On va tous mourir et autres saynètes désopilantes, d’Olivier Benaddi.

Ca commence mal, comme une kermesse d’étudiants d’IUT Informatique qui ont réuni leurs copains. Et puis, il y a un petit truc qui prend. Un très beau garçon, c’est souvent. Nicolas de Canteloube. Il est châtain clair, habillé en marin, et joue la marionnette sarcastique à la voix suraigue que mime un ventriloque qui perd ses (son) moyens. Il y  a aussi cette scène absurde de copains qui se rencontrent sans se connaître, et sans se reconnaître partagent tant bien que très mal leurs non-souvenirs. La parodie désopilante de Macha Béranger, dans un pastiche qui s’installe dans un coin de la scène, une émission de radio au slogan éloquent :  » Vous êtes au bord du gouffre. Ne vous inquiétez pas. Nous sommes là pour vous aider à faire le premier pas   » (sic de mémoire).

Des comédiens bons, tous, qui m’amusent, et beaux, au fond quelques références cinématographiques et forcément détournées. C’est facile, et ça m’a fait rire.

Et bien sûr,Frank Sinatra.

C’est la première fois que je vais au théâtre voir une pièce pour son titre. Je ne regrette pas. La blanche hors de prix consommée avec ma blonde amoureuse, en face du théâtre,  fut le point fini final ultime magnifique. Qu’il est bon fuir dans la nuit, et se dire, se répéter, on va tous mourir. Parce que hein.

12€, au Théâtre de Nesle, Paris VI.

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Une réflexion sur “On va tous mourir et autres saynètes désopilantes, d’Olivier Benaddi.

  1. Tant pis si mon anonymat se trouve anéanti, je prends ce risque. Je voulais vous dire combien j’ai trouvé notre entretien lumineux ( un peu désabusé aussi, mais bon…) et comme j’ai été heureuse de vous retrouver après une absence qui m’a semblée si longue. Merci encore pour votre généreuse invitation, et pour la si délicate formule qui, dans le présent article, qualifie votre interlocutrice, mon quart d’heure de gloire en somme… Ce soir, hélas, des devoirs me retiennent, le dépeupleur se passera de moi. A bientôt.

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