L’heure du loup, d’Ingmar Bergman.

Je n’ai pas trouvé l’image avec laquelle je comptais illustrer l’article. La scène la plus belle que j’aie vue de toute ma vie, c’est mignon, hein ? L’homme est maquillé par un vieux monsieur, puis mené à la rencontre de son ancienne amante. C’est en noir et blanc, le rouge-à-lèvre de l’homme est donc noir, et les pigeons à tire-d’ailes. Couloir de pierre. Impressionnant.

Sinon, plein de choses à dire sur ce film dont je suis incapable de parler, parce qu’il me faudrait le revoir. Je pensais aux couples et à l’empathie funeste qui en anime beaucoup. Au fait que cette empathie dégueulasse est ce qui fait d’une homme ordinaire un artiste. Et que, par là, il faut tuer tous les artistes. Je vais faire un groupe Facebook, il n’y a plus que ça (c’est la blague du moment, elle devait apparaître ici).

Je pense à Jeanne Balibar. Difficile de se séparer de l’image d’un corps exsangue, lacéré par du Nutella.

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