de n’être jamais

à force de n’être jamais seule, elle ne se connaît pas elle-même, me dit-il sur un ton dont la présomption cachait, semble-t-il, le désir de plaire, ou la peur de se montrer – trop.

je n’aime pas être seul, mes périodes de célibat ont souvent une durée négative. et je ne me connais pas. ou trop. les relations intellectuelles, ça fatigue les synapses.

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Une réflexion sur “de n’être jamais

  1. il says:

    peur de se montrer, assurément. il a l’air de vouloir se montrer fort, sans failles. c’est la preuve qu’il en a. qu’il les cache. quels idiots ceux-là qui se promènent en armure, ne savent pas baisser le bouclier quand il serait opportun, qui semblent prêt à l’attaque alors qu’ils n’ont pas d’adversaire en face. juste quelqu’un de sincère, de vulnérable. ce qu’ils sont mais ne savent plus montrer.
    être seul, c’est son créneau, il le chante, le crie, le place sur un piédestal qu’il essaie de vendre comme à un télé achat. mais ne s’est il pas coupé du monde ? muraille imprenable. inaccessible.
    est il présomptueux ? ou bien livre-t-il une clé ?
    les relations intellectuelles, c’est inutilement compliqué.

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