Beautiful Thing, au XXeme théâtre.

Sinon de très beaux garçons, dont l’amant de la mère vraiment tordant, voici une oeuvre dont le thème et les aspirations ont un peu vieilli. Même si on peut certainement adapter la situation de ces deux gamins qui se découvrent pédés à celle que doivent vivre quelques queers en baskets des « tours », le décalage entre la réalité d’une pièce qu’on a dû dire « actuelle » à sa sortie et l’actualité présente, celle d’internet, de planexpress et des escorts mineurs, est flagrant. Les pédés, ça ne fonctionne plus comme cela. Ce qui reste est sans aucun doute mignon. Et les vannes sont fleuries.

Bref, Beautiful Thing n’est pas le Cid.

Quant au jeu et au décor, je me laisserai toujours surprendre par la magie du théâtre. En dehors du côté pompeux de cette expression, c’est tout de même génial de transformer les planches d’un théâtre en un balcon de HLM, de jour et de nuit, juste avec trois portes et des jeux de lumière avec des néons. Ca me fascine encore.

Je retiendrai aussi le rôle de la FAP misérable et sans ami, qui regrette avoir quitté l’école et s’ennuie au balcon de son taudis.

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