté-je. J’ai mené les chèvres brouter, j’ai descendu le Gardon en canoé, j’ai longé les Tarn et les Jonte dans les cailloux. Tout ça, l’aurais-tu fais loin de toute connexion wifi pour ton iPad ? Je cherche ce qui nous différenciais. J’ai ce goût pour l’aventure pour la nature que tu n’as pas. J’ai ce goût pour nous, que tu n’as plus.

On était mieux à trois qu’à deux, c’est sûr, c’est excitant les hommes mal mariés.

Je lui disais que mon blog n’était qu’un tissu abscons souillé par la turpitude de la vie – peut-être en des termes différents. Ce journal devient presque compréhensible. Il prend sens quand je n’ai plus l’esprit à poétiser ma vie.

J’adore les adieux. Et je m’en suis privé en te congédiant.

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