Extrait de Molloy, de Samuel Beckett.

Et chaque fois que je dis, Je me disais telle ou telle chose, ou que je parle d’une voix interne me disant, Molloy, et puis une belle phrase plus ou moins claire et simple, ou que je me trouve dans l’obligation de prêter aux tiers des paroles intelligibles, ou qu’à l’intention d’autrui il sort de ma propre bouche des sons articulés à peu près convenablement, je ne fais que me plier aux exigences d’une convention qui veut qu’on mente ou qu’on se taise.

C’est bien, Beckett.

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