iceland express

Excuse-me, my wife is afraid… Are  there Two pilots on this flight ?
Regard perplexe du stewart. Yes, of course.
Je n’aime pas l’avion. C’est physiologique. Une histoire d’oreille interne. Je crois que le monsieur qui fait les moules en plâtre des bébés en devenir a râté mon moule. Il a oublié le petit trou qui régule la différence de pression entre la cavité interne et l’extérieur. Ma tête semble exploser à chacun des aterrissages. Mon cerveau se répand en une confiture de synapses sur le tarmac.
Je n’aime pas l’avion. Mais j’aime la confiture.
Il y a deux heures de décallage entre l’Islande et la France. Je remonte le temps, et par là-même, vais manquer l’anniversaire du Coréen. Je serais en haut, au-dessus de la mer de la Manche, par là.
S’il y avait une place du mort, dans les avions, ce serait ma place. A1. Je vois les petites lumières du tableau de bord. Si nous nous écrasons, j’imagine que je vais subir la compression de l’impact avant le siège B1.
Je repense à cette dame qui voudrait s’assurer de la composition de l’équipage. Nous volons à plusieurs mlliers de kilomètres d’altitude, dans une coquille d’aluminium qui a tout de la canette de coca. Si j’étais la dame, j’aurais demandé : Excuse-me, i’m a bit afraid. Are you sure of your physics ? Steel can fly, cant’t it ?
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3 réflexions sur “iceland express

  1. nicolas says:

    14 avril 1912, 23h50, quelques milliers de kilomètres au large de l’Islande :

    Président de la White Star Line : – Mais ce paquebot ne peut PAS couler !

    Concepteur du Titanic : – Il est fait d’acier, Monsieur, je vous assure qu’il peut couler, et il coulera. C’est une certitude mathématique.

    Bon voyage et bon retour ;c)

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