Syngué sabour, pierre de patience, d’Atiq Rahimi.

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Pendant que Matoo teste les prix France Culture, je me suis surpris commander un livre, quelques secondes après que j’ai lu cet article de Journal d’une lectrice.

La pierre qui donna le titre au roman serait celle autour de laquelle s’établit la procession des fidèles musulmans, pendant Aïd el-Kébir, la fête du sacrifice du mouton. C’est, selon l’auteur, une pierre pour tous les malheureux de la terre, on lui dit ses secrets jusqu’à ce qu’elle se brise. Je n’ai trouvé aucune référence similaire sur internet, juste le fait que la pierre noire – la Ka’Ba – est le cadeau de Dieu fait à Ibrahim.

Dans le livre, la femme raconte ses secrets de femme à son homme, sa pierre de patience, qu’elle a déposée dans son écrin de nippes, lit de convalescence, en temps de guerre civile.

Le livre est construit à la manière cette marche cyclique, faite d’allers et retours de la femme au chevet de son mari malade, de l’amant adolescent au creux des cuisses de celle qui vend sa chair, du goutte à goutte de la perfusion qu’il faut changer tous les deux jours. L’écriture est nette, pas de mots en trop, les personnages se déplacent, se posent, parlent, et sortent. Ce ne sont presque que didascalies qui encadrent un monologue .

Parfois, un souvenir de la femme musulmane intervient, et d’autres personnages plus frais que ces deux-là animent le récit.

Je n’ai pas trop aimé. C’est bof, comme la plupart des quelques romans de sortie de plage (euh, de rentrée littéraire) que j’ai pu lire ces dernières années. Ca se lit vite, format 120 pages, oui, c’est une musulmane qui se masturbe et qui parle de cul, et après ?

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