Parapluie

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En attendant Godot, à l’Athénée.

In Uncategorized on mars 6, 2009 at 12:43

J’ai lu le théâtre de Beckett avant l’avoir vu. Je me rappelle, la première fois, j’étais en première. M. Uribe nous avait montré une version avec Rufus dans le rôle de Vladimir, je crois.

Je n’avais pas compris que  Vladimir était incontinent. Je ne faisais que peu la différence entre Vladimir et Estragon. Lequel des deux était handicapé social. Je ne savais pas.

La mise en scène est une lecture. Les bonnes mises en scène sont celles des bons lecteurs. Je dois avouer que, sorti de celle-ci, je crois avoir compris tout  “En attendant Godot”. Toutes les répliques qui me semblaient absconses, que je n’avais su lire, lui, Bernard Levy, le garçon qui boite un peu et qui est venu salué avec ses comédiens pour cette première, nous la fait lire. Comme il faut lire Beckett.

En commençant par les mots. En terminant par Rideau.

Exceptionnel.

Au théâtre Louis-Jouvet, 24€, dans la corbeille.

Music Hall, aux Bouffes du Nord.

In Uncategorized on février 5, 2009 at 1:37

Deux découvertes ce soir. Fanny A, en chair et en os, en voix et volutes, de fumées, de petite artiste faussement grandiose et fascinante. Grande. Ce qui se dit d’elle est vrai.

Mais quelle histoire ?!

Jean-Luc Lagarce, l’auteur, qui sent le Beckett. Je dois lire Lagarce.

Music Hall, mise en scène de Lambert Wilson, au Théâtre des Bouffes du Nord, 12€.

Beautiful Thing, au XXeme théâtre.

In Culturization, proloïtude on janvier 16, 2009 at 1:22

Sinon de très beaux garçons, dont l’amant de la mère vraiment tordant, voici une oeuvre dont le thème et les aspirations ont un peu vieilli. Même si on peut certainement adapter la situation de ces deux gamins qui se découvrent pédés à celle que doivent vivre quelques queers en baskets des “tours”, le décalage entre la réalité d’une pièce qu’on a dû dire “actuelle” à sa sortie et l’actualité présente, celle d’internet, de planexpress et des escorts mineurs, est flagrant. Les pédés, ça ne fonctionne plus comme cela. Ce qui reste est sans aucun doute mignon. Et les vannes sont fleuries.

Bref, Beautiful Thing n’est pas le Cid.

Quant au jeu et au décor, je me laisserai toujours surprendre par la magie du théâtre. En dehors du côté pompeux de cette expression, c’est tout de même génial de transformer les planches d’un théâtre en un balcon de HLM, de jour et de nuit, juste avec trois portes et des jeux de lumière avec des néons. Ca me fascine encore.

Je retiendrai aussi le rôle de la FAP misérable et sans ami, qui regrette avoir quitté l’école et s’ennuie au balcon de son taudis.

Le Dépeupleur, de Samuel Beckett, au Théâtre de la Colline.

In Uncategorized on décembre 17, 2008 at 11:54

Comment mettre en scène ce tube littéraire de Beckett, en forme de pied de nez à tout ceux qui disent son oeuvre incompréhensible ?

Le ton choisi par le comédien, Michel Didym, est celui d’un monsieur Loyal essoufflé, au ton sarcastique et impérieux. Le ton questionne le spectateur : est-il le bon, le ton, le ton est-il bon, comme lire l’indicible que S.B. s’est acharné à écrire ?

Je me la suis posée, quelques minutes, et je suis rentré dans le jeu. Du comédien. Je ne sais pas si j’ai aimé, j’ai redécouvert ce texte, c’est sûr. Pour le reste, subsistent quelques doutes.

13 €, au Théâtre de la Colline (XX)


On va tous mourir et autres saynètes désopilantes, d’Olivier Benaddi.

In Culturization on décembre 16, 2008 at 11:07

Ca commence mal, comme une kermesse d’étudiants d’IUT Informatique qui ont réuni leurs copains. Et puis, il y a un petit truc qui prend. Un très beau garçon, c’est souvent. Nicolas de Canteloube. Il est châtain clair, habillé en marin, et joue la marionnette sarcastique à la voix suraigue que mime un ventriloque qui perd ses (son) moyens. Il y  a aussi cette scène absurde de copains qui se rencontrent sans se connaître, et sans se reconnaître partagent tant bien que très mal leurs non-souvenirs. La parodie désopilante de Macha Béranger, dans un pastiche qui s’installe dans un coin de la scène, une émission de radio au slogan éloquent : ” Vous êtes au bord du gouffre. Ne vous inquiétez pas. Nous sommes là pour vous aider à faire le premier pas  ” (sic de mémoire).

Des comédiens bons, tous, qui m’amusent, et beaux, au fond quelques références cinématographiques et forcément détournées. C’est facile, et ça m’a fait rire.

Et bien sûr,Frank Sinatra.

C’est la première fois que je vais au théâtre voir une pièce pour son titre. Je ne regrette pas. La blanche hors de prix consommée avec ma blonde amoureuse, en face du théâtre,  fut le point fini final ultime magnifique. Qu’il est bon fuir dans la nuit, et se dire, se répéter, on va tous mourir. Parce que hein.

12€, au Théâtre de Nesle, Paris VI.

Fin de partie, au Théâtre de l’atelier.

In Uncategorized on décembre 3, 2008 at 1:13

Fin de partie.Je suis incapable de dire ce qui m’a manqué dans cette proposition. Tout y était, me semble-t-il, cette mise en abîme affreuse, les grandparents dans les poubelles, les deux petites lucarnes. L’absurde.

Etaient-ce ces deux vieux aussi âgés que leur jeu ? Les silences trop poussés, trop en quête de sens, ou le jeu bizarre de Berling ? Je ne sais pas. J’en saurai plus dans dix ans, quand j’en aurai plus lus et vues.

Quelques moments intenses. Le texte est pas mal, dira-t-on.

Fin de partie, de Samuel Beckett, au Théâtre de l’Atelier. 10 € pour les moins de 26 ans (se présenter à 20h, c’est à dire une heure avant le début du spectacle)

Elles me touchèrent l’organe génitif.

In Non classé on juillet 7, 2008 at 10:31

On se moque souvent de la valeur du génitif. Le génitif est spolié, réduit à l’état de fioritures évocatrices d’un contexte sémantique. Rien de plus.
Le génitif complète le nom, le soutient, veut ne faire qu’un avec lui. Un verre d’eau n’est pas le verre vide, et c’est faire preuve d’un pessimisme formidable que d’omettre le partitif. Le palais des Papes, c’est le palais des papes, et sans le génitif, qui eut pu savoir qu’on parlât du festival d’Avignon ?

Taire le génitif, et c’est l’omerta du sens, c’est le murmure des initiés.

On était au Palais hier, et vraiment, ce petit spectacle de Brook, j’en fus émerveillé.

Allons. Un peu de tenue. Avignon est inaccessible aux pauvres. Et Brook ne passe pas au palais, cette année, je crois.

Par contre, il y a du théâtre de rue à Nevers. Ah, le beau génitif ! Théâtre et rue mis en correspondance par cette sensuelle fonction grammaticale. Le théâtre et ses planches devient adhésif – et adessif, c’est entendu – de la rue et ses trottoirs. Qu’on foule les trottoirs et qu’on nous fasse du théâtre, c’est tentant. Mais qu’on ne se méprenne, c’est participer au viol collectif du génitifs que de voir le théâtre qu’on nous fait dans ces rues.
On place des chaises, un semblant de scène, et sur les planches adhésives se collent de petits théâtreux comme autant de mouches qui se prennent dans le papier tue-~.

Parfois, non.

Ce sont cinq putes, les petites dames de la rue aux Ouches, une rue de la ville des ducs. Elles avancent, en file qu’on dirait indienne, mais difficile d’employer l’épithète devant pareille apparition onirique. Elles tiennent un parapluie ouvert et couvert d’un long voile noir, qui descend juste en-dessous des genoux. Ce genou, ce mollet, et ces talons font qu’on dirait des femmes, identiques. Elles se postent aux quatre coins de la rue. Les quelques badauds qui s’étaient égarés, peut-être attirés par le rendez-vous donné dans le programme des Zaccros d’ma rue.

Nous sommes là.

Que faire. Attendre. Comme elles, le spectateur fait le trottoir. Le théâtre de rue. Il faut prendre le courage, à deux mains lever le voile pour se glisser avec elles dans la pénombre de leur antre. De cette même peur qui anime le jeune homme désirant perdre son pucelage avec ces dames en talon, le spectateur doit vaincre son statut d’anonyme et rencontrer l’artiste. La prostituée. Je ne sais plus. Elle-même, semblable à ses acolytes, nous expose son visage, ses rides, son haleine. Nos anonymats communiquent.

J’y vais. Je soulève la robe du parapluie. Je sens le tissu se refermer sur mes hanches. Un regard. Loin. Proche. Elle sourit. Je la fixe, ne la perdrai des yeux qu’à l’heure de ma fuite. Elle me parle. D’ami. De Souris. Qui rime avec ami. De ses seins que je touche, de son petit cri, pour la forme, parce qu’un femme doit être une citadelle, au moins quelques instants. Je pleure un peu. Je lui souris. Elle l’avait dit. Nous montons les escaliers. Elle dézippe, je dézippe, nous sortons nos agendas de souvenirs, nous les chiffonnons à la chaleur de nos passions, de notre étreinte éternellement fugace. Je la quitte, parce qu’elle ne dit plus rien. Seulement, je la laisse à d’autres.

J. et V. sont là. Ils ont eu la leur. On se les échange. On en parle entre deux passes. Nous perdons la crainte des premiers ébats, nous enchaînons les visites, parfois, avec la même. C’est bon.

Et disparaissent les femmes avec les premières lueurs. Théâtre de rue.

Rue des dames
Un spectacle créé par la Compagnie LA PASSANTE, à Toulouse.

Chez les autres :
[coccinelle]

Fragments, de Samuel Beckett,, mis en scène par P. Brook

In Non classé on avril 23, 2008 at 11:18

Cher Jérémy,

Je voulais voir ce que cela faisais de mettre en titre une de ses sorties culturelles, histoire de faire mousser, pleurer ou bander la petite vingtaine de pédé-lecteurs qui choient sur ce blog. C’est pas beau d’être jaloux !
Vois, par exemple, le stoïcisme avec lequel il me faut lire les quelques épisodes de la vie miaulante du plus célèbre des bloggeurs, quand monsieur raconte un jour ses sorties théâtre à la Comédie Française ou ses concerts par l’orchestre philharmonique viennois (comme le café, ça doit être gage de qualité !)

FUCK YOU !

Matoo n’est pas le seul pédé qui fasse des sorties super cultivisantes et intéressantes, de ces soirées dont on fait des articles que personne ne lit ! Moi, par exemple, ses articles, et bien je les évite. Oui, je lis le titre, et au fond de moi, je me dis “Oh mon beau salaud…”. DEpuis cette fois où j’ai appris qu’il avait été invité au concert de Chris Garneau, et bien, je fuis ce genre d’articles.

Bref. Beckett. Bouffes du Nord.
Si l’on fait abstraction du de la propension des sièges à 12 euros d’être situés derrière un mur ou un poteau, c’était très bien. Vraiment, chouette, les gens jouaient bien, le texte était connu par coeur, et tout le monde a applaudi à la fin. Peter Brook est un bon metteur en scène.
Ah !

Tu vois !

Moi aussi, je sais critiquer le théâtre parisien ! Fuck you (à prononcer à la façon Brian Kiney) !

A plus tard, et vive Samuel.

Parapluie

PS : Il y avait cette comédienne, une sorte de Jeanne Moreau en jeune et en vivante. Exceptionnelle.

Joël Pommerat : Les Marchands, à Gennevilliers.

In Non classé on février 8, 2008 at 12:18

Tellement déçu*.

[*]2h de discours indirect au théâtre fait l’effet d’un play back à la radio : c’est amusant au début, ennuyant par la suite, soporifique pour finir.

Tu te trompes

In Non classé on octobre 8, 2007 at 10:35
A Paris,
Dans le RER, un dimanche.

T. comme toi,

Comme mes mots te sont interdits, je te donne ceux des autres. Oh non, je ne suis pas heureux. Car privé d’espoir, mais pas désespéré. A ce sujet :

“On ne mérite nullement un privilège sur Terre et dans le Ciel lorsqu’on a mené sa chère petite douceur de mouton jusqu’à la perfection : on en continue pas moins à être au meilleur cas un cher petit mouton ridicule avec des cornes et rien de plus – en admettant même que l’on ne crève pas de vanité et que l’on ne provoque pas de scandale avec ses attitudes de juges.”

Don Juan
J’ai un ami qui dit que le dictionnaire est son premier livre de chevet.

A plus tard.

Parapluie.

"The Rocky Horror Picture Show" ou le cinéma participatif.

In Haïkuciné on septembre 24, 2007 at 7:29

A Paris,
Le Samedi 22 Septembre 2007.

Pascal,

qui doit tellement s’inquiéter à la vue de ces quelques éphèbes en bas résille et maquillés.

C’est juste le bouche à oreille, rien de plus… Car samedi soir, j’étais avec l’ami particulaire dans un cinéma du V. Il me convia à ce qu’il avait décrit comme une comédie musicale avec des fans qui y viennent déguisés. Autant dire que je ne savais rien de ce qui m’attendait.

Ce truc est d’une énergie incroyable. Ces “fans”, mais j’emploierais plus aisément le terme fanatiques, prennent le cinéma pour une scène de théâtre et font d’une comédie musicale cultissime un spectacle loufoque à l’humour gentiment graveleux. Les Sweet Transvestites connaissent par coeur le film, chaque petit détail que le lambda spectateur inculte que je suis n’eût pu apprécié lors d’un visionnage classique. Ils s’amusent de tout, transforment les dialogues, se jouent des ombres et des seconds plans, apprivoisent chacune des transitions d’une manière loufoque, parfois même poétique. Je ne regarderais plus jamais le générique de la 20th Century Fox de la même manière…

Le monsieur qui joue Frank a des jambes et des hanches aux saillances envoûtantes ce qui, tu en conviendras, n’était pas pour me déplaire. Bref, pour 7,80 euros, ces bénévoles offrent une représentation bien plus supérieure et sincère qu’un quelconque mauvais théâtre parisien, mais sans l’aval des chaînes de télévision. Il faut donc faire marcher le bouche à oreille !

Bien sûr, sur les quelques dix comédiens, certains sont plus ou moins bons, d’autres sont invisibles… Mais peu importe. Chacun transmet à son public l’énergie et la passion qu’il a pour l’oeuvre cinématographique parodiée et son esthétique envoutante (et oui, même le film est bon !)

Tous au Rocky Horror Picture Show !

Je te transmets deux photos. Sur l’une d’elle, on voit une scène jouée sur l’écran, et son subsitut en direct devant l’écran. L’autre photo, c’est pour t’indiquer la salle du Studio Galande. Toute petite salle qui est mis à mal lors de ces séances hebdomadaires. Car dans The Rocky Horror Picture Show, il y a deux mariages et un orage. Et pendant les mariages on jette du riz, et pendant les orages, de l’eau ! Ce qui fait, au final, un joyeux bordel !

Et que c’est bon, rire.

Parapluie.

Lettres sonores pour lecteurs muets : le p’tit air.

In Non classé on septembre 15, 2007 at 10:08

<a href=”http://oumdim.podemus.net/Audio/2004.04.09__un_ptit_air.mp3″><img src=”http://podemus.com/img/podcast-icon.gif” border=”0″ alt=”Podcast” /></a>

Le samedi 15 Septembre
A Saint Léger des Vignes.

Cher Pierre-Marie,

J’échoue pour l’instant dans ma quête de compagnons théâtralisables. Peut-être la peur.

Ca ne m’empêche pas d’écrire, de lire de belles lettres, d’embrasser de beaux pieds khâgneux. J’ai besoin de le crier, et ce me semble pour le moment suffisant d’utiliser les diverses blogosphères.

Je ne sais pas trop par quoi commencer. Par peut-être.

Une publication tous les dimanches. Mélanger créations et classiques, Beckett et Parapluie, Gide et Oum Dim… N’est-ce pas là faire preuve d’un manque exemplaire de modestie ?

Je ne sais pas.

Parapluie

Les Zaccros d’ma rue : 8ème festival des Arts de la Rue de Nevers

In Non classé on juillet 7, 2007 at 7:31
A Saint Léger des Vignes,
Le Samedi 7 juillet 2007.

Chère Liz,

J’espère que ce projet de première partie de Cristof GeRe va aboutir. Je sais que cette histoire de concert au Sentier des halles n’est, à l’heure actuelle, qu’à l’état d’embryon. Mais je ne peux m’empêcher de rêver à la perspective de vous voir tous deux sur scène. Une sorte de “Tribute to mes ex” à vrai dire… No comment.

Sinon, j’ai passé un week-end artistique, à Nevers. C’est comme à chaque Grand Prix de Formule 1 (proximité de MAgny-Cours oblige) le festival “ Les Zaccros d’ma rue “. C’est un festival consacré aux Arts de la rue.
Deux spectacles m’ont particulièrement touché. Tout d’abord, il y a Lukasz Areski. Il a été choisi à titre de Pratiques amateurs. C’est un manipulateur de bilboquets qui les fait s’animer et nous conter une histoire aux thèmes déjà vus et usés mais à l’esthétique “papier mâché” attachante. Destiné au jeune public, mon amie et moi avons accroché. Ma larme facile a même décollé autant que le petit oiseau en bois. C’est une histoire d’amour entre bilboquets très poétique. Je ne vous raconte la scène Olé Olé entre les deux morceaux de bois…
Le début du spectacle est particulièrement bien pensé. Une sorte de compte à rebours réalisé sur une ardoise. Très drôle.

La deuxième oeuvre est d’un autre ordre. C’est un des coup de pouces choisis par la directrice artistique Françoise Ducourtioux. Temps 1.0 est un spectacle utilisant des moyens numériques (vidéo et électroacoustique) pour nous emmener dans l’univers d’un danseur solitaire. Ce bonhomme en blanc fait son entrée en suivant son double vidéo. Sa posture est celle d’un marcheur en arrière. Imaginez filmer quelqu’un qui marche en arrière. Passez la vidéo à l’envers et vous obtenez le résultat de cette entrée.
L’utilisation de la vidéo, et la synchronisation intégrale de la danse avec le film fait de cet exercice scénique un terrible exercice de style. Un faux pas, une simple seconde d’avance ou de retard et la synchronisation est perdue. Hallucinant d’un point de vue visuel.
J’ai vu dans cette oeuvre une réflexion sur le temps qui passe, et qui malgré cette apparente continuité reste un cycle imparfait. Le danseur tourne en rond, mais jamais de la même façon. Il semble explorer par ses déplacements qui recoupent partiellement ceux de son double numérique des univers personnels et parallèles. Le fait que le danseur ait un petit cul formidable n’est pas pour déplaire au spectateur attentif que je suis.

C’est un grand plaisir de retrouver notre ville de lycée sous les couleurs de l’art actuel. Rencontrer des artistes lorsqu’on rêve soi-même de “remonter” sur les planches est un supplice délicieux. Sans doute la réussite à mon CAPES débridera ma soif d’aventure artistique.

Godot, nous voilà !

En tendant l’oreille aux petits déjeuners organisés par la production du festoche, j’ai découvert quelques ficelles qui sous-tendent ces évènements dont la presse nationale ne parle pas. Ainsi, j’ai appris que pour qu’un festival apparaisse dans le supplément Télérama, un directeur artistique devait débourser 2500 euros. La même chose dans Libération. Sache que les festivals qui investissent dans ce genre de com’ ne recherchent pas les spectateurs mais la légitimité journalistique dans la course aux subventions. Tendre un papier de Libé ou Télérama sous le nez d’un monsieur qui tient le chéquier fait apparemment fureur chez les dir’ com’. Cela me fait penser à ces marques de camemberts qui paient les enseignes de supermarché pour que leurs fromages puants soient placés à hauteur de la nez du client.
L’organisation du festival Les Zaccros refuse ce genre de pratique et préfère consacrer ses soutient financiers à la venue de grandes troupes. Question de point de vue. Voilà pourquoi peu de gens hors de la Bourgogne ont écho de ce festival. C’est assez triste.

Bref, super week-end ! A bientôt ma petite Liz, au plaisir de te revoir sur scène !

Parapluie.