La belle personne, de Christophe Honoré.

Pour commencer, je me demande comment des garçons comme C. Honoré parviennent à lever des fonds et brûler de la pellicule pour faire des films de télé qui passent au cinéma. J’ai des amis qui ont aimé, je ne peux donc pas ouvertement déverser mon fiel sur cette dégueulasserie qui se veut cinéma, mais si par hasard un éventuel spectateur désirerait économiser quelques deniers de sa monnaie unique, qu’il se rende sur l’excellent site d’Arte, proposant de la VOD gratuite.

Il pourra visionner La Belle Personne gratuitement.

Sérieusement, je n’y crois pas une seconde, à la Belle personne. Un film qui raconte des histoires d’ados dans un lycée du XVI, loin des noirs, des parents divorcés, des profs dépressifs, des locaux à refaire. Ca me donnerait presque envie de vomir. Qu’on me les montre, tout d’abord, les profs de 30 ans dans ces établissements. Pour commencer.

Pour finir, enfin car il ne faudrait pas en dire plus que ce que j’ai pu dire sur les chef-d’oeuvres d’hier, un film qui pourrait commencer 15 min après le début sans que cela gêne à sa compréhension, c’est un mauvais film.

Tout ça n’est pas très clair, pas très argumenté, et j’ai pas envie. J’ai même pas envie de mettre d’images, il y en plein qui dégoulinent des arbres, dans la rue.

Et oui, je suis frustré, car pendant que Louis Garrel comédien joue au prof d’Italien… J’ai dit que je n’en parlerai pas.

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5 réflexions sur “La belle personne, de Christophe Honoré.

  1. Ninon Titac says:

    Au fond je suis bien d’accord avec toi, seulement mon pauvre esprit critique se trouve tout bouleversé dès que la silhouette de Louis Garrel vient s’mprimer sur ma rétine. Il est vrai que chaque film d’Honoré est un peu plus agaçant que le précedent. Je serais curieuse de savoir ce que tu penses de « Dans Paris » et des « Chansons d’amour », si toutefois tu les as vus. Ne te gêne donc surtout pas pour déverser ta haine sur ce téléfilm, car telle est sa nature, on ne pouvait donc pas raisonnablement en attendre grand chose… (mais n’oublie pas que, si nous apprécions les avis tranchés, il existe pour toute chose deux perspectives. Ne t’es-tu jamais dit que tu aurais très bien pu adorer ce film ? Cette petite scène entre la prof d’histoire et Henri, atrocement mal jouée, semble avoir été écrite à destination des critiques, notamment les plus virulents.) Je regrette donc mon manque de discernement, ainsi que ma lâcheté flagrante, puisque je dois bien avouer que je serai au premier rang pour voir Louis sauver son frère du suicide, se jeter dans la seine, courir dans Paris, chanter, enterrer sa copine, embrasser des garçons, boire de la vodka, parler italien et circuler sur la ligne 6 du métro de la station « quai de la gare » à « Passy », dès que sortira le prochain Honoré. Et je dis merci à ma carte UGC. Je suis lâche, oui je sais…

    Pour terminer, je t’annonce officiellement que je continue le théâtre. Si pour jouer à vos côtés je dois supporter la transparence d’Olivia, je le ferai…

  2. Parapluie says:

    Je suis sûre qu’Olivia transformera cette transparence en une opacité terne et ineffante.
    Je viens de rougir, me dire que tu me lis…
    Bref. C’est très mal joué, hier, j’ai regardé un petit bout avec Jérémy. Certaines scènes mériteraient d’être rejouées, on entend même une hésitation dans la voix de l’héroïne à un moment… Amusant. Désespérant. Je ne sais que dire, sinon que, je suis étonné par ta mémoire des répliques.
    Et ce louis garel en prof d’italien, il aurait fallu qu’il soit bon pour que ça marche…

  3. juan says:

    Haha je tombe sur cette « critique » par hasard et vraiment les bras m’en tombent, quels préjugés, quel manque d’objectivité, pas nécessairement envers le film, mais en général! Alors c’est donc ça: si on habite le XVIème, on n’a pas d’âme, pas de problèmes, pas d’angoisse, pas d’histoire, pas de coeur? Mais c’est un milieu social comme un autre, ni plus ni moins intéressant, mais avec ses particularités, et surtout pas moins réel, mes chers. Dans les dorures et malgré les codes bourgeois, il y a aussi des parents divorcés, des noirs, des profs dépressifs. Derrière les apparences, les mêmes problèmes que tout le monde. Enfin presque, parce que je ne vais pas, pour vous rappeller que les habitants du XVI sont des humains comme les autres, nier, bien évidemment, qu’y souffrir est sans nul doute plus confortable que dans une cité. Évidemment! Mais de là à cracher sur le XVI pour le plaisir de le faire, sous prétexte de critiquer un film, bof bof hein?
    Pour finir, il me semble que transoper l’intrigue de la Princesse de Clèves de la cour d’Henri II à celle d’un lycée bourgeois ne me parait pas trop illogique, si?
    Enfin bref ce n’est pas important, mais j’aurais bien aimé une critique plus constructive de ce film, même si négative 🙂

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