bonheur

Je n’avais pas été exposé au bonheur de l’autre, dans l’autre devrais-je dire, dans les yeux qui brillent.
Penser que je peux être pour un peu de la cause de ça me rend perplexe.
Il, 22 ans, n’assume pas sa sexualité. La soirée dans le marais hier soir était une première. S’y balader me fait l’effet d’un pèlerinage sur le lieu de mes amours passés. Combien de fois ai-je observé, plein de prétention, la ronde des corps à la recherche d’un autre. J’avais oublié que l’on pouvait avoir du plaisir à s’y frayer un chemin.
Il sourit, il est détendu, il parle sans timidité de lui, il regarde, embrasse, touche. Je m’amuse à l’observer.
Depuis quand n’ai-je pas ressenti cette douce ivresse qui fait de situations banales une exaltation inespérée.
Avant, j’étais ça. Maintenant, j’ai un travail, je vis en banlieue dans un appartement qui me paraît trop petit, je me plains de mes impôts et du reste. Je rentre chez mes parents voter.
Je ne m’en fous plus. Et ça m’emmerde.
Envie de fuir et changer de longitude.

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