Parapluie

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Piochons.

In Non classé on juin 8, 2008 at 11:02

Je suis à deux doigts de la dépression nerveuse.
Mes amis de fac me manquent.
Signez la pétition.
[source]

Mon mec lit d’autres blogs.

In Non classé on juin 6, 2008 at 11:32

J’ai honte de moi, souvent, parce que je suis inculte.

La dernière fois, on était avec ses amis. Au sortir de Chris Garneau (je veux dire de son concert). Des amis d’HIV (lire H4, et non hache y vais). On mangeait un Grec (je veux dire un sandwich). Des littéraires, je vois le genre, du genre qui mange le grec, le voyez-vous ?

Un copine à lui, me dit :
- Mais si, tu sais bien, c’était à Versailles, un grand truc.
Ma chère répartie, qui atténue ma sottise, lui répond :
- Un château, tu veux dire, un truc genre renaissance ?

Le silence. Qui suivit. Dans ma tête, les restes rassis du cours d’histoire de troisième, et ma connaissance des moments de crise dans une relation sociales, me font comprendre. J’ai fait une boulette.
Quelqu’un rompt le silence comme une mouche meurt et vient perturber le calme d’un verre de lait qui décante. Ils me disent gentiment, peu après, peu après que j’ai pu reprendre mes esprits de scientifique inculte : ” Ah mais tu sais, c’est plutôt l’époque classique, Versailles, enfin Louis XIV, ces trucs-là, tu sais ? “
Bien-sûr, je sais, oui, moi, j’écoute toutes les semaines le podcast de 2000 ans d’histoire ! Et puis parfois, je ne sais plus, je ne sais pas, parce que je ne lis pas ces trucs-là, je ne cultive pas ces savoirs, et qu’au fond, inconsciemment, je déteste l’Histoire et l’idée qu’on ait pu m’en faire manger enfant.

Il est tellement plus inacceptable et inaccepté par la société une méconnaissance de l’Histoire avec un grand h que l’incompréhension des items mathématiques basiques. J’avais même un ami qui se gargarisait à scander que les sciences lui était pour lui d’un grand secours pour compter sa monnaie.

Depuis, j’ai très peur de revoir ses amis.
Et quand je le vois lire d’autres blogs – cette Véhesse, notamment – je prie le seigneur pour qu’il ne se dise pas, au fond, inconsciemment, que je ne suis qu’un pauvre con.

Chris Garneau au théâtre de la Bastille

In Non classé on juin 6, 2008 at 11:05

Je n’étais jamais allé à un concert de Nian-nian. Au pays des Nians-nians, il y a les James Blunt, les Jeff Buckley, les Raphaël.
Bref, les mecs à bonnets, slim et pédés comme des phoques qui chantent de la purée pour midinnettes trentenaires.

J’en suis, de celles-là. Je me James-Bluntise très régulièrement. Souvent le matin. Je fume, et buvant mon Prince Wladimir, je fais semblant de comprendre les paroles. Nonchalamment, je me dis que j’aime ces longs adverbes, que j’aime aussi mes ex, enfin non. Que j’aime le fait de penser à eux comme à des ex. Enfin ces trucs…

Mais de là à me déplacer, voire s’en gargariser virtuellement sur mon blog. Peur de quoi ? De dormir, d’avoir envie de cloper peut-être. Ca se danse pas, alors on fait quoi ? On écoute, et puis on applaudit. Quelle horreur.

Mais on m’a offert une place. Pour mercredi dernier. Et malgré nos acariens chéris, on s’est rendus au Théâtre Bastille, l’heureux donateur et moi-même.

Tout d’abord, cher Chris, il faut que tu le saches. Les mecs à slim ont un corps semblables à leur falzar, je veux dire… Mince. Ton postérieur est trop proéminent, cher, et l’erreur de goût est inesthétique au possible. A te la jouer bonnard de 15 ans dans les Inrocks, c’est je pense profondément choquant pour ton public de ne retrouver en live qu’un petit cochon. En slim. Et New Yorkais Mais un petit cochon.
Mais ta voix, mon cher Chris, ta voix. Et ce piano, les deux violloncellistes (Maï copaînes from NYC) , les private jokes à la fin, le jeu autour du complexe d’Alice. Mon dieu, seigneur. J’ai kiffé comme dirait Baudelaire.

Et oui. C’était bon. Et j’ai pleuré à chaudes larmes. Sur Relief, parce que, dans les paroles que je ne comprends pas, je voyais la mer, l’amitié, et un ami mort.

On ne se refait pas.

Parapluie.

Chez d’autres midinettes :
[Matoo][Freaky Doll][SLPLP]

Glasgow à 5.

In Non classé on juin 6, 2008 at 10:43


Vu que c’est fait. Que je vais vivre en couple. Que je vais être Parisien. Que je vais vivre dans le Vème. Que je vais avoir un lave-linge avec un mini lave-vaisselle posé dessus.

Vu que tout est fait. Ceci.

Et après ? Le bonheur.

Non, car restera l’accession à ce poste, en lycée, et après, cette foutue Agrég, et puis quoi encore ? Changer d’appart, pour un plus grand, racheter une voiture, c’est quand même pratique et puis maintenant ça ne pollue plus, partir encore plus, plus d’heure d’avions, plus de classe et d’étoiles aux hôtels. Et puis acheter, ce qui était loué, revendre, ce qui est démodé, baiser, et ne plus l’être.

Et par toucher sa retraite, petite mais il a pensé à mettre de l’argent de côté, ça finira. Ca recommencera.

Et crever.

Avec l’intime certitude d’avoir vécu.

Infime.

Et c’est mieux ainsi.

En ce moment tout va. Vu que c’est fait.

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