Parapluie

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Sur le vomi.

In Darianism, Uncategorized on février 10, 2009 at 10:01

Une belle apologie de la vomitude publicitaire, de la condescendance dégueulasse et de ces gens qui s’étonnent encore qu’un dir com filme tout ce qu’il peut pour apâter le chaland.

Je hais l’Homme.

Par exemple, je parle de Pascal Duquenne, le trisomique devenur “de service” pour la marque de forfait qui l’emploie. Et je pense à tous ceux qui en profitent pour commenter et re-commenter cette différence qui les fait bander, mais que très vite, on trouve “presque normale”.

Ecoutez le ton de la journaliste, les mots choisis pour le commentaire. On croirait Jack Bauer en reportage dans une maternelle :

20 minutes de bonheur est dans Le Monde.

In Culturization on septembre 16, 2008 at 2:15

Une page complète, presque un hommage à ce reportage qui se voulait libre, sans prétention, en évitant la polémique, et tombé sous les menaces d’attaque en justice des protagonistes (i.e. Bataille et Fontaine). C’est dans cette optique, et dans l’oreille cette phrase d’Oren Nataf, l’un des réalisateurs :

J’ai vraiment besoin qu’il (ndb : le film) sorte pour passer à autre chose

que j’irai, demain, à l’Espace Saint Michel, seule salle à projeter ce documentaire. Un pèlerinage original dans un lieu d’art et d’essai, sur cette télévision que je ne regarde plus mais occupe et divertit 8 millions de Français chaque jour

Le coeur a ses raisons : Anne Dorval sans le maquillage !

In Uncategorized on mars 9, 2008 at 9:56
Dimanche 9 Mars 2007,
Sur un fauteuil, poupou.

Cher Jérémy,

Oui, je suis poupou*, mains néanmoins (oui, j’assume la double conjonction de coordination) j’écris (ou plutôt, je colle les photos, oh, ça oui) de ces gens qui ont hanté nos “café clope série” ces deux dernières semaines.
Anne Dorval
Mar Labrèche
Sophie Faucher
Michèle Deslauriers
Flatsy

Sont-elles belles ? Je pense sincèrement qu’Anne Dorval, la cultissime Criquette, a l’aura suffisante pour devenir une icône gay à côté de Madonna et Fanny Ardant. Tu trouveras d’ailleurs ci-dessous une interview d’Anne qui parle québécois (et sans sous-titre) :

A plus tard.

Parapluie

(*) : état végétatif.

Telepolis

In Haïkuciné on février 5, 2008 at 9:54


Déçu.

C’est quoi, le lobbying ?

In Non classé on octobre 3, 2007 at 8:24
envoyé par lilalilou

A Combs La Ville,
Le 03 octobre 2007.

Mon cher Nicolas,

Plus de nouvelle, bonne nouvelle.

Mais peu importe. Télespectateur du dimanche, tu as remarqué que Paul Amar squatte désormais la tranche horaire encore salutaire l’an dernier. Mais ils ont supprimé Arrêt Sur Images, ces “ILS” qu’on aimerait indéfinis, mais qui sont les patrons de chaînes publiques.

Plutôt que de revenir sur la polémique, je te propose de visiter ce nouveau site alterjournaliste. Il y a de grandes chances pour que tu aies déjà visionné la vidéo jointe. Je te précise que je suis au bord de m’indigner. C’est dire.

Et puis, on me vola mon antenne de Clio. Cela se passa à Nevers… Loin des banlieues malfamées que j’eus l’occasion de croiser sur la route. Bref, loin de la radio, loin de Sarkozy ! Je n’étais même pas au courant qu’il avait chapeauté sa succession à Neuilly. Cela valut bien un reportage sur l’édition de FRANCE 3 nationale. A quand un reportage sur la mairie de Nevers ? Ah ok, il y a moins de riches, moins d’anciens présidents dans les anciens notables locaux et c’est tellement plus loin des caméras centralisées des médias français ! Nous avons tout de même un ancien premier ministre dans la manche (ou plutôt dans la botte) !
Ah mince, il est suicidé…

Bref, tout cela m’inspire l’Islande. Les cervaux. Un chalet dans la neige. Et le silence.

Je t’embrasse.

Parapluie.

Sandrine Bonnaire aime sa soeur.

In Non classé on septembre 14, 2007 at 9:08

Le Vendredi 14 Septembre,
A Saint Léger des Vignes.

Cher Jeremie,

A deux doigts de m’indigner. Je viens de rentrer de Combs, et redécouvre la joie de la télévision en l’antre familière.

Celui qui alluma France Inter cette semaine sait que la Sandrine nationale – celle qui fait des films avec des gens tristes dedans et même que ça se finit mal à la fin, ou ça se finit pas, du genre Charles-Rémy ouvre la porte, et là le facteur passe, le sourire aux lèvres puis Générique de fin – Sandrine Bonnaire donc, dont je parlais avant la plus infâme des appositions de toutes nos correspondances réunies, a réalisé un téléfilm sur sa soeur autiste.
Tu le sais bien, je fais partie de ces gens branchés sur France Inter (je travaille pour l’Education Nationale, ce n’est pas pour rien). Alors quand je suis rentré ce soir et ai trouvé la mater larmoyante devant la déconfite Sandrine, cela me fendit le coeur. Puis j’entr’apreçus Mireille Dumas, et fus rassuré : elle lui demande si, selon elle, l’état de sa sœur est due à sa maladie ou à son enfermement en HP.
Cette pauvre dame, celle avec la sœur autiste (pas celle avec la même coiffure que Polnaref), lui répondit sans hésiter que ce sont les médicaments qui, plutôt que de canaliser la violence que l’autisme avait figé en sa sœur, l’avaient piégé dans le jeu des effets secondaires. Que si celle-ci n’avait plus conscience de son corps, c’était entièrement à cause des médicament qui se finissent en -ique qui, selon Docteur ès psycho, Sandrine Bobo, lui faisait passer sa tension de 12 à 8.
Du larmoyant à souhait. Cela me faisait penser à ces premiers physiciens, du temps d’Aristote, qui faisaient de la physique avec le cerveau plutôt qu’avec les mains. Selon eux, les choses fonctionnaient selon le sens commun. Ils ne pouvaient considérer qu’un phénomène dérogent à ce sacré sens commun. Pour exemple, les objets tombent tout simplement parce que toute chose tend à retourner d’où elle vient.
Sandrine s’affaira en direct à réaliser une jolie masturbation du sens commun. La ménagère de moins de cinquante ans, remuée par l’heure de reportage qui précédait, ne pouvait qu’adhérer à la thèse conspiratrice : les psys s’amusent à enfermer les dingues en HP pour les gonfler de médocs à s’en taper contre les murs.
Un psychiâtre était sur le plateau, représentant tout un corps de métier hyper-qualifié et diplômé, mais personne pour l’entendre. Les arguments scientifiques sont de piètres contrepoids face au levier des consciences bien pensantes.

Parce que c’est tellement mieux de se faire pisser les yeux devant une malade que c’est même notre faute si elle comme ça. Plutôt que d’imaginer que si ces gens sont “enfermés” dans des HP (qui ont le mérite d’exister, malgré parfois leurs allures carcérales), c’est que comme nos vieux dans les hospices, personne n’est à la hauteur de leur regard de personnes différentes.

Tu me rétorquerais que je n’ai pas vu le reportage. On y voit certainement Sandrine faire des mamours à soeurette qui, si le moment est bien choisi, bâve un peu. Je crois que la dernière image du reportage, qui a été rediffusée, résume toute l’horreur de la situation médiatique et aculturé de la société. On y voit une fille malade, qui, tout en regardant des images d’elle plus jeune en maillot de bain, pleure. Elle précise alors “Je pleure de joie”. C’était sans compter sur Mme Dumas de rétorquer que certainement ces larmes étaient l’expression d’une intense tristesse. Une autiste qui pleure de joie, ça n’existe pas, en tout cas dans les émissions de Dumas.

Le jour où mes chers concitoyens assumeront leur intelligence, apprenant que le bon sens n’est pas philosophique, que le sens commun n’est pas la voie de la raison, alors peut être laissera-t’on les malades se faire soigner, et les régimes spéciaux de retraite se réformer.

D’ici là, il y a dimanche, et Brigitte Fontaine à la Balle au Bond.

A dans deux jours, donc.

Parapluie.

Tribute to Arrêt Sur Images

In Non classé on juillet 1, 2007 at 10:11


A Choisy-Le-Roi,
Le Dimanche 1 Juillet.
C’est amusant, et suspect.
Parce que cher Daniel, vous êtes de nouveau la victime de la blogosphère. Non pas que c’est elle qui vous rend libre, mais elle amplifie, diffuse, transfigure les propos. Un licencié de plus à ajouter à la longue de ceux qui se sont exprimés par l’intermédiaire de leur propre tribune, petit balcon numérique sans trop d’actionnariat dans les fondations.
Vous savez, cela fait cinq ans que je regarde ASI. Tous les dimanches, je demande à mes parents de changer la chaine, de passer de TF1 à La Cinquième. Le père gueule souvent mais cède toujours. C’était le rituel sain, la seule émission de télévision que je regardais encore, parce qu’à travers le prisme de la télévision elle affichait le spectre de nos fantasmes et nos peurs. Alors c’est terminé. Ca me rend triste.
Je n’ai qu’à penser à la dernière émission. Vous y décryptez l’image de Sarkozy soit-disant bourré. Mais plutôt que de fantasmer la quantité d’alcool absorbée par notre président pendant le G8, ous précisez que le regard que l’on porte sur l’image est en partie orientée par le journaliste belge et son lancement subjectif :

D’ailleurs, les journalistes que votre équipe a contactés et qui ont assisté à cette conférence le disent tous : personne n’avait rien remarqué. Etaient présents près de 200 journalistes…
Vous avez, pendant dix ans, dénoncé quelques unes des fumisteries, des imprécisions volontaires ou non, quelques déviances et abus du quatrième pouvoir. J’ai placé quelques uns de mes extraits favoris en fin de cette correspondance.
Par votre licenciement, Patrick de Carolis signe la fin de la télévision en tant que contre-pouvoir. Car un organisme qui ne possède pas en son sein de cellule dédiée à son autocritique perd toute crédibilité. La preuve en est cette volonté même, de votre part, de diffuser les critiques des forumers et des blogs au cours d’une émission, par souci de transparence. Tout simplement juste et intelligent.
C’est fait, je licencie la télévision.
Je vous suis très reconnaissant d’avoir construit mon esprit critique.
Parapluie

Petition pour la survie de ASI. Merci Matoo.

Claire Bennett et l’épilation

In Non classé on juin 5, 2007 at 10:07
A Clermont Ferrand,
Le mercredi 6 juin 2007.

Cher Pierre-Marie,

Comme je sais que mes histoires de poils te passionnent, et si le cas était contraire je te prierais de me laisser bercer par cette belle illusion, j’ai fait une grande découverte aujourd’hui : j’ai du poil dans les oreilles.
Non ! Pas les gros poils noirs qui sortent des oreilles des vieux qui sont des gens sales qui souvent n’ont plus de dents du tout (je ne serais jamais vieux car d’ici-là, “ils” inventeront le remède à la sénilité) ! Non, je parle des poils auditifs, qui me permettent d’écouter. Tout le monde en a, à vrai dire, mais les autres, je m’en fous. C’est mon prof de physique qui m’a expliqué cela ce matin. J’attendais une petite taquinerie (le prof est taquin, c’est connu) au sujet de ma phobie pilaire, car je le soupçonne d’ouvrir mon courrier parfois. Mais rien.

Ces poils là sont inaccessibles à mon épilateur, j’en ai bien peur. Et puis, mon intelligence exacerbée me prédit que je serais assez ennuyé par la perte de l’ouïe, même si c’est au nom de la Guerre contre le Poil. Je les laisse donc vivre au fond de mon coquillage auriculaire. Ils mourront comme le reste, de toute manière, mais le plus tard possible, hein ? En tout cas après toi.
A ce que j’ai compris, ces poils sont sensibles au spectre sonore : c’est notamment grâce à ce gazon de kératine qu’on perçoit les fréquences, mais non les déphasages. Peu importe.

Je t’entends d’ici ! Non, de non, que vient faire la greluche dans cette histoire? Tu l’as reconnu, c’est Claire, de la série Heroes, qui s’est terminée il y a deux semaines aux Etats-Unis et que tous les gens branchés (oui, Toi, Moi… Les gens branchés) ont déjà vu, ou en tout cas ont fait semblant de voir parce que diffusée en américain (je connais mêmeun garçon qui l’a vu sous titré en malais, et qui faire genre “Ah ouais, je parle cinq langues, dont le malais !”).
En dehors du fait que cette série déchire sa mère (expression issue d’un patois auvergnat, dans une contrée où ils ont majoritairement voté De Villiers, et qui collent ses affiches sous le viaduc avec leurs bras géants.), elle me pose de nombreux problèmes philosophiques, épistémologiques, voire adiabatiques. Tu te souviens de son pouvoir : c’est d’ailleurs l’ouverture de la série. Dans le premier épisode, on découvre que quelques américains ont hérité d’une tare génétique qui les fait voler, réparer,entendre etc… Tout un lot de capacités spéciales, de pouvoirs magiques en fait. Son pouvoir à elle, c’est se régénérer.

Ma question est : comment fait-elle pour avoir des jambes aussi nettes, frêles et délivrées de toute hostilité bulbeuse, alors que ses poils devraient cicatriser dès qu’on en coupe un morceau ?

Je te laisse sur ce point d’interrogation. J’espère t’y retrouver demain.

Parapluie