Le cauchemar de Dracula et La mariée était en noir.

Hier, Dracula au Grand Action, bien entendu complètement vide, et La mariée était en noir, à la Filmothèque, dans une salle presque comble. Deux cinémas dont la devanture arbore le stickers « Art et essai ». Persiste une question, concernant le Grand Action : où ont-ils trouvé les fonds pour refaire en mosaïque noire l’intégralité de leurs chiottes ?

Dracula, c’est bien, et quand je pense à la quantité de trucs qui ont été enfantés à partir de cette oeuvre… Prenez Buffy contre les Vampires : le planté de pieu est toujours précédé d’un peu de karaté. Ce qui n’est pas le cas dans Dracula. Le planté de pieu est rituel, lent, fait d’une succession de gros plans sur la plantée et de plans d’ensemble sur le planteur, pour un final souvent disimulé par un rictus de douleur en très gros plan, ou un cri, strident. Pas de rituel chez Buffy, sinon le karaté. 

 

 

 

La mariée était en noir, c’est bien. Ce film a inspiré Tarantino pour son Kill Bill, les deux oeuvres contant le périple assassin et vengeur d’une veuve blonde ayant vu mourir son mari à son mariage. Dans Truffaut, le rituel consiste en une prise de contact avec le salaud, l’héroïne (Jeanne Moreau) s’imprègnant de la vie de celui qu’elle hait, comme pour encore alourdir la main qui tuera ce prochain. Il y a cette scène de J.M. se faisant passer pour l’institutrice du gamin, dont elle assassinera le père quelques heures plus tard. 

Dans Tarantino, du karaté.

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