Chris Garneau au théâtre de la Bastille

Je n’étais jamais allé à un concert de Nian-nian. Au pays des Nians-nians, il y a les James Blunt, les Jeff Buckley, les Raphaël.
Bref, les mecs à bonnets, slim et pédés comme des phoques qui chantent de la purée pour midinnettes trentenaires.

J’en suis, de celles-là. Je me James-Bluntise très régulièrement. Souvent le matin. Je fume, et buvant mon Prince Wladimir, je fais semblant de comprendre les paroles. Nonchalamment, je me dis que j’aime ces longs adverbes, que j’aime aussi mes ex, enfin non. Que j’aime le fait de penser à eux comme à des ex. Enfin ces trucs…

Mais de là à me déplacer, voire s’en gargariser virtuellement sur mon blog. Peur de quoi ? De dormir, d’avoir envie de cloper peut-être. Ca se danse pas, alors on fait quoi ? On écoute, et puis on applaudit. Quelle horreur.

Mais on m’a offert une place. Pour mercredi dernier. Et malgré nos acariens chéris, on s’est rendus au Théâtre Bastille, l’heureux donateur et moi-même.

Tout d’abord, cher Chris, il faut que tu le saches. Les mecs à slim ont un corps semblables à leur falzar, je veux dire… Mince. Ton postérieur est trop proéminent, cher, et l’erreur de goût est inesthétique au possible. A te la jouer bonnard de 15 ans dans les Inrocks, c’est je pense profondément choquant pour ton public de ne retrouver en live qu’un petit cochon. En slim. Et New Yorkais Mais un petit cochon.
Mais ta voix, mon cher Chris, ta voix. Et ce piano, les deux violloncellistes (Maï copaînes from NYC) , les private jokes à la fin, le jeu autour du complexe d’Alice. Mon dieu, seigneur. J’ai kiffé comme dirait Baudelaire.

Et oui. C’était bon. Et j’ai pleuré à chaudes larmes. Sur Relief, parce que, dans les paroles que je ne comprends pas, je voyais la mer, l’amitié, et un ami mort.

On ne se refait pas.

Parapluie.

Chez d’autres midinettes :
[Matoo][Freaky Doll][SLPLP]

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