Camden.

Jour de rotation au Generator. La jolie blonde est remplacée par Paul, New Zélandais, aux questions qui fusent et qui essoufflent mon anglais.

J’ai bien cru que mon voisin de lit superposé se masturbait alors que je rentrais très tôt ce matin. Je n’avais pas vu sa tête, jusqu’alors, je l’imaginais jeune et gay, et sa tête apparaîtrait, et il me ferait une fellation sans dire un mot. Le fantasme a cinquante ans, j’ai pu l’observer ce matin à l’élasticité de ces muscles fessiers qui s’agitaient alors qu’il pliait ces affaires. J’ai vomi intérieurement.

Ce soir, je suis partagé entre deux idées. Rester à l’auberge et lire la suite du roman trouvé hier à la librairie gay d’à côté (Gay’s the word) – une histoire degarçon qui se fait traiter de fiote parce qu’il a aidé un adversaire au basket et qu’il ne l’a pas quitté des yeux – ou bien tenter de nouveau la dragouille dans les bars londoniens. C’est plus dur qu’en France. Quelles que soient mes fringues, je me sens étranger.

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