Bobines Tesla, Palais de Tokyo.

Ce lieu de Paris résonne en ma carcasse d’ex-provincial comme le lieu de mon enfance, la cuisine à la proust, odeurs de cons fruités en forme de murs à la chaux, blanchis, infarcis.

Les expositions du moment sont vouées aux champs supposément magnétiques, qui font de cette carcasse une cage de Faraday. Oh oui, je me laissais transpercer déflorer perforer par les courants, de Foucault, qui me font les cheveux sur la tête tous collés !

Je vois cette table volante. C’est super marrant (je le dis dans la vidéo).

Il y a aussi un projecteur de lumière et un mur qui, sur le trajet lumineux, diffuse une lumière en forme d’interrupteur. La bandante mise en abyme, que je découvrais elles aussi enfant (la bandaison et l’abîme castratoire).

Les grandes salles, le béton, la sensation d’être protégé et libre. Sentiment équivalent à celui ressenti par moi et mes petites voitures, cachés sous le lit une place par la housse de couette Simpson. Certaines de ces Majorettes décolaient et atterrissaient au bord du lit, hélicoptères. Une navette d’un genre… Vert, (dé)posée au sommet du Palais.

Il y a des parapluies électriques, des antennes Tesla comme dans Command & Conquer : Alerte Rouge sur Playstation, ou comme dans cet épisode d’X-Files de la sixième saison, ma préférée, quand Mulder traverse les USA accompagné d’un fou qui doit rouler cers l’ouest au risque de voir sa tête explosée. Cela est dit.

Mais surtout, il y a l’expérience de l’électricité, dans une salle immense ou dépossédé de ses propres reliquats électroniques, le corps redécouvre l’Electricité. Il en vomit, et raisonne.

Gakona, au Palais de Tokyo, jusqu’au 5 mai. 4,5 €.

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