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Le cauchemar de Dracula et La mariée était en noir.

In Haïkuciné on septembre 5, 2008 at 11:19

Hier, Dracula au Grand Action, bien entendu complètement vide, et La mariée était en noir, à la Filmothèque, dans une salle presque comble. Deux cinémas dont la devanture arbore le stickers “Art et essai”. Persiste une question, concernant le Grand Action : où ont-ils trouvé les fonds pour refaire en mosaïque noire l’intégralité de leurs chiottes ?

Dracula, c’est bien, et quand je pense à la quantité de trucs qui ont été enfantés à partir de cette oeuvre… Prenez Buffy contre les Vampires : le planté de pieu est toujours précédé d’un peu de karaté. Ce qui n’est pas le cas dans Dracula. Le planté de pieu est rituel, lent, fait d’une succession de gros plans sur la plantée et de plans d’ensemble sur le planteur, pour un final souvent disimulé par un rictus de douleur en très gros plan, ou un cri, strident. Pas de rituel chez Buffy, sinon le karaté. 

 

 

 

La mariée était en noir, c’est bien. Ce film a inspiré Tarantino pour son Kill Bill, les deux oeuvres contant le périple assassin et vengeur d’une veuve blonde ayant vu mourir son mari à son mariage. Dans Truffaut, le rituel consiste en une prise de contact avec le salaud, l’héroïne (Jeanne Moreau) s’imprègnant de la vie de celui qu’elle hait, comme pour encore alourdir la main qui tuera ce prochain. Il y a cette scène de J.M. se faisant passer pour l’institutrice du gamin, dont elle assassinera le père quelques heures plus tard. 

Dans Tarantino, du karaté.

La Chambre Verte, Truffaut.

In Uncategorized on septembre 3, 2008 at 4:43

Sixième, en comptant Farenheit 451, que j’avais offert à Cristof.

Je ne peux pas écrire sur la Chambre Verte. Je n’ai écrit que sur la Chambre Verte.

Je crois que la mort, quand elle entre dans nos vies, marque les plus faibles d’une cicatrice, au fer blanc. Faire semblant après que tout aille bien, jusqu’à la fin, jusqu’à sa mort. Les hypocrites et les vivants sont les mêmes personnes.

Je suis de ceux-là. J’ai toujours pensé à la mort, et depuis que le garçon que je n’ai ni vu, ni connu, dont je ne connais pas même le nom, est mort, c’était pire.

Il y a des films qu’on ne peut faire qu’en ayant goûté à la mort. Qu’en ayant goûté au vide des boîtes aux lettres, au silence du téléphone, au siège de cinéma relevé à côté du sien.

Oh, je ne ne veux pas que tu meures.

La chambre est verte, le titre le dit. Le vert n’est-il pas la couleur de l’espoir ?

Combien de films ont dans le titre une chambre ?

Il arrive un âge où l’on connaît plus de morts que de vivants.

Je ne peux pas écrire sur la Chambre Verte. Je ne fais qu’écrire sur le Chambre Verte.

Pink Martini – La Soledad

Quatrième Truffaut.

In Haïkuciné on septembre 1, 2008 at 5:29

Truffaut n’aime pas les femmes. Toutes les figures féminines, sont emblématiques de la féminité tel que Truffaut la conçoit, ou tout du moins tel qu’il la met en scène : calculatrice, infidèle, vénale. Un dialogue entre Belmondo et Deneuve dans La Sirène du Mississipi, révèle ces véléïtés réductrices pour la nymphe : le mâle – castré par l’impossibilité de tuer sa maîtresse alors qu’elle l’a ruiné – mélange les pronoms et s’il emploie tu au début, c’est bien à la deuxième personne du pluriel que se termine la tirade outrageante, comme pour accuser toutes les femmes.

Truffaut n’aime pas les femmes. C’est un des fil rouges de cette mini-anthologie de quatre films. Me trompè-je ?

En revanche, Truffaut aime les enfants, filmer l’enfant dans son envie de bohème, qui se cache dans le jeu et dans l’insolence. Filmer l’adulte aussi, dans son souvenir de cette enfance.

Je lèche, je lâche, je lynche. Reste Je ne vois que La Nuit Américaine pour que Truffaut trouve le trampoling de mon estime.

En parlant de plaisirs buccaux, j’ai, néanmoins, apprécié Belmondo, surtout avec sa chemise cintrée. Sublime est l’érotisme de la nippe qui s’enroule, et frôle le sein et son muscle pectoral.

La Sirène du Mississipi, de F. Truffaut, à la Filmothèque (Paris V)

(A venir, dans ce cinéma, une rétrospective du cinéma américain des années 70)

Mon troisième Truffaut.

In Haïkuciné on août 27, 2008 at 10:22

Bof.

Le Jean-Pierre Léaud vieux, à l’arrogance insupportable et ses manières de petit bourgeois, n’a plus rien du Jean-Pierre Léaud des Quatre cents coups.

Un film comme une visite de la capitale des années 70 : l’arrivée du téléphone, la vie de quartier et d’immeuble, la mécanisation de la ménagère. Un film qui traite d’une banale relation de couple.

Un petit garçon porte mon prénom. Ca n’était jamais arrivé.

Le premier rang de la salle rouge transformé en hospice, avec cette fausse blonde de 70 ans qui n’arrête pas : elle rit à tout, à rien, c’est ridicule, et elle commente en direct à son mari, quand elle ne téléphone tout simplement les actions (“Ah, là elle va…). Mais je ne suis pas de ceux qui font “chut”. Je l’ai juste attendue à la sortie et tabassée. Il y a aussi, mais plus attendrissant, le vieux qui a un concert du poumon : quand il rit, on dirait l’orage. Mais comme il rit peu et à des endroits incompréhensibles, c’est si cocasse que je ne lui en veux pas.

Domicile Conjugal, de François Truffaut, à la Filmothèque (Paris V), dans le cadre de la rétrospective éponyme.

Mon deuxième truffaut.

In Haïkuciné on août 20, 2008 at 9:34
Jim, Jules, et Catherine.

Jim, Jules, et Catherine.

Le genre de films qui me font dire que certains de mes ex-petits amis étaient véritablement charmants. Quoique…

C’était bien. (Quel sentiment désagréable de voir des films que la Terre entière a commenté).

Jules et Jim, de F. Truffaut, à la Filmothèque, gratuit avec la carte UGC illimitée (19,80 €/mois)

Mon premier truffaut

In Haïkuciné on août 18, 2008 at 9:24

Alacrité visuelle.

Les bons films se reconnaissent-ils dans leur capacité de ne jamais vieillir ? Banalité, soit.

Les Quatre Cents Coups, de F. TRuffaut, dans le cadre de la rétrospective éponyme, à la Filmothèque (Paris V). Gratuit avec la carte UGC illimitée (19,80 €/mois)