En préparant les sacs pour la déchetterie, dans laquelle mon papa se rend la semaine prochaine, j’ai retrouvé la dernière lettre de la dernière femelle avec laquelle je suis sorti.
Elle indique le motif de notre rupture, dans un français digne de Vanessa dans Secret Story : Tu voulais le motif de ta rupture, ben c’est toi.
Adeline M., ne m’en veux pas de m’être acheté cette webcam un samedi après-midi à Dijon, et découvert par là-même que montrer son zizi à un autre garçon pouvait être très excitant.
Tu mourras sans jamais savoir ce avec quoi je remplissais les soirées que je ne passais à te remplir…
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rupture
In Brian-Kinneism on septembre 13, 2009 at 3:09In Uncategorized on décembre 13, 2008 at 4:39
je regarde les gens dans ce métro et aucun ne me paraît beau. ils ont tous plus de vingt-cinq ans. j’ai pas envie de vieillir. je me dis, j’ai eu un quart de siècle hier, et c’est peut-être trop tôt pour penser au suicide.
Je ne veux pas vieillir. Je prends des photos devant le miroir, comme pour me souvenir, dire dans dix ans, à l’imparfait, ma jeunesse. Je m’achète des crèmes qui font le teint juvénile, et du noir pour les yeux. Discrètement, je dis adieu à l’enfance et plonge dans la vieillesse.
Mais mon dieu, ne me fais pas adulte, ne me fais pas ridé.
Ce matin, j’ai vu deux fleuves, asséchés, comme ceux qu’on voit sur Mars, qui suivaient le tracé de mes yeux. Peut-être sont-ce des considérations de jeune demoiselle, oh non, savoir rester jeune, c’est le moteur du monde. De la sexualité. Sans jeunesse, plus de désir, que du sexe et des fluides.
J’ai pas envie de vieillir.
Tout cette réflexion de bas étage à cause du ipod que je lui ai volé, et qui contenait du Lynda Lemay.

The Living End, de Gregg Araki, au FFGLP.
In Darianism, Haïkuciné on novembre 9, 2008 at 4:13
des “minorités” : comme je hais ce terme, j’aurais préféré ls “invisibles” ou les “silencieux”.
Par exemple, les présidents qui sont noirs, et c’est bien (mais ces mêmes noirs ont voté pour la peine de mort et n’ont choisi aucun de leur conseiller de la même race qu’eux!), ou alors un président, qui est une femme, c’est bien aussi. Dans le même genre, il y a ce festival pour gays (Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris) qui présente des films faits par et/ou pour des gays. Sinon l’expression d’un communautarisme primaire ou l’occasion d’un visionnage de films érotiques de bas étage, je ne vois ce qu’un tel festival peut apporter à la gent homosexuelle.
Néanmoins, Araki au cinéma, c’est suffisamment rare pour ne pas se manquer. Et puis, un écart communautariste en pleine Obamania, personne ne m’en voudrait.
Ca se passe au petit Rex, dans le Grand Rex, à côté des Grands Boulevards. C’est mignon. Le film n’est pas projeté non sur pellicule mais en DVD… Je ne sais pas ce que cela change, mais j’ai eu le sentiment d’être baisé (8€ la place tout de même, pour regarder un DVD avec des gens qui ne sont même pas mes amis, dans un lieu qui n’est pas mon salon !). Même chose sur la fréquentation de la salle, que j’attendais bondée et forcément libidineuse : elle fut vide et peuplée de gens à moustaches et très minces.
Le film n’est qu’un Thelma et Louise “râté”. Quand Ridley Scott peint des personnages absurdes et qui découvrent l’absurdité de leur existence tout au long du métrage, Araki part de l’hypothèse que c’est la séropositivité de ses personnages, i.e. leur statut de malade, qui rend l’existence absurde. En gros, la philosophie est “il faut bien mourir de quelque chose”. C’est plat et vulgaire. Et finalement, pour l’époque, les deux pédés me semblent de beaux stéréotypes.
C’est donc ça, le festival gay de Paris ? Deuxième tentative ce soir, pour les courts.
Amsterdam, pour les hommes.
In Brian-Kinneism on novembre 8, 2008 at 12:56Amsterdam n’est pas une ville gay. Ou n’est plus.
Guide gay en ligne.
Nous y avons séjourné pendant la Leather Pride. Un truc annuel, en “pride”, censé célébré le cuir et ceux qui le portent.
Dès l’arrivée, nous dégotons dans un sex shop avoisinnant la Central Station un plan gratuit des lieux gays, plan publicitaire, donc qui n’indique pas tous les lieux avec la même ferveur. Un guide “officiel” existe, plusépais, qu’on a croisé à l’Intermale (Spuistraat 251), librairie gay (plus petite que Les mots à la bouche) très branchée pédophilie. Inutile me semble-t-il pour un petit séjour. Le quartier gay, Reguliersdwarsstraat, est désert en journée. En soirée, je ne sais pas.
Je me souviens d’un monsieur vieux, en cuir, qui passa tout près, avec ses deux loups blancs. Esthétique, mais imbaisables (chiens et maîtres).
Je me souviens de la Waarmstraat, la rue chaude du quartier rouge, avec ses vendeurs de wafles à trois euros, de pétards pre-rolled à 4,50 €, et ses deux magasins de “rubber” : RoB et Mr B. Ils vendent des godes en matière plastique noirs, énormes, bien entendu, et des combinaisons moulantes. Je ne sais pas où ce fétichisme prend sa source, ces formes m’évoquent surtout les combinaisons des techniciens de surface dans les camps de la mort (tout du moins imaginè-je qu’ils portaient ce genre de chose).
Leather pride oblige, la seule sex party qui semblait tenir la route confirma la sénilité de la gent masculine. On n’y rentra pas.
Cockring, Waarmoesstraat.
La vapeur ne fut pas salutaire. Loin des grottes indiennes et

moisies du Sun, le plus grand sauna amstellodamois (le prospectus le disait) ressemble à une piscine municipale qu’on aurait placé dans un hall de gare, cabines y compris. Nous y rencontrâmes trois Rotterdamois, seuls djeuns de la clientèle, et l’on préfèra s’ennivrer aux Olieballen et au Walk to Wok. A l’un deux je demandai ce qu’il fait dans la vie. Il répondis je suis fou, je suis en thérapie.
Thermos sauna, 14 €, Raamstraat 33.
Olieballen, 1€, Leidseplein.
Les bars ? Vides, ou alors peuplés d’urophiles.
Prik, Spuistraat 109.
Amsterdam me fait penser à ces vieilles affiches des années 70, avec des garçons moustachus arborant un sexe épais en mi-érection. Le poster a vieilli, les couleurs sont fânées, mais l’on garde le poster en souvenance d’une époque. Sous ses airs moins rock’n roll, Bruxelles fut plus bandant !
Epilation, mon amour.
In Carrie-Bradshawism on août 6, 2008 at 3:03
La douleur je l’attendais, aigue. Pas à la déco, on croirait un abattoir décoré par Valérie Damidot. Dans la salle d’attente, des dames aux jambes enrubannées comme autant de rouleaux de printemps, le regard interrogateur.
Ce qui m’a le plus étonné, c’est l’odeur de cochon grillé. Aujourd’hui était mon entretien d’information – gratuit – et le test de réaction de ma peau aux radiations LASER.
Après une heure d’attente, on vous fait remplir un formulaire et recopier un morceau de phrase, stipulant que le patient a bien été mis au courant des risques (très faibles). Prochain rendez-vous : lundi. Cette fois-ci, c’est la bonne, et le cochon, ce sera moi.
Le livre blanc, de Jean Cocteau. Bandant.
In Brian-Kinneism, Culturization on août 5, 2008 at 5:02Dans Tétu de cet été sont présentés quelques extraits d’auteurs qui ont écrit sur le sexe gay. Je ne connaissais pas Le Livre Blanc, de Jean Cocteau. Dans cet ouvrage, protéiforme dans son édition de poche puisque qu’il lui est associé d’autres textes (poèmes…) et dessins, Cocteau raconte la découverte de sa sexualité différente, dans le cadre du début du siècle dernier.Qu’il est facile pour les pédés du 21ème siècle, d’oublier avec quelles difficultés les rencontres entre garçons se faisaient, avant le PACS, le FHAR et la GAY pride. Chose amusante, il y avait même des FAP (filles à PD) !
Le pédéraste reconnaît le pédéraste comme le juif le juif. Il le devine sous le masque, et je me charge de le découvrir entre les lignes des livres les plus innocents. Cette passion est moins simple que les moralistes ne le supposent. Car, de même qu’il existe des femmes pédérastes, femmes à l’aspect de lesbiennes, mais recherchant les hommes de la manière spéciale dont les hommes les recherchent, de même il existe des pédérastes qui s’ignorent et vivent jusqu’à la fin dans un malaise qu’ils mettent sur le compte d’une santé débile ou d’un caractère ombrageux.
Entre autres amants réguliers, Cocteau évoque le vrai Dargelos (l’un des personnages de Les Enfants Terribles), en tout cas présenté comme tel : leur rencontre, leur bref flirt à la sortie d’un cours, et la mort de l’un des “amants”. Si l’homosexualité, dans le monde des grands, est répudiée, rien n’est moins sûr, si on lit Le Livre BLanc, concernant les jeunes pré-pubères. En tout cas jusqu’en classe de seconde…
Le livre se termine brusquement, comme s’il avait été avorté avant d’avoir été créé. Cocteau ne le signa pas, même une fois l’avoir illustré.
Je comprends fort bien qu’un idéal de termites comme l’idéal russe, qui vise au pluriel, condamne le singulier sous une des ses formes les plus hautes. Mais on n’empêchera pas certaines fleurs et certains fruits de n’être respirés et mangés que par les riches.
Epilation, j’écris ton nom.
In Carrie-Bradshawism on juillet 28, 2008 at 12:24
Pas de métaphore dans le titre.
L’une de mes préoccupations du moment, je dois bien l’avouer, est de trouver une méthode efficace, pas chère et sans douleur d’épilation du torse. J’avais déjà testé l’épilation des jambes, et même remarqué que nos voisins européens se préoccupaient eux aussi de leurs jambes lisses. Bien sûr il y a l’épilation laser, celle dont on fait la publicité dans les magazines gays et qui s’exposent dans les saunas (je n’y crois pas, moi, à une clientèle exclusivement imberbe).
Mais, le jeune prolo que je suis ne peut s’offrir les rafales d’ondes courtes. L’épilation Low Cost existe-t-elle ? Quand j’étais plus jeune, j’étais très rasoir pour faire la figue belle à mes prépubères folicules. Et là, bien-sûr, la voix de ma meilleure amie s’était élevée :
Si tu coupes, ça repoussera plus dru ! Tu es fou !
Plus dru, plus dru, soit. Alors, oui, ça a repoussé. Pas tellement plus dru, en fait, je crois que c’est la très ignoble légende urbaine. J’ai laissé poussé, sans que mes envies du retour de mon torse adolescent ne se soient envolées. La mauvaise idée, ça a été d’écouter mon autre meilleure amie, qui me proposa d’utiliser son épilateur (le truc en plastique avec des dents devant), non sur mes jambes mais sur mes frêles pectoraux.
Erreur. Douleur. Les petites dents qui arrachent par paquets mes poils, plus vigoureux que ceux d’une dame, je ne le voudrait pas même à mon ex-petit copain – par contre, à mon pire ennemi, oui, je pense à Romain, qui, en maternelle, m’avait ouvert le menton. Celui-ci arbore d’ailleurs une cicatrice depuis. Non, l’épilateur fraîchement acquis grâce à la complicité de la jeune femme sus-citée – qui m’avait accompagné au supermarché pour faire “couple hétéro qui décide de faire des travaux de jardinage – fut vite oublié en bas d’un meuble de salle de bain poussiéreux.
Restèrent les poils. Il y a une semaine, j’ai attaqué au rasoir. Rasage, gommage, hydratage quotidiens, ça fonctionnent à peu près, même si le résultat n’est pas parfait.
Mais je ne désespère pas. La séance laser, c’est 80 euros. Et il en faut 5 à 10 pour un truc définitif…
Soleil Ville
In Non classé on juillet 24, 2008 at 8:06
Pour lui, le sauna est l’inverse du supermarché : c’est le produit qui se déplace et qui tourne, le client, il s’assied, il attend. Et choisit.
Mais les shampoings anti-pelliculaires ?
Eux ne peuvent se permettre d’atterrir sur des crânes aux folicules pileux et peu neigeux.
Je me sens l’âme d’un shampoing pour chauves. L’arrêt de la cigarette, certainement.
Mad Max
In Haïkuciné on juillet 9, 2008 at 11:31
Quelle oeuvre pédéïsante !
Je me suis surpris à apprécier ce film de grosses voitures et de courses poursuites, avec ses bears, son cuir qui frotte (on n’entend que ça), et surtout Mel, dans sa vingtaine. Le seul film qui donne l’envie de coucher avec ce garçon….
MAD MAX, de George Miller, à l’Espace Saint Michel.
Gay pride.
In Non classé on juin 28, 2008 at 5:30Les filles à pédés.
In Non classé on juin 8, 2008 at 9:13
Un billet en appelant un autre, celui-ci m’amène à cette pensée de deux jours âgée.
Une collègue (jeune, sex and rock n’ roll attitude, attitude qui justifie la possibilité d’une amitié professionnelle, ce qui semblait impossible dans mon milieu) m’expliquait, en se grillant une cigarette devant L’Ogre à Plumes, qu’elle était une fille à pédés.
Une fille à pédés, littéralement, bien que l’expression n’apparaisse pas dans le dictionnaire de l’Académie Française (pourtant, certains immortels seraint dit-on au fait des pratiques pédérastes), c’est une fille qui fréquente – malgré elle et de façon quasi-exclusive – la gent homosexuelle. Des pédés, des gays, voire des hétéros, mais refoulés, indiscutablement, obligatoirement. Comme une loi de la nature qu’on tairait à leur naissance, les filles à pédés attirent le fan de Mylène Farmer comme la reine des abeilles sait s’entourer d’asexuées petites ouvrières. Les frelons, mis à l’écart, en sont réduits à agiter de leur dard, mais jamais la reine ne se libère de ses petits acolytes collants et honorer ces scabreuses invitations.
C’est entendu, la vie sexuelle de la fille à pédés est réduite souvent à l’évocation d’un ex, un ex parti en rejoindre une Maïa étrange dans un pays autre. Parce que la fille à pédés, souvent, est une pauvre fille, qui en plus d’être seule, souffrant d’une frustration sexuelle presque pathétique, n’attire que des gays qui jamais ne pourront la combler (en l’aspergeant de leur divine semence, puis en dansant autour, tels que font les hétéros quand ils font l’amour. J’ai lu ça dans un livre, oui, oui.)
Non, la fille à pédés est une fille seule.
Mais accompagnée de folles.
Le pire, pour la fille à pédés, c’est qu’elle souvent tout aussi pédé que ses conasses de copines. Elle réagit non comme une fille, mais comme une tata. Par exemple, récemment, ma copine, elle a fait dans la même journée une expo d’art moderne et Sex and the city le film. Ma copine, elle veut vivre à Paris, et même, pour s’y acheter un appart, s’est pacsée. Avec son coloc. Gay. Bien entendu.
Bref. C’est une bobo, une bourgeoise bof. Une fille à pédé, autrement dit. Et forcément adorable. Et oui, pédé je suis, comment pourrais-je combattre ?
[Image : Les toilettes de l'Ogre, j'en ai pissé de rire]
Chris Garneau au théâtre de la Bastille
In Non classé on juin 6, 2008 at 11:05
Je n’étais jamais allé à un concert de Nian-nian. Au pays des Nians-nians, il y a les James Blunt, les Jeff Buckley, les Raphaël.
Bref, les mecs à bonnets, slim et pédés comme des phoques qui chantent de la purée pour midinnettes trentenaires.
J’en suis, de celles-là. Je me James-Bluntise très régulièrement. Souvent le matin. Je fume, et buvant mon Prince Wladimir, je fais semblant de comprendre les paroles. Nonchalamment, je me dis que j’aime ces longs adverbes, que j’aime aussi mes ex, enfin non. Que j’aime le fait de penser à eux comme à des ex. Enfin ces trucs…
Mais de là à me déplacer, voire s’en gargariser virtuellement sur mon blog. Peur de quoi ? De dormir, d’avoir envie de cloper peut-être. Ca se danse pas, alors on fait quoi ? On écoute, et puis on applaudit. Quelle horreur.
Mais on m’a offert une place. Pour mercredi dernier. Et malgré nos acariens chéris, on s’est rendus au Théâtre Bastille, l’heureux donateur et moi-même.
Tout d’abord, cher Chris, il faut que tu le saches. Les mecs à slim ont un corps semblables à leur falzar, je veux dire… Mince. Ton postérieur est trop proéminent, cher, et l’erreur de goût est inesthétique au possible. A te la jouer bonnard de 15 ans dans les Inrocks, c’est je pense profondément choquant pour ton public de ne retrouver en live qu’un petit cochon. En slim. Et New Yorkais Mais un petit cochon.
Mais ta voix, mon cher Chris, ta voix. Et ce piano, les deux violloncellistes (Maï copaînes from NYC) , les private jokes à la fin, le jeu autour du complexe d’Alice. Mon dieu, seigneur. J’ai kiffé comme dirait Baudelaire.
Et oui. C’était bon. Et j’ai pleuré à chaudes larmes. Sur Relief, parce que, dans les paroles que je ne comprends pas, je voyais la mer, l’amitié, et un ami mort.
On ne se refait pas.
Parapluie.
Chez d’autres midinettes :
[Matoo][Freaky Doll][SLPLP]
Sex and the city, le film
In Haïkuciné on mai 29, 2008 at 8:45
Une queue monumentale, hier, à Châtelet. Des dindes et des tatas en couple.
Plus trop du Sex and the city, mais clairement un Love and the city, limite fleur bleue par certains aspects (le mot de passe…)
Restent de bons dialogues, et pour une adaptation qui s’annonçait délicate, c’est réussi. Quelques baisses dans le rythme de l’intrigue, mais jamais on ne s’ennuie. Pour les fans de la série, qui regretteront, sils me permettent de parler à leur place, la sex attitude de la série.
A noter que les scénaristes ont su éviter la peau de banane narrative qui aurait consisté à faire de Sex and the city une comédie sur la crise de la cinquantaine. Non, Samantha Fox, malgré ses 50 bougies qu’elle souffle à la fin du film, garde son côté pétillant et nympho-loufoque… La moisissure, ce sera pour la soixantaine !
Chez les autres :
La mauvaise langue, Le vibro-masseur, Le Londonien, et le reste de la blogaysphere.
A Madrid, il fait beau.
In Non classé on avril 29, 2008 at 7:29Retour en France. 13 degrés. RER, 13 euros pour rentrée (1,60 euros à Madrid). Un mec bizarre écoute tout fort son téléphone portable (A Madrid, très peu ou pas de contrôle dans les métros parce que les gens y sont honnêtes). Retour à la chambre de banlieue, colocation, 300 euros par mois en liquide (A Madrid, un appartement en colocation et situé au centre ville est à 300 euros).
Envie de partir à l’étranger à chaque fois que j’en rentre.
Paris. Le Marais. Tarlouzes en Hugo Boss. Boîtes rares et fermées aux PD qui s’habillent chez Jules. Petits bourgeois détestables. Ca me débecte.
Madrid. Brûlures sur la piste de danse. Chaleureuses tatas en t-shirts moulants à La Boîte. Des garçons qui se tiennent par la main à chaque coin de rue. Une ville gay et un quartier super gay en prime. Avec des PD qui font la fête dans la rue. Un soupçon d’Almodovar dans quelques regards féminins. Comme j’aime ce Madrid.
Je hais Paris quand je suis dehors.
Pourtant, tellement hâte d’être à juillet, ce jour où je quitterais cette chose pour que la capitale soit mienne. L’Ile de France. La banlieue. Le RER D. Les garçons en sur-vêtements. L’hétérophilie ambiante et naturelle. Dans ce beau merdier.
Je vous donne à l’oubli.
Reste qu’il fait treize degrés.
La prochaine fois : München.
Mais chut !
A plus tard. Mes amitiés au Cantal.
Parapluie
En la casa de los otros :
[Le Bourgeois][Max Le Mans]
Raconter ma laïfe
In Non classé on avril 23, 2008 at 10:14Je pars pour Madrid demain.
Je laisse en France le père qui ne veut pas encore entendre que son fils est PD. Je ne veux plus expliquer. J’en ai marre de faire le pédagogue pédé, le pédégogue, marre de colporter la bonne parole humaniste dans les contrées reculées de la Nièvre, marre de combattre le foutu déterminisme des bouseux.
Ici se reproduit la pire espèce de racistes, d’homophobes et de gauchistes de France. Ca me débecte. Je n’en peux plus de souffrir de me taire, de vivre ma sexualité et tout le reste d’une manière tout aussi ordianire et banale que mes concitoyens léogartiens. J’ai le droit d’avoir une vie chiante ! C’est tout de même bizarre que chaque jour passé dans la Nièvre ressemble à un épisode de Queer as folk ! Et non aux séquences avec Brian, crois-moi !
Je te raconterai.
Parapluie.
PS : Lis ça, c’est bien.
Le coeur a ses raisons : Anne Dorval sans le maquillage !
In Uncategorized on mars 9, 2008 at 9:56Sur un fauteuil, poupou.
| Anne Dorval | ![]() |
![]() |
| Mar Labrèche | ![]() |
![]() |
| Sophie Faucher | ![]() |
![]() |
| Michèle Deslauriers | ![]() |
![]() |
| Flatsy | ![]() |
![]() |
Sont-elles belles ? Je pense sincèrement qu’Anne Dorval, la cultissime Criquette, a l’aura suffisante pour devenir une icône gay à côté de Madonna et Fanny Ardant. Tu trouveras d’ailleurs ci-dessous une interview d’Anne qui parle québécois (et sans sous-titre) :
A plus tard.
Parapluie
(*) : état végétatif.
Bruxelles, discrètement gay friendly
In Non classé on mars 5, 2008 at 2:06Nous y avons passé trois jours, hébergés en auberge de jeunesse pour 15€ la nuit (et par personne).
J’aime Bruxelles, j’aime les gens dedans le centre de la ville, j’aime l’absence de flics, j’aime la facilité et les cafés bons marchés. Ce voyage à Bruxelles m’a permis de comprendre ce à quoi faisait référence les gens de France qui se plaignent de la baisse de leur pouvoir d’achat. Sur la Grand Place, plein centre ville de Bruxelles, un coca-cola en terrasse ne coûte que deux euros et vingt cents. Un 106 m² rue de la plume, plein centre de Bruxelles coûte 760 euros, charges comprises. Pas de caution à payer, pas de fiches de paie à fournir, pas de mots des parents attestant de la propreté de leur enfant. C’en est dérangeant, pour moi qui désire l’année prochaine m’installer à Paris. A ce prix là, et dans un quartier équivalent, je ne peux qu’espérer un 25m².
Et le milieu gay à Bruxelles ? Très discret, il est composé d’une vingtaine de lieux très divers disséminés dans la capitale belge. Si nous avons choisi le séjour belge plutôt que néerlandais prévu au départ, en plus de l’aspect financier, c’est aussi par l’agguicheuse Gay Naked Party dont quelques blogs PD font l’éloge. Un dimanche par mois est organisé une sorte de joyeuse partie dans un club échangiste hétérosexuel les autres jours de la semaine. Ce club, le Cocoon (10€ l’entrée), est très grand, propre, bien décoré, l’accueil est (très) agréable (Ah, Marco, l’Albanie…) et les consommations peu chères (5,5 euros les whisky coca). Par contre, les garçons sont plutôt agés, même s’il y a moyen de s’amuser… Certains deuxièmes dimanches du mois, ce sont des Gay Young Nakes Party qui sont organisées… Ouvertes aux gays de 18 à 35 ans. Tout un programme.
Arrivé à Bruxelles, et si tu veux croiser quelques PD, je te conseille de te rendre au Page 69, une librairie PD au vendeur charmant qui nous a fourni une carte des lieux gays gratuitement. Il n’existe pas de guide gay belge.
Deux jours, c’est très court mais adéquat pour ne pas commencer à s’ennuyer. Bruxelles n’est pas une grande métropole à la façon Paris ou Londres, c’est plutôt un petit bourg aux banlieues non délaissées telles qu’elles peuvent l’être en notre capitale. Cela implique que les services ne sont pas tous regroupés en centre ville. Par exemple, le sauna Spades4our (10€ l’entrée), immense et très bien fréquenté (jamais vu autant de beaux gosses en une seule soirée) est situé à 20 minutes à pied du centre.
Le seul reproche est l’absence totale de prévention rupestre, et parfois de préservatifs accessibles en des lieux qui pourtant poussent aux vices.
A part le vent, vive Bruxelles.
Parapluie
Les derniers fumoirs
In Non classé on janvier 14, 2008 at 11:28Le Lundi 14 Janvier 2007.
A vrai dire, les rollers ne sont pas son truc. Deux cents mètres en 1h30, c’était assez fastidieux. Rollers, je vous garde en souvenir.
Ah ! Lire Duras et Beckett sur une terrasse dans le Marais, mater ceux qui te matent. Ah.
C’est souvent.
Pour fumer à Paris, dans des lieux habités, c’est le choc thermique : la terrasse en plein hiver ou le hammam masculin.
Allez, au collège !
Parapluie.
"The Rocky Horror Picture Show" ou le cinéma participatif.
In Haïkuciné on septembre 24, 2007 at 7:29Le Samedi 22 Septembre 2007.
C’est juste le bouche à oreille, rien de plus… Car samedi soir, j’étais avec l’ami particulaire dans un cinéma du V. Il me convia à ce qu’il avait décrit comme une comédie musicale avec des fans qui y viennent déguisés. Autant dire que je ne savais rien de ce qui m’attendait.
Ce truc est d’une énergie incroyable. Ces “fans”, mais j’emploierais plus aisément le terme fanatiques, prennent le cinéma pour une scène de théâtre et font d’une comédie musicale cultissime un spectacle loufoque à l’humour gentiment graveleux. Les Sweet Transvestites connaissent par coeur le film, chaque petit détail que le lambda spectateur inculte que je suis n’eût pu apprécié lors d’un visionnage classique. Ils s’amusent de tout, transforment les dialogues, se jouent des ombres et des seconds plans, apprivoisent chacune des transitions d’une manière loufoque, parfois même poétique. Je ne regarderais plus jamais le générique de la 20th Century Fox de la même manière…
Le monsieur qui joue Frank a des jambes et des hanches aux saillances envoûtantes ce qui, tu en conviendras, n’était pas pour me déplaire. Bref, pour 7,80 euros, ces bénévoles offrent une représentation bien plus supérieure et sincère qu’un quelconque mauvais théâtre parisien, mais sans l’aval des chaînes de télévision. Il faut donc faire marcher le bouche à oreille !
Bien sûr, sur les quelques dix comédiens, certains sont plus ou moins bons, d’autres sont invisibles… Mais peu importe. Chacun transmet à son public l’énergie et la passion qu’il a pour l’oeuvre cinématographique parodiée et son esthétique envoutante (et oui, même le film est bon !)
Tous au Rocky Horror Picture Show !
Je te transmets deux photos. Sur l’une d’elle, on voit une scène jouée sur l’écran, et son subsitut en direct devant l’écran. L’autre photo, c’est pour t’indiquer la salle du Studio Galande. Toute petite salle qui est mis à mal lors de ces séances hebdomadaires. Car dans The Rocky Horror Picture Show, il y a deux mariages et un orage. Et pendant les mariages on jette du riz, et pendant les orages, de l’eau ! Ce qui fait, au final, un joyeux bordel !
Et que c’est bon, rire.
Parapluie.
La viande, partout.
In Non classé on septembre 17, 2007 at 6:16
A Combs La Ville,Le lundi 17 Septembre 2007.
Imparfait du subjonctif mis à part, et qui d’ailleurs me hante depuis la discussion d’hier, je fus ce matin l’acteur d’une scène assez formidable. Et parisienne, puisse-t’il en être autrement ?
Je cherchais ma voiture, garée dans le Vème arrondissement. A un feu piéton rouge, un garçon en moto me frôla, et nos regards. Un beau garçon, je pense. Il rangeai sa moto derrière moi pendant que je patientais, et m’interpella : “Eh ! Dis moi, j’peux te poser une question ?”
Je me retournai et me rapprochai. Il expliqua : “Dis, j’ai une question hyper indiscrète à te poser. Prends-le pas mal, mais… T’es gay ?”
Suite à ma réponse affirmative, il me questionne ardemment :
” -Et tu fais quoi dans la vie ?
- Prof de physique.
-Ah ! C’est bien ça ! Et t’es de Paris ?
- Non, je suis prof en banlieue…
- Ah OK… Et tu faisais quoi sur Paris ?
- Hier j’étais au concert de Brigitte Fontaine.
- Seul… ?
- Euh… Non. Enfin, avec un ami.
- Ah OK. Bon, t’es pas de Paris, c’est dommage. C’est vraiment pas possible. Salut !
“
Et le bonhomme se détourna, retournant à ses occupations quelconque de coursier. Je m’éloignais, avant qu’il ne s’assurât que je n’avais pas mal pris son refus incompréhensible. Je lui répondai que j(avais trouvé cela amusant. Après une petite réflexion, je ne peux que rapprocher ce contact assez cavalier (ou plutôt motorisé) des relations qui naissent sur MSN. C’était pendant longtemps les messageries instantannées qui imitaient le réel. On se demandait son prénom, parfois on disait “Enchanté” et on discutait, avec bien évidemment l’arrière pensée au fond du slip. Et puis, il a fallu rentabiliser ses contacts. Dorénavant, c’est “salut, ASV? Act ou Pass ?”
Qui sait si la question de mon attitude sexuelle n’ait été posée si j’avais été parisien. Rencontrer un beau garçon, qui n’en n’a pas rêvé ? Qu’il s’arrête et engage de lui-même la conversation… Miam ! Mais un tel manque de correction se chargea de revoir mon jugement : ce fut amusant, mon ami, mais vous êtes détestable.
Bref. Le concert de la vieille était loufoque et absurde. Le personnage de Brigitte Fontaine, dans sa robe de corbeau, me plaît, finalement. Quel plaisir ce fut que d’assister à un tel spectacle sans en connaître l’artiste ! C’est comme aller au cinéma voir un film dont personne n’a parlé. Je n’avais pas un souvenir très net de ce qu’était Brigitte Fontaine, de son absurdité, de son amour des beaux mots.
J’ai passé une soirée formidable et très fluviale, même si la péniche La Balle au Bond ne se prête guère aux performances acoustiques de la vieille dame.
Au plaisir.
Parapluie
Francilien !
In Non classé on septembre 10, 2007 at 10:24Le 31 août 2007.
J’y découvre l’intérêt des automobilistes pour les immatriculations “58″, leur habilité à coller leur pare-choc avant au mien arrière, comme pour dire, hohant la tête : Encore un conard de la province qui connait rien à la vie, qui ne sait pas que le temps c’est de l’argent, et qu’en ville on roule à 70.
Parce qu’on est Francilien en Ile de France. On bosse tous sur Paris, et puis le soir on rentre dans nos cités dortoir. Des cités muettes. Mais on s’en moque parce qu’on ne sait plus entendre.
Ah! Et je goûte à Paname. Que j’aime ma capitale. Les expos, les théâtres qui jouent du Ionesco depuis trente ans, les gens qui lisent au Lux, les clodos qui vendent des livres dans le 5ème, les églises hétéroclytes et le reste homophilisant ! L’expo Pierre et Gilles pour commencer, au Jeu de Paume. Sans intérêt, sinon celui de voir quelques minets à poil. Je ne garderai de cette exposition de peinture sur photo (ou de photo sur peinture, ou de photoshop mal imprimé) que la vision assez érotique d’un éphèbe vacher qui urine dans un pré. Quant au reste, on se croirait dans un magasin de cadres. Tu sais, ces magasins qui mettent de fausses images dans les cadres pour les vendre.
Et puis le Sun City. Bof. Pas pire, pas mieux que quelques autres lieux de volupté de province. Sauf qu’en province, le garçon qui mate les allers et venue ne te propose pas de la cocaïne.
Je m’amuse terriblement. Parce qu’accompagné de la plus belle manière qui soit. Ou pas. Mais libre.
A bientôt.
Parapluie.


























