J’ai fini Molloy.

Est-ce à dire que je suis plus libre maintenant ? Je ne sais pas. J’apprendrai. Alors je rentrai dans la maison, et j’écrivis. Il est minuit. La pluie fouette les vitres. Il n’était pas minuit. Il ne pleuvait pas.

1947

J’ai fini Molloy et j’ai envie de pleurer. Il y a un parapluie dans Molloy, un qui justifie l’attente de celui en dessous. Quelqu’un arrive et l’autre fuit. Cette sympathie pour les parapluies. Je n’y croirais pas si j’en avais seulement, un peu, de sympathie, pour qui que ce soit, ma mère peut-être, qui m’envoya en début de soirée un SMS qui disait « drôle d’été, cet été 2008, tu ne trouves pas? ». Mais je n’éprouve pas de sympathie.

Et si j’étais capable de pleurer depuis la dernière fois qu’il est mort, alors oui, j’aurais pleuré.

C’est bien, Beckett.

Le reste est ludique. Ca vend du papier.

Il faut apprendre à se taire.

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