Gran Torino, de Clint Eastwood.

J’ai aimé.

Oui, le schéma du film est prévisible, la chute cousue de fil blanc, les blagues racistes et les situations répétitives. Mais à aucun moment on s’ennuie.

Il faut dire qu’il est tellement rare de voir un film américain D’Américains. Visage de l’Amérique, celle des banlieues noyées dans le chômage et les gangs. Fantasme de l’Amérique, la rédemption des conflits passés par la main tendue aux enfants des patries exterminées. Cynisme truculent du vieillard bardé de ses insignes de consommation et ses insultes de vétéran.

Je me rappelle de Clint E., Walt dans le film, sortant de son pick-up et s’adressant au chien de cette façon : C’est la dernière fois. Oui, c’est peut-être le dernier. Film.

De plus, le chinois du film est super mignon. Et les quelques références aux opus de jeunesse de Clint, tout du moins ceux que je suppose (L’inspecteur Harry me semble-t-il), sont délicieux et d’une ironie formidable (quel autre épithète).

Publicités

2 réflexions sur “Gran Torino, de Clint Eastwood.

  1. Oui. Comme quoi ce n’est pas de faire appel à des clichés qui tue un film, mais bien la façon de filmer.

    Le grommellement d’Eastwood bouche fermée est impressionnant.

    Je n’arrive pas à croire qu’une famille normale laisserait sa fille aller le nombril à l’air à un enterrement. Ils ont un peu exagéré, il me semble.

Les commentaires sont fermés.