Parapluie

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Sur le vomi.

In Darianism, Uncategorized on février 10, 2009 at 10:01

Une belle apologie de la vomitude publicitaire, de la condescendance dégueulasse et de ces gens qui s’étonnent encore qu’un dir com filme tout ce qu’il peut pour apâter le chaland.

Je hais l’Homme.

Par exemple, je parle de Pascal Duquenne, le trisomique devenur “de service” pour la marque de forfait qui l’emploie. Et je pense à tous ceux qui en profitent pour commenter et re-commenter cette différence qui les fait bander, mais que très vite, on trouve “presque normale”.

Ecoutez le ton de la journaliste, les mots choisis pour le commentaire. On croirait Jack Bauer en reportage dans une maternelle :

C’est Noël.

In Uncategorized on décembre 21, 2008 at 8:00

Le micro-don est à la charité ce que le micro-pénis est à la sodomie : un bon moyen de s’y mettre.

Mon beau sapin, un don sponsorisé par la publicité pour chaque visiteur unique.

Acadomia et la croyance.

In Schneidermannism on novembre 21, 2008 at 6:55

Acadomia croit au potentiel de chaque enfant, la publicité le dit. Celle-ci met un scène un enfant qui dit à sa mère avoir vu un lapin grand comme elle, et un chat au sourire bizarre.

 

Le sourire bizarre, aux lèvres, je ne peux réprimer.

Tout d’abord parce que je hais profondément cette entreprise aux publicités mensongères, dont le système économique repose avant tout sur les réductions d’impôts, et qu’elle rafle ainsi, à chaque heure de cours, la moitié de la mise (i.e. chaque heure de cours facturée 38€ à la famille dont seulement 18 sont versés au professeur, en laissant croire à la famille que le professeur est payé par Acadomia, alors que c’est bien la famille l’employeur.). Un système économique qui repose sur des réductions d’impôts, c’est permettre aux riches d’accéder à plus de services et encore accélérer le nivellement éducatif de la population.

Mais ce qui fait tout le cynisme de cette propagande est le choix du personnage en devenir, Lewis Caroll, mathématicien célèbre pour ces problèmes de logique et écrivain pour petites filles. Des petites filles, Lewis en a aimé plusieurs, dont l’amour qu’on dira platonique qu’il ressentit pour l’une – Alice – lui inspira le roman éponyme.

De cette idylle impossible, improbable et ridicule selon les proche de L.C., on retrouva des photographies :

 

Alice Liddell, par Lewis Caroll

Alice Liddell, par Lewis Caroll

Lewis Caroll, comme Acadomia, croit au potentiel de chaque enfant. Surtout quand on sait que les méthodes de recrutement de ces entreprises permettent qu’un parfait inconnu débraque dans une famille, sans que la famille soit présente avec l’enfant ou l’adolescent. Une enquête journalistique (voir ci-dessous) avait indiqué les failles de ce système, avec lequel les pouvoir publics sont indirectement complices, sans que ceux-là légifèrent. Un fait divers, viol ou autre, devrait activer l’affaire, je l’espère.

Wall-e’s on the left, and heart’s on the right.

In Darianism on août 5, 2008 at 10:49

Quel barouf incompréhensible autour de la dernière fournée Walt Disney/Pixar. La presse, dont les avis sont pour la plupart reproduits sur le site d’allociné, est presque unanime et, au nombre de petites étoiles, crie au chef d’oeuvre.

Un bon film, soit, un bon divertissement, c’est certain. Reste un éthnocentrisme détonnant (700 plus tard, ne survivent que quelques états-uniens, ou des mappemondes de seulement 180°, secteur angulaire qui correspond aux USA ), et une ironie (du sort ?) que je trouve parfois mal placée. Quant aux thèmes abordés, ils sont ô combien usés par les innombrables oeuvres animés de la boîte d’effet spéciaux : le partage, l’amour, le travail en équipe… On a parfois le sentiment d’assister à un clip pour le Parti Communisme, tellement dans ce film les compétences individuelles de robots – même défaillants – vainquent les associations à la chaîne de robots identiques. Car le film critique ouvertement la société qu’on dit de consommation, même si ce terme est ici trop faible pour décrire les amoncellements d’ordures qui jonchent la planète Terre.

Bref, de l’anti-capitalisme fait par des Ricains qui bossent pour Disney… Cherchez l’erreur ! Sans doute n’est-elle pas à trouver du côté de l’admirable publicité pour i-pod, seul objet des années 2000 à la marque reconnaissable. Les pétroliers ne s’appellent pas Total, les supermarchés Carrefour ou les fast-food Mc-Do. Plus personne ne s’en formalisera, de toute manière, car ces jolies réclames sont prises par le public pour des clins d’oeil du metteur en scène. Et mon cul se prend alors pour un gallinacée, ce qui est du plus mauvais effet dans un dîner. Il n’y a plus qu’au ciné gratuit et en plein air de La Villette qu’on siffle les pubs ? Il m’arrive parfois de rêver que Paris n’est peuplé de de bobos et de profs.

Ces quelques remarques facilement transportables d’oeuvres états-uniennes en oeuvres états-uniennes, Wall-e, c’est pas mal !

Bataille d’oreillers dans le métro.

In Darianism on juillet 31, 2008 at 1:35

Les publicitaires s’attaquent à une nouvelle cible : les libertins, et les gays. Si l’on considère que cela ne réprésente que 20% tout au plus de la population (dix pour cent de pédés, 30 pour cent de libertins, et comme ces deux ensembles ont une intersection non vide, les enfants exceptés (qui ne sont pas solvables), on arrive bien à 10%), à quoi jouent-ils ? La carte de l’humour ? La provoque ?

Je me sens visé par cette campagne… Mais je suis déjà équipé ! (en oreiller, j’entends)

Traîner aux Vieilles Charrues

In Non classé on juillet 22, 2008 at 11:23


La vieillesse m’a pris. Je n’ai pas profité des Vieilles Charrues comme les autres festivaliers. Je n’ai pas bu. Je n’ai pas passé mon temps à discuter avec des gens. J’ai juste entendu la musique. Du matin, au soir parfois.

Les journalistes parlent peu des Vieilles Charrues du soir. Celles d’après 20h, celles d’après les concerts “public bon enfant”, une image qui colle à ce festival comme sa réputation qu’il y pleut à chaque édition (on a même eu du soleil dimanche). Les Vieilles Charrues non des Vanessa Paradis et des Etienne Daho, mais les Vieilles des Wax, des Psy4, des Gogols.
Après 20h, c’est l’alcool qui fait son show, qui envoie une jeunesse ennivrée se jeter les uns contre les autres, à s’en ouvrir les tempes, au devant des scènes. Il s’y joue de la musique que personne n’écoute. Malsain. Cela me fait peur. La Nature s’empare du festival.

Je hais les gens bourrés.

J’ai été profondément choqué par ces messieurs qui, une demi-heure avant leur concert des Dub Incorporation, m’ont pourri la fin de celui de Brisa Roché par des

Dub In ! Dub In !

répétitifs et bêtes.

J’ai été agréablement surpris (pardon pour l’expression toute prête, il est tard et ceci est le blog des expression formatées) par le théâtre de rue, notamment Tony Clifton’s Circus et ses clowns pour adultes.

J’ai failli vomir une fois, après avoir entrouvert le porte d’une des cabines à chiottes.

J’ai souri quand j’ai vu plusieurs cendriers de poche qui trônaient à terre, parmi les déchets. La marque sponsor voulait qu’ils évitent les mégots jetés. C’est cette camelote inrecyclable qu’on balance.

J’aime toujours autant Camille. Je suis tombé amoureux de Constance Verluca et Brisa Roché. Je retire tout ce que j’ai dit de mal au sujet des The Do.

Finalement,mes top 3 :

  • Top 3 des meilleurs performances Live
    • 1 – Camille
    • 2 – The Do
    • 3 – The Wax Taylor
  • Top 3 des trucs les plus dégueu
    • 1 – Ne pas prendre de douche pendant 4 jours, et ne se laver qu’avec des lingettes pour bébés.
    • 2 – Les toilettes chimiques qui débordent de merde
    • 3 – Un mec bourré qui pissait sur le pantalon arraché d’un autre, pendant Gad Elmaleh qui parle de musique marocaine.
  • Top 3 des trucs les plus cons
    • 1 – La vente des ballons en forme de Bob L’éponge, et ceux qui les achètent pour le plaisir de les libérer sous les cris de la foule “Libérez, Bob L’éponge !”
    • 2 – La publicité du tri sur le festival, tournée en ridicule par l’attitude déplorable des festivaliers (des bourgeois occidentaux pour la plupart) qui laissent des tonnes d’ordures derrière eux.
    • 3 – Christophe Maé qui débute son concert par “Ça va les Francofolies ??!!”

C’était pas mal.

Le Monde et le Red Bull vodka.

In Schneidermannism on juillet 15, 2008 at 10:06

Malgré la photographie en médaillon, ce journaliste du Monde a confondu le Red Bull et la canette enflammée du Burn, boisson ne contenant pas de taurine.

Un prétexte dont j’use afin d’évoquer cette publicité qui me fait avoir des problèmes de respiration intense au cinéma. Un monsieur qui travaille à La Défense reçoit une fiente de pigeon sur son costume. Après avoir consommé de la boisson aux couilles de taureaux, le voici qui, sous l’effet de la taurine, prend son envol pour se venger et uriner sur l’objet à plume délictueux.
Ah, bien-sûr, il y a la loi du Talion, chose assez exécrable quand elle est donnée d’une façon si naturelle. Mais ce qui fait de mon bouchon un projectile prêt de s’envoler (mais sans avoir consommé de R.B.), c’est le fait que le garçon prout-prout, avant de s’envoler, jette sa cannette ailleurs que dans une poubelle. Et ça, c’est vraiment pas bien.

A se demander si ça n’est pas de l’extrait de couille de boeuf qu’il y a là-dedans.

Ailleurs :
[miamz]

Fils de pub.

In Non classé on juin 29, 2008 at 11:34

Le flot d’informations visuelles en milieu urbain est contant et intense, et amène parfois à des associations intrigantes et étranges.
Il y a, dans la rue Mouffetard, un restaurant qui s’appelle le Bûcher. Un panneau lumineux, dans sa devanture, indique :

Salle climatisée.

L’armée, c’est pas un truc de pédé.

In Haïkuciné on mai 29, 2008 at 9:07

C’est fou, l’homme. Salle de cinéma. Châtelet. Une séance pour Sex and the city. Que des tatas et leurs meilleures amies (ça a même esquissé un cri de joie à la première (ré-)apparition de Carrie).

L’homme subit sa demi-heure de publicité sans broncher. Et cette pub.
Un garçon, qui est beau et qui doit être musclé, même si on ne voit pas son corps. On ne voit pas son corps, car si on le voyait, ça ferait pub pour Axe.
Non, on le voit qui regarde dans le vide, semblant penser, comme pour réfléchir, puis la scène d’après, il tient un flingue, semblant tirer, comme pour tuer des gens.
Et, de façon incompréhensible, le voici dans un bowling. Il râte les quilles. Ce n’est pas un surhomme veut-on nous dire. Et puis, scène suivante, chevauchant une grosse cylindrée , le voici qui flirte avec sa fine dulcinée. il y a une vie pendant l’armée. C’est ce qu’on nous dit, oui, il reste du temps pour planter sa petite graine dans le cul d’une dame.

Ah, le monsieur charmant a un kit main libre, et il s’émancipe ! On le voit, il crie, comme s’il donnait des ordres. Comme quoi, il suffit d’avoir l’air pensif, de faire un bowling, de troncher sa copine et de tuer un ou deux mecs pour devenir patron, à l’armée française. ensuite, le désert, et puis l’escalade, dans le vercors, c’est joli le vercors, et sans chute de pierres, puisque lui et l’ami noir qu’il aide à grimper ne portent pas de casque. L’armée, ça fait des têtes dures et des esprits ouverts. Ben oui, il y a des noirs.

Et puis, le comble. Retour sur le regard pensif du départ. Tout ceci n’était qu’un rêve. Un fantasme de jeune garçon ayant sa vie ratée et vers l’armée, se tournant, pour lui donner un sens.
Le sens de l’hétérosexualité, de la motocyclette et de la varappe sans casque.

On regretterait presque qu’à la fin, au lieu de la voix anonyme, on entende cette voix qui double les bandes annonces des films américains. Voix très basse, sourde presque. Elle nous dirait : l’armée, c’est pas un truc de pédé.

Je sors de Chatelet. Des gens crient. Ils braillent, communiquent comme les animaux. Ils se poussent. Les couleurs de leurs vêtements sont vives. C’est la parade amoureuse. Le printemps.

The meaning of life.

Demain, je m’indignerai sur la pub Red Bull. J’ai la fibre écolo toute tendue.

Exclusif : une faut d’orthographe dans Le Monde !

In Non classé on avril 21, 2008 at 3:09


Qu’est-ce qu’une information ?
Que-ce que l’Information ?
Aujourd’hui, encore M. Edouard Leclerc à la télévision , invité pour s’expliquer sur sa campagne de pub qui balance (Nous, les gentils défenseurs des prix bas, on va faire baisser les prix en baisant les pharmaciens !), et je regarde, avec Père à côté. Elise Lucet essaie tant bien que mal de le coincer, mais c’est une greluche. Elle se fait manger. Est-ce une information ? Est-ce que le fait qu’un industriel décide de lancer une campagne de pub, visant à faire parler de sa marque, et que cette campagne, accrocheuse et jugée insultante par toute une profession, riposte par une autre campagne de pub, visant à vanter la philosphie d’un corps de métier, est une information ?
Surtout quand il est si facile de rappeler que la dite pub a été interdite !
Mais non, Elise oublie, Elise est… Comment le dire sans être vulgaire ?

Encore une fois, la presse, les JT et toute la blogosphère est passée à côté de l’information qu’il ne fallait pas manquer. Le Monde a fait une faute d’orthographe dans des titres, une faute à J.K. Rowling, que le journaliste orthographie “J.K. Rawling”.

Mais, ça, personne n’en parle , trop occupés que nous sommes à acheter du paracétamol au supermarché.

Parodie de la pub sus-citée :

Telepolis

In Haïkuciné on février 5, 2008 at 9:54


Déçu.

Ce sont les soldes.

In Non classé on janvier 10, 2008 at 6:19
Le Jeudi 10 Janvier 2008,
A Combs La Ville.

Cher Nicolas,

Pas le président, mais celui qui dans son enfance aimait l’histoire.
Que penser de ce que ton homonyme propose au sujet de la suppression des publicités sur le service public ? Car oui, si j’ai supprimé la télévision de mes écrans quotidiens, c’est surtout à cause de ces spots dégueulasses qui ramollissent la moelle épinière (quand ils n’attaquent pas directement les quelques neurones que la cigarette fumée activement dans les bars n’avaient pas grillés).

Vive le roi donc. Toute la blogosphère s’élève (avec plus ou moins de finesse), pourtant, et voue aux gémonies ce monsieur qui semble apporter de l’eau au moulin des “néo-medias” (ou de l’alterjournalisme, je ne sais pas quel néologisme me préfère). Seulement la blogosphère n’a pas confiance en notre président. Elle y voit une façon détournée de permettre aux Bouygues et consorts de réaliser des bénéfices publicitaires plus importants, voire de piloter les chaînes publiques qui sans revenus autre que celui voté à l’assemblée, se verrait victime d’un immonde chantage. Pourtant, je ne peux que me réjouir. Sincèrement.

Fallait-il attendre cette mesure pour voir apparaitre des aberrations sur le service public ? Dotée d’un financement mi-public mi privée, et donc bénéficiant d’une liberté de ne pas créer des programmes voués à mal utiliser notre temps de cerveau disponible, nos chaînes publiques ne sont-elles pas à de nombreuses reprises illustrées par leur médiocrité affligeante. En bon téléspectateur de la défunte Arrêt Sur Images, tu sais que je n’invente rien.

Alors, je suis pour et je te soutiens, président. Il est loin le temps où une télévision contrôlée par le pouvoir politique pouvait diriger le cerveau des gens. Et puis, que l’on s’attriste avant tout des sympathies qu’entretient le président avec TOUS les directeurs de chaîne privée, plutôt que du même qui désire briser l’omerta des nombreux lobbying publicitaires qui pèsent sur les chaînes publiques.

N’oublions pas, chère blogosphère veille.

Ah,tiens, me suis abonné ici, pour 12 euros parce que je suis fauché (on dit précaire d’ordinaire).

A plus tard.

Parapluie

99 F, Begbeider et Guy Mocquet

In Haïkuciné on novembre 4, 2007 at 8:47
A Combs La Ville,
Le Samedi 3 Novembre.

Cher PM,

Je n’aime pas le cinéma français quand il prend la forme d’un 99 F.

Pourtant j’ai ri. Beaucoup ri. La médiocrité du jeu de Jean Dujardin n’enlevant rien aux quelques vannes gracieusement (grassement ?) disséminées dans le film. On retrouve cet humour corporatiste qui avait fait la grandeur de ce que les audacieux appelaient alors “L’esprit Canal” (avant que ces mêmes audacieux n’accèdassent à la vérité qui dit que CANAL+ est notamment une boîte privée dont les dirigeants doivent répondre devant un conseil d’administration). Seulement, Beigbeder n’est pas les nuls. Juste un monogame compulsif : il s’aime lui et veut le montrer en se montrant.
La réalisation, directement inspirée des spots publicitaires autour desquels est construit le film, pique les yeux. Une autre source d’inspiration est les films des années 80/90, je pense à Naqoyqatsi pour les scènes rapides et Trainspotting ou Las Vegas Parano pour les scènes de junkies. Copier n’est pas tromper, tout le monde le fait, non ?

Non, ce qui me gêne dans ce film, c’est qu’une catégorie forcément nombreuse de Français puisse en sortir avec le torse dressé et le ventre serré, et chansonner :”La pub, c’est de la merde, et que c’est flippant, mais moi, je suis pas un chien de capitaliste !”, sans doute mu du même sentiment dont rayonnent quelques lâches qui laissent des pièces jaunes dans les mains qu’on leur tend dans le métro. Le sentiment de ne pas en être, de s’élever, d’être un apôtre de la sagesse. Et des lieux communs hélas. En ce sens, la fin du film est exaspérante : d’une critique grossière mais au second degré divertissant, la sauce qu’on nous sert prend vite l’aspect d’une mayonnaise McDo goût Grillé. Le film conclut par une complainte néomoraliste selon laquelle 10 pour cent de l’argent consacrée à la pub dans le monde (500 millions d’euros) réduirait de moitié la pauvreté. Mais si l’argent était la solution à la pauvreté, mon cher Jan Kounen, les dons fournis par exemple lors de la catastrophe du tsunami (300 millions d’euros récoltés) l’auraient résolue à 40 % (à quelques noirs près). Remarque, le garçon n’est pas bête, et qui sait lire les statistiques (tu es de ces gens qui aiment les chiffres) peut y déceler un doute de leur créateur en la vérité proférée : pourquoi dire dix pour cent sauverait la moitié, et non vingt la totalité ?
Ce peut cacher un problème un plus complexe, et qui dépasse de loin l’un et l’autre des deux cons pères du film. Le message en blanc et qui défile sur le fond noir est l’expression des nouveaux lieux communs, de la nouvelle sagesse collective que tout un chacun se doit d’apprendre et répéter pour ne pas oublier. Le réalisateur ne se trompe pas : en empruntant la réthorique des associations de prévention (sida Mettez des capotes où vous mourrez malades ; sécurité routière Mettez la ceinture où vous mourrez écrasés ; alcoolisme Mettez vous une murge mais laissez votre meilleur pote planter la caisse à votre place) et autres ONG (Action contre la fin du monde etc), il participe à une pratique d’infantilisation propre à la communication qu’il eût été intelligent de dénoncer.

C’est dommage.

Bref, pour 8 euros, j’allais le lendemain voir l’exposition Giacometti à Beaubourg. Et c’était vachement bien.

Ah oui ! Guy Mocquet ! Je pensais que faire un bon film à partir de l’idée de Frédéric Beigbeder eût été une lettre de Guy Mocquet alternative. Plutôt que de justifier grâce au mal-souvenir (aussi évident qu’il puisse apparaitre à ce bête président) d’un évènement de non-résistance le symbole d’une nécessité de rigueur en l’éducation nationale, pourquoi ne pas indiquer un jour de réflexion sur les objets graphiques et la propagande télévisée, et ce dès le collège ? Ces jeunes-là, qui pour la plupart n’iront pas en première L ou terminale S, n’auront eu aucune formation critique à ce sujet. C’est regrettable. Alors, oui, si ce film peut par hasard se faire questionner un ou deux de mes gamins au sujet de ce qu’on leur balance entre deux épisodes de la Star’ Ac, qu’on n’en parle plus et qu’on y coure tous !

Parapluie

PS : Une chose formidable dans le film est la critique, hélas uniquement dirigée vers le PDG de Danone (et non vers les “créatifs” qui passent pour des victimes du système, pauvres petites putes parisiennes), du casting à tendance blanchissante qui est utilisé dans les pubs pour les yaourts (Une fille châtain clair blanche à forte poitrine plutôt qu’un homme brun vieux et moche (excepté Richard Berry, ça vous étonne ?)). Ce me rappelle cette vidéo que je t’invite à visionner dans laquelle Bataille et Fontaine décrivent la fameuse ménagère qui fait son repassage pendant que le mari se tripote devant la télé avec une bière dans chaque main :

C’est quoi, le lobbying ?

In Non classé on octobre 3, 2007 at 8:24
envoyé par lilalilou

A Combs La Ville,
Le 03 octobre 2007.

Mon cher Nicolas,

Plus de nouvelle, bonne nouvelle.

Mais peu importe. Télespectateur du dimanche, tu as remarqué que Paul Amar squatte désormais la tranche horaire encore salutaire l’an dernier. Mais ils ont supprimé Arrêt Sur Images, ces “ILS” qu’on aimerait indéfinis, mais qui sont les patrons de chaînes publiques.

Plutôt que de revenir sur la polémique, je te propose de visiter ce nouveau site alterjournaliste. Il y a de grandes chances pour que tu aies déjà visionné la vidéo jointe. Je te précise que je suis au bord de m’indigner. C’est dire.

Et puis, on me vola mon antenne de Clio. Cela se passa à Nevers… Loin des banlieues malfamées que j’eus l’occasion de croiser sur la route. Bref, loin de la radio, loin de Sarkozy ! Je n’étais même pas au courant qu’il avait chapeauté sa succession à Neuilly. Cela valut bien un reportage sur l’édition de FRANCE 3 nationale. A quand un reportage sur la mairie de Nevers ? Ah ok, il y a moins de riches, moins d’anciens présidents dans les anciens notables locaux et c’est tellement plus loin des caméras centralisées des médias français ! Nous avons tout de même un ancien premier ministre dans la manche (ou plutôt dans la botte) !
Ah mince, il est suicidé…

Bref, tout cela m’inspire l’Islande. Les cervaux. Un chalet dans la neige. Et le silence.

Je t’embrasse.

Parapluie.

Eternal pee on the spotless poo.

In Non classé on septembre 17, 2007 at 10:50
A Combs la Ville,
Le18 septembre.

Mon cher PM,

Ce matin, pub pour une station service. On y entend le père de famille, furieux consommateur qui explique à sa femme qui s’interrogeait sur le fait qu’il fasse énormément de détours : Mais chérie, il y a des points à gagner dans cette station service, alors plus tu roules…
Suit le message “L’énergie est notre avenir économisons là !”. Du cynisme comme seule la publicité peut nous en procurer. Un truc en barre, juste de quoi te l’enfoncer au fond du gosier et te faire gerber ton ptit déj’.

Ne manquait que notre Michel pour enterrer finalement sous l’autel de la consommation nos corps de capitalistes refoulés. Mais Michel, notre Michel, à nous qu’on te regardait quand j’étais petit avec Pierre-Marie mon ami d’avant, qui te mets à vendre du silicium ? Rêver les hommes ne te suffisait pas, il fallut que tu fisses ta brave pute, mon ami.

Je te chie dessus. Et crache sur le reste de tes créations.

Comme tu le disais, mon cher PM, c’est bien du Gondry. Mais du très mauvais.

Everybody gotta learn sometimes.

Parapluie.

Fions à l’ancienne en vente libre et concours de bites

In Non classé on juillet 22, 2007 at 4:22

Le 22 Juillet 2007
A Choisy Le Roi

Cher Pierre-Marie,

Je suis de retour de vacances (avec le CAPES dans le sac à dos). Mon google reader est rempli de posts non lus issus de l’intarissable blogosphère. Ce Skaaz m’interpelle, et ton double numérique n’a pas su me répondre. Il ne comprend pas la question “Tu m’aimes ?”, tout autant que toi, peut-être. Ce qui fait de lui un bon double numérique.
Je crois que je vais en créer un. Si je meurs, mes amis viendront se recueillir sur ce site pour converser avec l’algorithme éponyme. C’est très chouette. M6, après avoir inventé Loana, a trouvé la pierre philosophale et propose l’immortalité version 2.0. Fantastique.
Mais peu importe.
Je pensais à toi en regardant mes souvenirs numériques dans mon appareil photo. J’ai pris des fions en photos. Oh non, ils n’étaient pas sur la plage, lacérés par une ficelle (ou pas, d’ailleurs), mais sous blister, dans un supermarché. C’étaient des fions de première catégorie, puisque l’étiquette précisait “à l’ancienne”. Tu dois te demander qu’est ce qui, en ces fions à l’ancienne, a bien pu me faire penser à toi ? Tout simplement le fait que tu sois le pro du référencement. Et je me disais que si cette douce correspondance était publiée sur internet, alors je n’ose imaginer les mots clés qui y mèneraient…

D’autant plus qu’une vraie guerre se joue sur cette blogosphère et a pour objet ce référencement. Il y a le chef illégitime des bloggers, Loïc Le Meur, qui propose un truc en forme de Star Académie pour blogs. En gros, le gagnant récupère un “page ranking” “de fous puisque le bon Loïc postera un lien sur son blog. Mais qui fera partie du jury ?Qquand on sait que d’autres blogs “influents” sont d’un avis assez critique… C’est le moins que l’on puisse dire : L’un d’eux propose une alternative un peu moins bisounours sous forme d’un coucours “Ta bite sur mon blog“. Un belle façon de dénoncer l’esprit orgueilleux de Loïc le Meur, qui dénature le plaisir du blogger : une écriture ajournalistique, qui ne parle pas au plus grand nombre et dont le but n’est pas une quête de pouvoir ou d’argent. Le truc du blogger de droite (il aurait été de gauche, je ne t’en aurais parlé, parce que je suis de gauche et je ne veux pas faire de mauvaise pub) est l’accomplissement de la société propagandiste. Celle qui regarde TF1, et qui ne change pas de chaîne quand c’est la pub. Celle qui dit que si tu veux réussir dans la vie, si tu veux te faire connaître, il faut passer à la télé.

Envoyons donc nos deux pénis en photo à Laurent. Une façon comme une autre de pisser sur les loups qui hantent notre petit monde numérique.

A bientôt.

Parapluie

La prostitution a parfois du bon

In Non classé on juillet 10, 2007 at 11:13
A Saint Léger des Vignes
Le mercredi 11 juillet 2007

Cher Pierre-Marie,

Si tu ne connais cette vidéo, tu vas adorer. La qualité est à la hauteur de ma déception quand, à la fin du film, on découvre que c’est une pub…
Il y a bien quelques putes qui sont jolies…

Parapluie

Le tsunami qui cachait l’iceberg

In Non classé on juin 17, 2007 at 9:14

Le Dimanche 7 juin 2007
A Saint Léger des Vignes

Cher Nicolas,

La ségo quitte le lardon, et c’est dans cette soirée électorale l’information principale.

Malgré l’hypocrisie ambiante sur le plateau de France 2, quelques responsables de partis expliquant que l’information était d’ordre privé, la rupture publique de l’union non officielle de l’ex-futur couple présidentiel ressemble à la cloche de la vigie qui annonce un iceberg. Tel un Leonardo Di Caprio qui décèderait avant le naufrage, François Hollande sort de la vie politique, la queue entre les jambes, le soir d’une nouvelle défaite souriante de son parti.

Quelqu’un a défloré l’omerta journalistique et l’info a été lancée, en plein milieu du débat : elle se casse. L’intervenant de Poitou Charente explique plus tard qu’ici, on apprend la nouvelle, et que même si les journalistes savaient, personne n’avait diffusé l’info. Pourtant, la deuxième info capitale est tombée : à nouveau les médias officiels, ceux qui sont payés avec les impôts du peuple de France, ont gardé sous le coude une nouvelle d’importance. Au nom de quoi ?

Un certain malaise rêgne sur le plateau. On sent qu’une boulette a été faire, mais par qui ? La présentatrice a stipulé que c’était Ségolène qui avait fait l’annonce, pourtant l’intervenant l’a assuré : les journalistes devaient garder l’info jusqu’à mercredi. Car Mercredi sortira un livre d’entretiens avec Ségolène, dans lequel elle explique sa rupture avec François, nous indique Elise Lucet, présentatrice avec Pujadas de la soirée électorale. C’est très flou. Personne, à gauche comme à droite, ne réagit vraiment, sinon en des banalités affligeantes. Quelle est la fin de cette révélation de mi-soirée, qui fait passer le bon score du PS au second plan ? Est-ce une immonde stratégie marketing des éditeurs de Ségolène Royal qui, profitant de l’audience incroyable de ces soirées électorales, en profitent pour un coup de pub formidable ? Les journalistes semblent dans le coup, car ils dégainent immédiatement quelques études commandées à des instituts de sondage (Qui peut succéder à F. Hollande ? Strauss-Kahn pour le Français moyen, Ségolène Royal pour le sympathisant de gauche).

Tout ceci annonce une semaine à venir riche en rebondissements. Quelques sabres vont être dégainés, et sans doute quelques têtes vont tomber. La première victime de la soirée fut Juppé. Un bonheur. J’ai toujours aimé les gens qui perdent, et qui partent avec la classe d’un vainqueur.

As-tu entendu notre concitoyen, Brice Hortefeux, répondre à ses opposants :

” Vous savez combien de contribuables français quittent la France ? C’est un voire deux par jour, et ce pour le compte du Luxembourg et du Royaume Uni”

Pour ceux qui auraient un doute sur la proximité de Brice avec le peuple d’en bas, voici des rollex remises à l’heure. On sait à quoi il pense quand il visite les centres d’accueil d’immigrés en s’étonnant de leur niveau de français. Sarkozy s’est trompé ! Ce n’est pas un Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale qu’il fallait donner au Clermontois, mais de l’Emigration et de la Fraude Fiscale. Ainsi, plutôt que de virer les noirs en trop qui font peur à la ménopausée de plus de 60 ans, il travaillerait légalement à ce qui semble l’obséder : le bonheur des riches et leur rapatriement dans l’identité fiscale, euh nationale de la patrie. Comme le reste de ses amis de droite.

Bienvenue dans la France de droite !

Parapluie

Mise à jour : Ségolène Royal n’a pas fait-elle même l’annonce hier soir, l’info est une fuite AFP. La socialiste avait prévu d’attendre mardi matin pour s’exprimer via un entretien exclusif donné à France Inter qui a finalement été diffusé ce matin.

Mise à jour (lu sur rue89) : En fait, la double révélation du livre et de son contenu étaient prévues lundi matin, selon les termes d’un “plan com” décidé entre l’AFP, où travaillent les deux auteurs du livre, et l’éditeur. Ce plan a été torpillé par une “fuite” sur le site de Marianne révélant que Ségolène Royal annoncerait la séparation lundi matin sur France Inter. L’AFP a décidé de sortir sa dépêche dimanche soir pour ne pas se faire “griller” par cette concurrence du web, donnant l’impression de faire un “détournement” de soirée électorale… Dans la soirée de dimanche, Ségolène Royal a déclaré par téléphone à Reuters que “cette divulgation a été faite dès ce soir malgré mon opposition par certains médias”. Elle a annoncé un communiqué commun pour lundi matin.

Twitter, start-up philanthropique et néologique

In Non classé on juin 12, 2007 at 10:27
A Clermont Ferrand,
Le 12 Juin 2007.

Cher Pierre-Marie,

Je réfléchissais à cette chose à laquelle tu m’as convertie. Twitter est un système de blog en 160 caractères. Chacun peut s’y inscrire librement et assez simplement, puis poster des petites choses fortes utiles au déroulement de notre société.
L’innovation de ce service, qui en fait, comme tu le précises, une nouvelle raison de perdre du temps sur internet, est que l’utilisateur peut s’inscrire au twitter de ces amis. Amis qui, s’ils en sont vraiment, lui rendront la pareille. Quand un de ces compères twittera, tous ses amis recevra son Twitt (gazouillis) par le moyen qu’il souhaite : mail, lien rss, ou même SMS. Tu décris dans ton article des utilisations intelligentes de ce service qui propose des SMS… Gratuits, en quelque sorte. Toute la blogosphère, des gens les plus sérieux aux plus amateurs se ravient de cette gratuité. Certains se questionnent. D’autres expliquent :
N’oubliez pas que les bulles financières sont pro-cycliques et que lorsque on arrivera au point culminant , les capitaux risqueurs voudront récupérer leur investissement et twitter s’écroulera. Enfin ce n’est que mon avis.

Je trouve cela suspect, et amusant… Et tu sais que ces deux épithètes accolés ne laissent rien présager de bon. J’ai reçu hier un SMS d’une société STARPOST qui disait :

STARPOST. Le propriétaire du numéro 066356XXXX a gagné 3000 €, 1 Ipod, des CD ou des surprises. Il doit appeler le 0899704800 dans les plus brefs délais (1.35 € + 0,34 cts d’€)

Coïncidence qu’un tel SMS arrive deux jours après mes premiers Twitts ? Certainement. Je n’ai trouvé aucune information d’un tel comportement de TWITTER sur internet. Néanmoins, en jeune réac de gauche, je vois derrière ces belles communautés un magnifique moyen d’arrondir quelques fins de mois de publicitaire alerte.

Ou pas, me diras-tu. Et c’est juste.

Paraluie,
qui voit le mal partout, sauf sous sa couette, mais qui twitte sous le pseudo parapluie_ (c’est la petite phrase idiote mais qui est valorisée par la présence de guillemets, sous le titre)

PS : voici la correspondance contenant le plus de néologisme de ma petite vie de blogger. Beurk !

PS2 (édition du message du 15 juin) : nouveau SMS publicitaire, pure coïncidence, de la part du 36222 :

Topsms : c’est moi !!! Ca va ? J’aimerai te parler ! J’arriverai plus à te joindre ! Envoi par SMS ton prénom au 63236 (te répond tout de suite). 0,35 € par SMS + coût d’envoi.

J’ai laissé les jolies fautes d’orthographe.

Vous reprendrez bien un petit peu de mauvaise foi transgénique ?

In Non classé on juin 4, 2007 at 6:02

A Clermont Ferrand,
Le Lundi 4 juin 2007.
Cher Christophe,
Je repensais à cette discussion que nous eûmes au sujet de l’innocuité des OGM. Je suis parfaitement opposé à la culture des OGM pour la consommation humaine. Tu me rétorquais, à juste titre, que mes arguments n’étaient fondés que sur la propagande GREENPEACienne que je subis assez aisément. Tu m’expliquais que la technologie OGM, qui repose sur le contrôle de certaines mutations intéressantes, étaient inoffensives : nous-mêmes, dignes représentants d’une espèce humaine, sommes des rejetons de mutants qui ont réussi, dont la nature s’est faite grâce aux mutations (voir le darwinisme génétique). En argument d’autorité, tu m’indiquais que tu avais assisté à une conférence dans ton laboratoire de génétique, confirmant cette thèse rassurante.
A cela, je ne trouvais que des
” Euh, je te jure, j’ai entendu un truc sur un podcast de futura-sciences, au sujet de rats qui auraient bouffé de l’OGM et que ça a rendu malade… “

Imprécision fatale, qui fait perdre toute autorité dans un débat. Mes compétences en génétique sont lycéennes. Quelques semaines sont passées, et voici l’article dont je te parlais. La source est sûre. Cela s’appelle un uppercut, mon cher Christophe, pour utiliser si tu le permets un terme de rhétorique de comptoir. Les OGM ne sont pas inertes. Ce qu’un enfant de cinq ans pourrait prévoir, j’entends par là le fait qu’un organisme qui synthétise de l’insecticide est dangereux, a été confirmé pour la première fois sur des rats. Le lot nourri au bon OGM de MONSANTO a vu une augmentation significative du taux de sucre et de graisse dans le sang, une prise de poids pour les femelles, un dérèglement du fonctionnement rénal, et un amincissement des mâles.

Je passerai bien sûr sur le silence des médias, trop occupés à composer autour de la couleur de veste de Ségolène, parce que je m’en fous et que je ne m’informe pas par ces réseaux ovins. Je passerai aussi sur cette loi qui ne vient pas qui ferait la publicité de l’utilisation d’OGM dans la nourriture des bêtes à beefsteack. Je n’évoquerai pas non plus le beau cynisme de la multinationale qui se dit résoudre les problèmes de malnutritions sur la planète à coup de modification de la nature.
Seulement, c’est un fait. Il y a une expérience qui révèle un danger. C’est peut être rien. Cela me fait penser à ces publicités pour les matières radioactives au début du siècle dernier, peu après la découverte et la purification de matière radioactive par Marie Curie. Bien sûr c’était une découverte du siècle, alors nos bons publicitaires s’en donnèrent à coeur joie :


Les premiers succès de la Curiethérapie enthousiasment les foules. On assimile l’action des substances radioactives à celle de certains médicaments. (…) En dépit de l’exaspération impuissante de Marie Curie et de Claudius Regaud, on boit du thé additionné de radon, on incorpore des sels de thorium ou de radium dans les crèmes de beauté ou le rouge à lèvres, on crée même un système de circulation de radon pour l’eau du bain (Source : Pour la Science, Trimestriel Nov. 2001 – Fév. 2002)

Hallucinant, non ? En décalage parfait avec l’attitude “post-68arde EcoloHulot buveur de tisane équitable le soir devant mon plasma” qui fait fureur en ce moment (un jour, je ferais cet article sur les deux supermarché bio qui cernent ma rue…).

J’avais envie d’être de mauvaise foi, c’est réussi, n’est-ce pas ?

Ajoute à cela un pouvoir décuplé des multinationales, qui par un lobbying aggressif ralentissent les prises de décision quant au principe de précaution, et nous voici en 2007, à bouffer des l’OGM sans le savoir, avec l’aval citoyen de cette planète qu’on va nourrir avec notre bricolage génétique. Il y a bien quelques laboratoires indépendants qui lèvent le bras : Eh ! Eh ! Nous on n’est pas d’accord ! Tu sais, le genre d’institution qui laissent à leurs employés la liberté de considérer un problème. Je suis mal placé pour critiquer cette attitude, parce qu’en tant qu’étudiant en physique, ancien élève d’une école de Génie Civil, j’ai tout entendu, que le nucléaire était la seule solution énergétique, et que le béton était un matériau de développement durable.

Bien-sûr, on m’expliquera que ces méthodes agroalimentaires limitent l’utilisation de pesticides. C’est la fausse bonne idée. Ou comment remplacer du caca en aérosol par du caca en hélice peptidique. Cela me débecte.

Bref, revenons-en au sujet… Dis, j’ai gagné, t’es d’accord avec moi ?

Parapluie

La campagne du fils de pub unique

In Non classé on mai 7, 2007 at 9:33
Le Lundi 07 Mai 2007,
A Saint Léger des Vignes

Cher Pierre-Marie,

Je sais que nous n’avons pas le même avis sur la publicité. Néanmoins, je persiste et signerai cette correspondance au sujet de l’article trouvé dans Télé 7 jours ce week-end.

C’est un petit rituel, quand je rentre dans ma France d’en bas, celle qui m’a mis au monde, je me remets à regarder la télévision (Arrêt Sur Images notamment, mais hélas le JT de TF1 en dînant, un délice que de savourer la cuisine de maman en contemplant la calvitie dissimulée de PPDA) et à lire la littérature disponible.
Vendredi, je feuillette (verbe que je préfère à lire dans le cas de ce genre de magazine) le magazine TV et tombe sur la page en médaillon.
Quelque chose m’a gêné. Bien sûr, il y a ce côté “publi-communiqué”, forme de publicité à peine dissimulée derrière une mise en page et des fontes similaires au reste du journal. Les directeurs de campagne, ou je ne sais quel nom tu donnes à ces gens qui font les choix “artistiques”, prennent mes parents et apparentés pour les imbéciles.
Non, derrière cette publicité se cachait un fantasme formidable que le créateur de la pub n’a que peu dissimulé, celle de la standardisation de la cible.
Rappelons quelque cours d’Histoire. Ford, au début du XX éme siècle, proposait une organisation révolutionnaire de la production industrielle, il inventait le travail à la chaîne. Dans cette logique d’une organisation scientifique du travail, le produit se devait être standardisé afin d’amortir la mise en place d’une chaine de production en répondant à un marché étendu. Le produit devait s’adapter au plus grand nombre, afin que le plus grand nombre soit susceptible d’acheter le produit. Simple, et presque génial.
Cette publicité propose autre chose. Au lieu de vendre le produit, la grosse voiture, en vantant se mérites, elle le met en exergue par une stratégie assez malsaine :

En moyenne, Français, vous êtes moyens, standards et identiques. Vous êtes hétérosexuels, blanc de peau, madame est blonde et monsieur est brun. Vous êtes citadin mais jardinage ou bricolage sont vos hobbies. Car vous êtes bourgeois et vos week-ends se déroulent dans la résidence secondaire du Vaucluse. Vous êtes idéaux, nous avons le produit idéal !

Faire des personnages de pub des pantins lissés censés représenter le client modèle est une stratégie classique des publicitaires ; la nouveauté est l’acceptation de cette idée. Je n’ai pas rêvé : ce sont bien des symboles d’êtres humains qui sont représentés, le rêve avoué d’un homme LEGO, assez standard pour correspondre au standard produit. Le standard va au standard. Le standard parle au standard. Et on ne s’en cache plus.

Je pensai à cette chose ce matin. Je me rappelai des campagnes publicitaires célébrant la politique de l’enfant unique, en Chine (1978). Une autre quête de standardisation .

Ces méthodes de propagande me déconcertent. Pour reprendre une expression de journaliste, les publicitaires sont décomplexés. On est là pour vous vendre, alors autant vous le dire tout de suite. Si vous pouviez rester dans la moyenne, on vous proposera un modèle idéal.

Tu vas rigoler, mais je préfère encore les pubs SFR, qui me font penser à toi, ou les pubs Golf, qui me font découvrir une jolie chanson, plutôt que cette mascarade infecte. Aux publi-communiqués de magazine télé, je préfère la prostitution artistique des pubs télévisées. Ai-je le choix ?

Parapluie.