The one i love

A Saint Léger des Vignes
Le Vendredi 28 Septembre 2007.

L’amour, l’amour, l’amour,

Comment ai-je pu m’enfferer en ce lieu commun. Comment avons nous pu, mon cher Troy, toi et moi, deux individus assez équilibrés, si l’équilibre réside dans le minimum légal d’éducation légale, tomber amoureux ?

Je ne suis pas une adolescente de 16 ans. Les « Je t’aime, moi non plus », les « Tu veux sortir avec moi » ou encore les « je t’aime » caressés au fond de l’oreille ne me font plus bander. Bien que l’expression soit galvaudée, je ne crois pas en l’amour. Pas en ce marasme qui hante chaque chanson de la radio, qui s’étale au cinéma et se raconte sur un banc du lycée. Ce que je crus appeler « amour » n’était qu’une envie mystérieuse, un instinct naturel de conservation et de reproduction.

Car dire amour, c’est avant tout dire toujours. Dire Entier. Dire Unité. Qu’on employât amour à sa juste valeur et c’eût été le suicide des rimes faciles. Depuis un mois, entendre « je t’aime » dans la bouche d’un mortel me met mal à l’aise.

Dire « Amour », c’est dire « Eternité », « Bonheur » ou « Liberté ». S’ils existent, ne reste qu’à Dieu le loisir de les employer en connaissance de cause. Oh, je ne dis pas que je n’aime pas. J’aimais ma mère, alors en l’utérus, et puis je suis devenu un. Si elle était morte alors en cloque, je l’aurais acompagné six pieds sous terre. Parce que je l’aimais, nous étions un, liés à la vie et à la mort. Sans elle pas de moi. C’est l’amour, mon cher.

Alors j’avais l’indécence de lister ceux pour qui j’étais prêt à mourir. En vain. Mourrez donc,mes amis, mais je garderais la vie. Parce que je ne vous aime pas. Je me suis épris de vous, j’ai de l’intérêt et un plaisir immense à être à vos côtés. Mais quant à jouer avec les faux de l’Amour et vous méprendre, pas pour moi. J’apprécie la comédie quand elle est jouée par de bons comédiens.

Mais tout ceci n’est qu’un souci. De vocabulaire, à vrai dire. Quand d’autres me diraient je t’aime, il me dit « j’ai du goût pour vous ». Et alors, j’ai la chance d’apprendre à vivre.

So i keep taking care. But if you can’t understand, i am not going to die. I’ll merely… let it go.

See you my dear.

Parapluie.

PS : je pensais à mes anciens amants. La fausse bonne idée fut de croire les aimer. Il me le rendirent bien.

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Une réflexion sur “The one i love

  1. L’amour, ça sert à se sentir super fort quand on a l’impression d’être au-dessus de lui. Et pourtant…

    Je pense que tu es trop du genre à pleurer la nuit, au fond des sous-bois, et à déverser ta bile sur le papier sous forme d’encre, pour ne pas voir l’amour comme une sorte de passion qui te retourne le coeur et les tripes. Mais je peux me tromper 🙂

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