Acadomia et la croyance.

Acadomia croit au potentiel de chaque enfant, la publicité le dit. Celle-ci met un scène un enfant qui dit à sa mère avoir vu un lapin grand comme elle, et un chat au sourire bizarre.

 

Le sourire bizarre, aux lèvres, je ne peux réprimer.

Tout d’abord parce que je hais profondément cette entreprise aux publicités mensongères, dont le système économique repose avant tout sur les réductions d’impôts, et qu’elle rafle ainsi, à chaque heure de cours, la moitié de la mise (i.e. chaque heure de cours facturée 38€ à la famille dont seulement 18 sont versés au professeur, en laissant croire à la famille que le professeur est payé par Acadomia, alors que c’est bien la famille l’employeur.). Un système économique qui repose sur des réductions d’impôts, c’est permettre aux riches d’accéder à plus de services et encore accélérer le nivellement éducatif de la population.

Mais ce qui fait tout le cynisme de cette propagande est le choix du personnage en devenir, Lewis Caroll, mathématicien célèbre pour ces problèmes de logique et écrivain pour petites filles. Des petites filles, Lewis en a aimé plusieurs, dont l’amour qu’on dira platonique qu’il ressentit pour l’une – Alice – lui inspira le roman éponyme.

De cette idylle impossible, improbable et ridicule selon les proche de L.C., on retrouva des photographies :

 

Alice Liddell, par Lewis Caroll
Alice Liddell, par Lewis Caroll

Lewis Caroll, comme Acadomia, croit au potentiel de chaque enfant. Surtout quand on sait que les méthodes de recrutement de ces entreprises permettent qu’un parfait inconnu débraque dans une famille, sans que la famille soit présente avec l’enfant ou l’adolescent. Une enquête journalistique (voir ci-dessous) avait indiqué les failles de ce système, avec lequel les pouvoir publics sont indirectement complices, sans que ceux-là légifèrent. Un fait divers, viol ou autre, devrait activer l’affaire, je l’espère.

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Une réflexion sur “Acadomia et la croyance.

  1. Leur slogan, qui s’affiche à longueur de rames de métro, laisse aussi entendre que dans l’éducation nationale, on ne croit pas au potentiel de chaque enfant. Ou qu’on s’en fout.

    J’ai parfois l’impression que certains de mes élèves prennent plus au sérieux leurs cours particuliers que les miens… Peut-être parce que je reviens moins cher, qui sait ?

    PS : Tu m’apprends que Carroll avait été mathématicien… En même temps, ça ne m’étonne guère : il était largement assez barge pour être prof de maths…

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