Bruxelles, discrètement gay friendly

Le Lundi 3 Mars 2007,
A Bruxelles.

Cher D.,

Connais-tu Bruxelles ? Car les lieux à haute valeur culturelle ajoutée que nous visitâmes sont de ton orientation. Et la ville te plairait.
Nous y avons passé trois jours, hébergés en auberge de jeunesse pour 15€ la nuit (et par personne).
J’aime Bruxelles, j’aime les gens dedans le centre de la ville, j’aime l’absence de flics, j’aime la facilité et les cafés bons marchés. Ce voyage à Bruxelles m’a permis de comprendre ce à quoi faisait référence les gens de France qui se plaignent de la baisse de leur pouvoir d’achat. Sur la Grand Place, plein centre ville de Bruxelles, un coca-cola en terrasse ne coûte que deux euros et vingt cents. Un 106 m² rue de la plume, plein centre de Bruxelles coûte 760 euros, charges comprises. Pas de caution à payer, pas de fiches de paie à fournir, pas de mots des parents attestant de la propreté de leur enfant. C’en est dérangeant, pour moi qui désire l’année prochaine m’installer à Paris. A ce prix là, et dans un quartier équivalent, je ne peux qu’espérer un 25m².
Et le milieu gay à Bruxelles ? Très discret, il est composé d’une vingtaine de lieux très divers disséminés dans la capitale belge. Si nous avons choisi le séjour belge plutôt que néerlandais prévu au départ, en plus de l’aspect financier, c’est aussi par l’agguicheuse Gay Naked Party dont quelques blogs PD font l’éloge. Un dimanche par mois est organisé une sorte de joyeuse partie dans un club échangiste hétérosexuel les autres jours de la semaine. Ce club, le Cocoon (10€ l’entrée), est très grand, propre, bien décoré, l’accueil est (très) agréable (Ah, Marco, l’Albanie…) et les consommations peu chères (5,5 euros les whisky coca). Par contre, les garçons sont plutôt agés, même s’il y a moyen de s’amuser… Certains deuxièmes dimanches du mois, ce sont des Gay Young Nakes Party qui sont organisées… Ouvertes aux gays de 18 à 35 ans. Tout un programme.
Arrivé à Bruxelles, et si tu veux croiser quelques PD, je te conseille de te rendre au Page 69, une librairie PD au vendeur charmant qui nous a fourni une carte des lieux gays gratuitement. Il n’existe pas de guide gay belge.
Deux jours, c’est très court mais adéquat pour ne pas commencer à s’ennuyer. Bruxelles n’est pas une grande métropole à la façon Paris ou Londres, c’est plutôt un petit bourg aux banlieues non délaissées telles qu’elles peuvent l’être en notre capitale. Cela implique que les services ne sont pas tous regroupés en centre ville. Par exemple, le sauna Spades4our (10€ l’entrée), immense et très bien fréquenté (jamais vu autant de beaux gosses en une seule soirée) est situé à 20 minutes à pied du centre.
Le seul reproche est l’absence totale de prévention rupestre, et parfois de préservatifs accessibles en des lieux qui pourtant poussent aux vices.

A part le vent, vive Bruxelles.

Parapluie

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2 réflexions sur “Bruxelles, discrètement gay friendly

  1. D. says:

    Ca donne envie….
    vais-je retrouver foi en l’humanité grace aux belges ?

    D.

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