En attendant Godot, à l’Athénée.

J’ai lu le théâtre de Beckett avant l’avoir vu. Je me rappelle, la première fois, j’étais en première. M. Uribe nous avait montré une version avec Rufus dans le rôle de Vladimir, je crois.

Je n’avais pas compris que  Vladimir était incontinent. Je ne faisais que peu la différence entre Vladimir et Estragon. Lequel des deux était handicapé social. Je ne savais pas.

La mise en scène est une lecture. Les bonnes mises en scène sont celles des bons lecteurs. Je dois avouer que, sorti de celle-ci, je crois avoir compris tout  « En attendant Godot ». Toutes les répliques qui me semblaient absconses, que je n’avais su lire, lui, Bernard Levy, le garçon qui boite un peu et qui est venu salué avec ses comédiens pour cette première, nous la fait lire. Comme il faut lire Beckett.

En commençant par les mots. En terminant par Rideau.

Exceptionnel.

Au théâtre Louis-Jouvet, 24€, dans la corbeille.

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