Parapluie

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Nausicaa de la Vallée du Vent, à la Filmo.

In Uncategorized on avril 19, 2009 at 1:22

Je me rappelle cette conférence aux Arts & Métiers sur le réchauffement climatique, mesuré par l’intermédiaire de carottages dans les glaces des pôles.
Je me rappelle le spécialiste qui disait qu’il n’existait pas de processus naturel qui compenserait une surproduction de carbone atmosphérique. Que le phénomène irait en s’amplifiant, le taux de CO2 participant à l’effet de serre, la température augmentant, diminuerait la solubilité du dioxyde de carbone dans l’eau, qui réduirait par là même la capacité d’absorption du plancton.

25 ans avant, Miyazaki inventait une forêt de moisissures qui consomme les restes de la pollution des hommes. Hommes toujours aussi cupides pour s’entretuer et vouloir détruire la forêt. On est vraiment une espèce à la con.

Demain, Le Château Ambulant, 15h50, Filmo.

Taxi dans la nuit, taxi dans Paris.

In Uncategorized on novembre 16, 2008 at 1:30

- Et là, on est où ?

- Bastille.

- Et là ?

- Saint Jacques.

- Non, onze yeuros. Je souis passé pale pont d’Australiz pace quya des travaux.

J’ai pris le taxi, à Paris. De La Bellevilloise jusqu’à Censier. Je suis Vincent Lindon dans La Moustache d’E. Carrère, et je vais chez mes parents, et eux, disparus. Je suis F. Luchini dans Paris de C. Klapisch, le regard perdu dans les arches du pont Marie, et cette étudiante qu’il baisa. Je suis Valeria Bruni Tedeschi dans actrices et je rejoins l’île de la Cité, et m’y jeter.

Le taxi, symbole suprême, comme un adoubement de ma nouvelle vie parisienne. Pendant un quart d’heure, je m’y suis cru, comme dirait mon père.

In Carrie-Bradshawism on octobre 5, 2008 at 3:13

Parisianisme.

Ce doit vouloir dire se réunir dans les rues, dans les queues, devant des églises, ou sur des places, des millions, à attendre la nuit qu’on a dit blanche, à la radio.

Nous avons mangé une glace Amorino. Ai contemplé ces bonbons à 9 euros la boîte.

Cours de sup, particulier. Cerveau cuit.

Richard Avedon, au Jeu de Paume.

In Culturization on août 6, 2008 at 6:59

J’ai posé une série de “non” : non aux jolies lumières, non aux compositions trop apparentes, non à la séduction des poses ou à la narration. Et tous ces “non” m’ont conduit à des “oui” : un fond blanc, un sujet qui m’intéresse, et le courant qui passe entre lui et moi.

Richard Avedon, 1994

Il amusant de voir deux expositions si opposées l’une de l’autre. Avedon, c’est de l’anti-Leibovitz assumé. Pas de mis en scène, ou alors invisible, pas de chi’chi, d’accessoires ou de fioritures. Juste un regard, une tête, de la crasse, les poils qui sortent du nez, le portrait, simplement.

Une exposition qui débute par un diptyque de Samuel Beckett ne pouvait que me plaire. Et le fait de l’avoir visitée en quatrième vitesse, parce qu’il y avait énormément de monde, n’était pas pour me déplaire (je suis de ceux qui ont peur de s’ennuyer à un concert de jazz ou à une expo photo). Le travail le plus impressionant de Avedon est présenté à l’étage, dans une série intitulée “In the american west”. Ici sont regroupés quelques un des 752 clichés pris à cette ocasion. Sont représentés de nombreux anonymes, associés à leur métier. Ce Billy Mudd, au front ridé et ses fils très mignons est bien-sûr mineur de charbon. C’est le temps et la poussière qu’on voit à l’oeuvre, le travail aussi et son alliénation des corps qui sont exposés. L’apiculteur et ses abeilles inoffensives, ce dépeceur de serpents de treize ans, couvert de leurs tripes, des formes qui touchent le regard.

Des mineurs, sur fond blanc.

Quand nous sommes sortis, une dame (une bourgeoise), a dit à ses copines :

Oh, tu as vu cette lumière ! Et si on prenait une photo ?!

Quelle connasse.

Bataille d’oreillers dans le métro.

In Darianism on juillet 31, 2008 at 1:35

Les publicitaires s’attaquent à une nouvelle cible : les libertins, et les gays. Si l’on considère que cela ne réprésente que 20% tout au plus de la population (dix pour cent de pédés, 30 pour cent de libertins, et comme ces deux ensembles ont une intersection non vide, les enfants exceptés (qui ne sont pas solvables), on arrive bien à 10%), à quoi jouent-ils ? La carte de l’humour ? La provoque ?

Je me sens visé par cette campagne… Mais je suis déjà équipé ! (en oreiller, j’entends)

Faux-semblants, de David Cronenberg, à la Filmo.

In Haïkuciné on juillet 27, 2008 at 10:37

Première heure très longue. Deuxième partie terrifiante.

Jeremy Irons est un génie. Un Cronenberg, dans sa phase “j’aime le sang et les organes qui font blurp-blurp”.

C’était bon.

Faux-semblants, un film de David Cronenberg, dans le cadre de sa rétrospective à la Filmothèque.

Lemming, au Grand Action : le film fantastique mais français.

In Haïkuciné on juillet 26, 2008 at 3:09


Lemming, de Dominik Moll. Comme son film.
Un film fantastique mais français, et c’est risquer le pléonasme que préciser que le genre n’est là que pour justifier des pincettes grosses comme cuisses de Michael Johnson.

J’ai moi-même envie de réaliser un film fantastique mais français. Ce serait l’histoire de Gabriel Piemontais (comme la salade, mais au masculin) qui un jour, retrouverait sa voiture abandonnée (comme le capitaine, mais au féminin) au milieu d’un champ de pomme de terre. Sur la plage arrière, il trouverait une escalope de dinde.
Mon film s’appellerait “Escalope de dinde”.
Pour éviter que les spectateurs ne fuient avant le générique, je mettrais dans le rôle de la femme de Piémontais (qui n’est pas piémontaise, car sinon, ce serait une salade. Quoique, escalope salade, c’est pas mal) : Fanny Ardant. Je l’entends déjà qui dirait :

Mais enfin, Gabriel, ce n’est pas de la dinde. C’est du poulet, poulet.

tout en crachant le résidu monoxydé d’une taf trop longue tirée d’une gitane maïs light et sans filtre.

Mais j’ai la décence de me retenir.

Des César chez Cartier

In Non classé on juillet 25, 2008 at 12:08



Sensation différente pour cette “anthologie” de César à la fondation Cartier, mise en place par Jean Nouvel. Je n’ai pas vomi, alors que c’est bien l’art qu’on dit contemporain. Enfin, vomir, non que je trouve l’art de maintenant mauvais, mais en voir me fait parfois l’effet du lait : je “porte au coeur” comme disait maman.

César, c’est cool.
Il fait des pouces géants en bronze, des trucs qui coulent en polyuréthane, et des carrosseries de voitures neuves compressées. Bref, de l’inutile, du gigantesque, et du conceptuel. Et ça a de la gueule. Ce que j’ai préféré : les tas d’ordures, dans la cour, qui sont le résultat d’un mois de récolte des lectures des habitants de Bâle. Ça, c’est de l’art engagé qui dénonce ! (j’ai failli écrire mdr, je m’excuse pour la qualité de rédaction en grave péril). Seulement, nulle part n’est spécifié si les extincteurs, qui trônent à proximité du tas, font partie de l’oeuvre….

J’ai ramené un souvenir (entre parenthèses – ah, c’est fait – vive l’art participatif) :

César, Anthologie par Jean Nouvel, à la fondation Cartier. Gratuit le jeudi après-midi.

Fausse bonne idée

In Non classé on juillet 14, 2008 at 10:03

La bonne idée : aller voir le feu d’artifice du Sacré Coeur, à Montmartre.
La fausse bonne idée : attendre avec 2000 personnes un feu qui ne part pas, parce que l’orientation est mauvaise et qu’un arbre cache la Tour Eiffel.

Le métro, un soir de 14 Juillet, est vide. Ah, tiens, une pub de matelas avec deux garçons.

Soirée de ….

Paris 90210

In Non classé on juillet 7, 2008 at 2:56

Un peu de kitchissime… Je vous laisse remarquer où les costumiers ont disposé le béret institutionnel.
Dans quel quartier sont-elles ? Parce que c’est vraiment laid. Bercy village ?

Les ex et le deuil.

In Non classé on juillet 4, 2008 at 2:40

On ne devrait plus utiliser ce mot d’ “ex”. On devrait le brûler, avec le reste, et brûler aussi cette ex-pression : “faire le deuil”.
Flinguer les créateurs de Facebook, les tag en tous genres, ceux qui vous ramènent à une vie passée qu’on voudrait oubliée.

Sage chanson de Camille. Les ex, les ex, c’est sexy.

J’aime trop les boîtes et les souvenirs qui s’y cachent pour savoir le faire, le deuil. Ce déménagement, et l’euphorie, sans doute s’y cache la volonté d’en finir avec le deuil.

Je voudrais être sans mémoire.

Hier, j’ai mis une heure à trouver ma voiture, et le fait que je sois en vélib, sans vraiment m’avancer, ajouta une heure à mon retard sur le sommeil car il fallut trouver une station de retour. Mais Paris, la nuit, ça a de la gueule.
J’ai descendu Mouffetard, les cheveux dans le vent, les yeux inondés et salés par l’air en mouvement. Enfant, j’aimais mes cheveux longs pour que, lorsque je saurais voler, ils fassent comme les drapeaux : flotter.

Ce soir, cheveux en berne.

Mais chut. Ma lettre préférée m’attend.

Fils de pub.

In Non classé on juin 29, 2008 at 11:34

Le flot d’informations visuelles en milieu urbain est contant et intense, et amène parfois à des associations intrigantes et étranges.
Il y a, dans la rue Mouffetard, un restaurant qui s’appelle le Bûcher. Un panneau lumineux, dans sa devanture, indique :

Salle climatisée.

Gay pride.

In Non classé on juin 28, 2008 at 5:30



Premier jour à Paris. Gaypride et capotes gratuites.

SMS de ma maman :

Ne me dis pas que tu vas à ce genre de manifestations !

Et bien oui. Seul regret : ne pas avoir vu à quoi ressemblait en vrai VS ou matoo ou Frog.

Ascenceur social.

In Non classé on juin 25, 2008 at 9:25


Vous savez, le garant s’il fait du 2000, 3000 euros par mois, ce n’est même pas la peine.

dit une propriétaire parisienne, au sujet d’une location d’un F2 pourri dans le XIX.

Le lendemain, première visite, premier coup de coeur, bien sûr, c’est dans le Cinqième. Il y a la Filmo à deux pas, il y a Mouffetard en bas de l’escalier, la fac de J. est dans notre rue.

Le proprio accepte, puis, une semaine après, se rétracte. Je me sens triste, le soir. Je ne dors pas. Je pense à mes petites études, au travail, aux années passées sous la lampe de bureau à combler des capacités moyennes par un labeur d’acharné. D’écorché. On me refuse la place des grands hommes. Pas d’ascenseur dans le Panthéon.

Je suis inutile au pays des garants à plus de 3000 euros. Il ne fait pas bon vouloir vivre à Paris avec des parents au salaire trop petit.

Deux jours plus tard. Nous faisons la queue dans le XV pour visiter un truc sans intérêt mais tout aussi cher que le si désiré “Appart rue Censier” comme on l’appelle. Ca sonne. Le proprio, celui de Censier. Il nous dit qu’il n’a trouvé personne. D’intéressant.

C’est con , mais j’en ai frissonné.

J’ai de la chance. Dimanche, je suis Parisien.

Parapluie.

Chris Garneau au théâtre de la Bastille

In Non classé on juin 6, 2008 at 11:05

Je n’étais jamais allé à un concert de Nian-nian. Au pays des Nians-nians, il y a les James Blunt, les Jeff Buckley, les Raphaël.
Bref, les mecs à bonnets, slim et pédés comme des phoques qui chantent de la purée pour midinnettes trentenaires.

J’en suis, de celles-là. Je me James-Bluntise très régulièrement. Souvent le matin. Je fume, et buvant mon Prince Wladimir, je fais semblant de comprendre les paroles. Nonchalamment, je me dis que j’aime ces longs adverbes, que j’aime aussi mes ex, enfin non. Que j’aime le fait de penser à eux comme à des ex. Enfin ces trucs…

Mais de là à me déplacer, voire s’en gargariser virtuellement sur mon blog. Peur de quoi ? De dormir, d’avoir envie de cloper peut-être. Ca se danse pas, alors on fait quoi ? On écoute, et puis on applaudit. Quelle horreur.

Mais on m’a offert une place. Pour mercredi dernier. Et malgré nos acariens chéris, on s’est rendus au Théâtre Bastille, l’heureux donateur et moi-même.

Tout d’abord, cher Chris, il faut que tu le saches. Les mecs à slim ont un corps semblables à leur falzar, je veux dire… Mince. Ton postérieur est trop proéminent, cher, et l’erreur de goût est inesthétique au possible. A te la jouer bonnard de 15 ans dans les Inrocks, c’est je pense profondément choquant pour ton public de ne retrouver en live qu’un petit cochon. En slim. Et New Yorkais Mais un petit cochon.
Mais ta voix, mon cher Chris, ta voix. Et ce piano, les deux violloncellistes (Maï copaînes from NYC) , les private jokes à la fin, le jeu autour du complexe d’Alice. Mon dieu, seigneur. J’ai kiffé comme dirait Baudelaire.

Et oui. C’était bon. Et j’ai pleuré à chaudes larmes. Sur Relief, parce que, dans les paroles que je ne comprends pas, je voyais la mer, l’amitié, et un ami mort.

On ne se refait pas.

Parapluie.

Chez d’autres midinettes :
[Matoo][Freaky Doll][SLPLP]

Besoin de m’électroménager.

In Non classé on mai 2, 2008 at 1:24
Jérémy,

Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment.

Je pense appartement, peinture, lave-linge et lave-vaisselle (le rêve de toutes mes études, sur le point de se réaliser).
Je regarde le prix des apparts, des loyers, je compare le prix du mètre carré avec les autres capitales.
Quand je vais faire caca chez mes parents, je ne prends plus T7J à lire mais Prima Maison (dont sont issues les photos, d’ailleurs).
Je m’intéresse même au prix dans les Monoprix, m’interroge sur la nécessité d’une voiture, l’obligation de la carte orange.
Je dis “Je vais vivre là-bas” et soupire avec les gens quand ils disent “j’irais bien aussi, mais tu comprends, avec des enfants”.
J’apprends à situer les arrondissements, à dire “Il se fait pas chier !” quand à la télé on entend “Seizième”, ou encore “Ouh la la” quand on entend vingtième. Ca m’avait toujours fasiné chez les autres, ce don d’associer un nombre à une expression.
J’imagine un budget sur mon salaire de fonctionnaire, ce que je n’ai jamais fait, avec 600 euros de loyer en moins.
Je cherche un F2 pour deux, avec une seule chambre.
Je suis… Enceint, je crois.

De la capitale, mon cher.

Ou de toi !

Oh my god !

Plus que trois mois.

Parapluie

A tombeau ouvert

In Haïkuciné on avril 19, 2008 at 9:19

La Filmothèque à Paris V propose une rétrospective Martin Scorsese, dans le cadre de la sortie de son dernier film, Shine a light.
A tombeau ouvert est un film qui essouffle le spectateur, le plonge dans un coma éthylique mais extatique, qui est un coma très particulier.
Un chef d’oeuvre, j’ai le droit de dire ?
Pour la référence un peu cheap, on dirait un épisode d’Urgences classé 3 sept dans T7J, en plus trashy peut-être…

Bruxelles, discrètement gay friendly

In Non classé on mars 5, 2008 at 2:06
Le Lundi 3 Mars 2007,
A Bruxelles.

Cher D.,

Connais-tu Bruxelles ? Car les lieux à haute valeur culturelle ajoutée que nous visitâmes sont de ton orientation. Et la ville te plairait.
Nous y avons passé trois jours, hébergés en auberge de jeunesse pour 15€ la nuit (et par personne).
J’aime Bruxelles, j’aime les gens dedans le centre de la ville, j’aime l’absence de flics, j’aime la facilité et les cafés bons marchés. Ce voyage à Bruxelles m’a permis de comprendre ce à quoi faisait référence les gens de France qui se plaignent de la baisse de leur pouvoir d’achat. Sur la Grand Place, plein centre ville de Bruxelles, un coca-cola en terrasse ne coûte que deux euros et vingt cents. Un 106 m² rue de la plume, plein centre de Bruxelles coûte 760 euros, charges comprises. Pas de caution à payer, pas de fiches de paie à fournir, pas de mots des parents attestant de la propreté de leur enfant. C’en est dérangeant, pour moi qui désire l’année prochaine m’installer à Paris. A ce prix là, et dans un quartier équivalent, je ne peux qu’espérer un 25m².
Et le milieu gay à Bruxelles ? Très discret, il est composé d’une vingtaine de lieux très divers disséminés dans la capitale belge. Si nous avons choisi le séjour belge plutôt que néerlandais prévu au départ, en plus de l’aspect financier, c’est aussi par l’agguicheuse Gay Naked Party dont quelques blogs PD font l’éloge. Un dimanche par mois est organisé une sorte de joyeuse partie dans un club échangiste hétérosexuel les autres jours de la semaine. Ce club, le Cocoon (10€ l’entrée), est très grand, propre, bien décoré, l’accueil est (très) agréable (Ah, Marco, l’Albanie…) et les consommations peu chères (5,5 euros les whisky coca). Par contre, les garçons sont plutôt agés, même s’il y a moyen de s’amuser… Certains deuxièmes dimanches du mois, ce sont des Gay Young Nakes Party qui sont organisées… Ouvertes aux gays de 18 à 35 ans. Tout un programme.
Arrivé à Bruxelles, et si tu veux croiser quelques PD, je te conseille de te rendre au Page 69, une librairie PD au vendeur charmant qui nous a fourni une carte des lieux gays gratuitement. Il n’existe pas de guide gay belge.
Deux jours, c’est très court mais adéquat pour ne pas commencer à s’ennuyer. Bruxelles n’est pas une grande métropole à la façon Paris ou Londres, c’est plutôt un petit bourg aux banlieues non délaissées telles qu’elles peuvent l’être en notre capitale. Cela implique que les services ne sont pas tous regroupés en centre ville. Par exemple, le sauna Spades4our (10€ l’entrée), immense et très bien fréquenté (jamais vu autant de beaux gosses en une seule soirée) est situé à 20 minutes à pied du centre.
Le seul reproche est l’absence totale de prévention rupestre, et parfois de préservatifs accessibles en des lieux qui pourtant poussent aux vices.

A part le vent, vive Bruxelles.

Parapluie

Les derniers fumoirs

In Non classé on janvier 14, 2008 at 11:28
A Combs La Ville,
Le Lundi 14 Janvier 2007.

Cher,

Week-end parisien. Je suis fatigué. Beaucoup de sexe, peu d’alcool, The Rocky Horror Picture Show, de la vapeur et des rollers.
A vrai dire, les rollers ne sont pas son truc. Deux cents mètres en 1h30, c’était assez fastidieux. Rollers, je vous garde en souvenir.

Ah ! Lire Duras et Beckett sur une terrasse dans le Marais, mater ceux qui te matent. Ah.

C’est souvent.

Pour fumer à Paris, dans des lieux habités, c’est le choc thermique : la terrasse en plein hiver ou le hammam masculin.

Allez, au collège !

Parapluie.

"The Rocky Horror Picture Show" ou le cinéma participatif.

In Haïkuciné on septembre 24, 2007 at 7:29

A Paris,
Le Samedi 22 Septembre 2007.

Pascal,

qui doit tellement s’inquiéter à la vue de ces quelques éphèbes en bas résille et maquillés.

C’est juste le bouche à oreille, rien de plus… Car samedi soir, j’étais avec l’ami particulaire dans un cinéma du V. Il me convia à ce qu’il avait décrit comme une comédie musicale avec des fans qui y viennent déguisés. Autant dire que je ne savais rien de ce qui m’attendait.

Ce truc est d’une énergie incroyable. Ces “fans”, mais j’emploierais plus aisément le terme fanatiques, prennent le cinéma pour une scène de théâtre et font d’une comédie musicale cultissime un spectacle loufoque à l’humour gentiment graveleux. Les Sweet Transvestites connaissent par coeur le film, chaque petit détail que le lambda spectateur inculte que je suis n’eût pu apprécié lors d’un visionnage classique. Ils s’amusent de tout, transforment les dialogues, se jouent des ombres et des seconds plans, apprivoisent chacune des transitions d’une manière loufoque, parfois même poétique. Je ne regarderais plus jamais le générique de la 20th Century Fox de la même manière…

Le monsieur qui joue Frank a des jambes et des hanches aux saillances envoûtantes ce qui, tu en conviendras, n’était pas pour me déplaire. Bref, pour 7,80 euros, ces bénévoles offrent une représentation bien plus supérieure et sincère qu’un quelconque mauvais théâtre parisien, mais sans l’aval des chaînes de télévision. Il faut donc faire marcher le bouche à oreille !

Bien sûr, sur les quelques dix comédiens, certains sont plus ou moins bons, d’autres sont invisibles… Mais peu importe. Chacun transmet à son public l’énergie et la passion qu’il a pour l’oeuvre cinématographique parodiée et son esthétique envoutante (et oui, même le film est bon !)

Tous au Rocky Horror Picture Show !

Je te transmets deux photos. Sur l’une d’elle, on voit une scène jouée sur l’écran, et son subsitut en direct devant l’écran. L’autre photo, c’est pour t’indiquer la salle du Studio Galande. Toute petite salle qui est mis à mal lors de ces séances hebdomadaires. Car dans The Rocky Horror Picture Show, il y a deux mariages et un orage. Et pendant les mariages on jette du riz, et pendant les orages, de l’eau ! Ce qui fait, au final, un joyeux bordel !

Et que c’est bon, rire.

Parapluie.

La viande, partout.

In Non classé on septembre 17, 2007 at 6:16
A Combs La Ville,
Le lundi 17 Septembre 2007.

Cher Cristof,

J’eusse assez aimé que le garçon à moto me draguât différemment.
Imparfait du subjonctif mis à part, et qui d’ailleurs me hante depuis la discussion d’hier, je fus ce matin l’acteur d’une scène assez formidable. Et parisienne, puisse-t’il en être autrement ?

Je cherchais ma voiture, garée dans le Vème arrondissement. A un feu piéton rouge, un garçon en moto me frôla, et nos regards. Un beau garçon, je pense. Il rangeai sa moto derrière moi pendant que je patientais, et m’interpella : “Eh ! Dis moi, j’peux te poser une question ?”
Je me retournai et me rapprochai. Il expliqua : “Dis, j’ai une question hyper indiscrète à te poser. Prends-le pas mal, mais… T’es gay ?”
Suite à ma réponse affirmative, il me questionne ardemment :
” -Et tu fais quoi dans la vie ?
- Prof de physique.
-Ah ! C’est bien ça ! Et t’es de Paris ?
- Non, je suis prof en banlieue…
- Ah OK… Et tu faisais quoi sur Paris ?
- Hier j’étais au concert de Brigitte Fontaine.
- Seul… ?
- Euh… Non. Enfin, avec un ami.
- Ah OK. Bon, t’es pas de Paris, c’est dommage. C’est vraiment pas possible. Salut !

Et le bonhomme se détourna, retournant à ses occupations quelconque de coursier. Je m’éloignais, avant qu’il ne s’assurât que je n’avais pas mal pris son refus incompréhensible. Je lui répondai que j(avais trouvé cela amusant. Après une petite réflexion, je ne peux que rapprocher ce contact assez cavalier (ou plutôt motorisé) des relations qui naissent sur MSN. C’était pendant longtemps les messageries instantannées qui imitaient le réel. On se demandait son prénom, parfois on disait “Enchanté” et on discutait, avec bien évidemment l’arrière pensée au fond du slip. Et puis, il a fallu rentabiliser ses contacts. Dorénavant, c’est “salut, ASV? Act ou Pass ?”

Qui sait si la question de mon attitude sexuelle n’ait été posée si j’avais été parisien. Rencontrer un beau garçon, qui n’en n’a pas rêvé ? Qu’il s’arrête et engage de lui-même la conversation… Miam ! Mais un tel manque de correction se chargea de revoir mon jugement : ce fut amusant, mon ami, mais vous êtes détestable.

Bref. Le concert de la vieille était loufoque et absurde. Le personnage de Brigitte Fontaine, dans sa robe de corbeau, me plaît, finalement. Quel plaisir ce fut que d’assister à un tel spectacle sans en connaître l’artiste ! C’est comme aller au cinéma voir un film dont personne n’a parlé. Je n’avais pas un souvenir très net de ce qu’était Brigitte Fontaine, de son absurdité, de son amour des beaux mots.
J’ai passé une soirée formidable et très fluviale, même si la péniche La Balle au Bond ne se prête guère aux performances acoustiques de la vieille dame.

Au plaisir.

Parapluie