Taxi dans la nuit, taxi dans Paris.

– Et là, on est où ?

– Bastille.

– Et là ?

– Saint Jacques.

– Non, onze yeuros. Je souis passé pale pont d’Australiz pace quya des travaux.

J’ai pris le taxi, à Paris. De La Bellevilloise jusqu’à Censier. Je suis Vincent Lindon dans La Moustache d’E. Carrère, et je vais chez mes parents, et eux, disparus. Je suis F. Luchini dans Paris de C. Klapisch, le regard perdu dans les arches du pont Marie, et cette étudiante qu’il baisa. Je suis Valeria Bruni Tedeschi dans actrices et je rejoins l’île de la Cité, et m’y jeter.

Le taxi, symbole suprême, comme un adoubement de ma nouvelle vie parisienne. Pendant un quart d’heure, je m’y suis cru, comme dirait mon père.

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Une réflexion sur “Taxi dans la nuit, taxi dans Paris.

  1. Un « adoubement de nouvelle vie francilienne », ça serait plutôt un RER qui pue la pisse, mais ça passe moins bien au cinéma.

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