Parapluie

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Circus Marcus

In Uncategorized on mai 17, 2009 at 2:11

Circus Marcus lance un appel à la créativité de son public pour trouver le titre de sa dernière oeuvre (ici).

Je joue le jeu. J’écoute en boucle depuis dix minutes, c’est à dire une boucle de deux chansons et demi, puisque la chanson a une durée approximative de deux minutes.
BOUCLE

APPROXIMATIVE

Je pense immédiatement à des oiseaux qui courent sur l’eau, comme les oiseaux peuvent le faire, en faisant CACACACACA, les oiseaux font caca comme tout le monde. Les oiseaux font caca comme tout le monde, en voilà un titre qui l’est bien qui déchire.

Je pense aussi à ces choses en métal que sont les métro et qui roulent et pullulent en haut et en bas de la ville, suspendus à leurs rails d’acier. Petites anguilles de fer qui serpentent dans les trous de Paris. Leurs petites pattes d’anguilles tapent sur les rails, petites aiguilles acérées qui font voler le métro aérien. TACTACTACTACTAC. Les aiguilles d’anguilles font TACTAC comme tout le monde.

Troisième répétition. Décidément, ce n’est pas la meilleure que j’ai écoutée, mais il y a la chance de donner à manger à mon monsieur patate qui est ma vanité, pour ceux qui me lisent et me haïssent régulièrement.

MONSIEUR PATATE

NOURRITURE

Nourriture acoustique pour monsieur Patate. Ce pourrait le faire. C’est du même acabit du même niveau de la même dinguerie que leur désormais célèbre, au moins pour moi, je disais, tout du moins, aussi célèbre, que leur tragédie de la femme à poils. Je dis leur, mais peut-être est-il tout seul, ou toute seule.
Je sais pas.

Acoustique, c’est trop classique, il faut un mot qui en envoille, un mot qui dérouille, qui fout la trouille de pas le connaître. Moi, j’ai souvent le trouille des mots, j’imagine que c’est le cas de tout le monde. Un mot qui fasse CRICRICRICRIC.

Je propose :

Nourriture ferromagnétique pour monsieur Patate unijambiste.


Marianne Faithfull, la grâce éthylique en papier glacé.

In Culturization, Darianism on décembre 11, 2008 at 1:39

Chaque album de Marianne Faithfull révèle les nouvelles technologies de retouche d’image et de maquillage. La pochette de Before the poison était déjà stupéfiante, même si on sentait bien que c’était tiré à quatre ficelles, qu’un simple clignement de sourcil ou pet de narine eût ruiné le montage.

Une nouvelle limite vient d’être franchie avec cet opus : Easy come, easy go.

Avant :

Après :

Photoshop pour les vieilles est passé par là. Je me rappelle de Marianne Faithfull à NPA, sur Canal : elle racontait des conneries au kilomètre, une Céline Dion en puissance, l’alcool et le triple menton en bonus. La vanité poussée à l’extrème et révélée par la jacquette. Quelle ironie.

Justice en stress.

In Culturization on août 29, 2008 at 10:45

Justice, malgré deux plantages de leurs machines infernales (de l’enfer) dont un pendant le rappel (sic), et puis cette demi-heure d’attente, censée faire oublier qu’Amy Whinehouse fait du rab en rehab (elle annule son concert à Rock en Seine pour la deuxième année consécutive), je dois bien avouer que mon corps faiblement musclé fut très enclin à s’agiter sur les ondes violemment sphériques des deux Versaillais.

Leur immense croix, au devant de la scène, s’allume, et c’est d’elle d’où semble provenir les refrains samplés, dont l’un d’eux fait :

We are your friends, you’ll never be alone

Une croix donc, comme le coryphée d’un peuple qui revendique un athéisme de bas étage. Ce doit être cela, la génération électro. L’autel qui leur sert de support à leurs supposés (ou imaginés) instruments est paré de deux murs d’ampli, qui déchirent les flux lumineux comme les arbres, à l’aurore, rayonnent. L’atmosphère du concert est techno-gothique, peut-être religieuse. J’ai même vu un garçon en fauteuil se lever au dessus de la foule

Métro Ligne 10. Retour à St Médard, pas de miracle.

Justice, en concert au festival Rock en Seine, Domaine national de Saint Cloud (ligne 10), très cher, mais places gratuites.

Quand je pense à Carla, je bande, je bande.

In Darianism on août 11, 2008 at 12:49

Il est des gens, dans ce monde profondément haïssable, qui dépassent certaines de mes limites de détestabilité primaire et infondée. Ils finissent non au cimetière de mon inimitié mais dans les limbes évidemment poussiéreuses du columbarium de mon in-amour avoué. C’est dire.

Un jour, ils deviennent chéris, et je ne sais pas pourquoi. Et parfois, si.

Vive Carla Bruni. La reine des connasses.

Vu chez les filles sourires.

Traîner aux Vieilles Charrues

In Non classé on juillet 22, 2008 at 11:23


La vieillesse m’a pris. Je n’ai pas profité des Vieilles Charrues comme les autres festivaliers. Je n’ai pas bu. Je n’ai pas passé mon temps à discuter avec des gens. J’ai juste entendu la musique. Du matin, au soir parfois.

Les journalistes parlent peu des Vieilles Charrues du soir. Celles d’après 20h, celles d’après les concerts “public bon enfant”, une image qui colle à ce festival comme sa réputation qu’il y pleut à chaque édition (on a même eu du soleil dimanche). Les Vieilles Charrues non des Vanessa Paradis et des Etienne Daho, mais les Vieilles des Wax, des Psy4, des Gogols.
Après 20h, c’est l’alcool qui fait son show, qui envoie une jeunesse ennivrée se jeter les uns contre les autres, à s’en ouvrir les tempes, au devant des scènes. Il s’y joue de la musique que personne n’écoute. Malsain. Cela me fait peur. La Nature s’empare du festival.

Je hais les gens bourrés.

J’ai été profondément choqué par ces messieurs qui, une demi-heure avant leur concert des Dub Incorporation, m’ont pourri la fin de celui de Brisa Roché par des

Dub In ! Dub In !

répétitifs et bêtes.

J’ai été agréablement surpris (pardon pour l’expression toute prête, il est tard et ceci est le blog des expression formatées) par le théâtre de rue, notamment Tony Clifton’s Circus et ses clowns pour adultes.

J’ai failli vomir une fois, après avoir entrouvert le porte d’une des cabines à chiottes.

J’ai souri quand j’ai vu plusieurs cendriers de poche qui trônaient à terre, parmi les déchets. La marque sponsor voulait qu’ils évitent les mégots jetés. C’est cette camelote inrecyclable qu’on balance.

J’aime toujours autant Camille. Je suis tombé amoureux de Constance Verluca et Brisa Roché. Je retire tout ce que j’ai dit de mal au sujet des The Do.

Finalement,mes top 3 :

  • Top 3 des meilleurs performances Live
    • 1 – Camille
    • 2 – The Do
    • 3 – The Wax Taylor
  • Top 3 des trucs les plus dégueu
    • 1 – Ne pas prendre de douche pendant 4 jours, et ne se laver qu’avec des lingettes pour bébés.
    • 2 – Les toilettes chimiques qui débordent de merde
    • 3 – Un mec bourré qui pissait sur le pantalon arraché d’un autre, pendant Gad Elmaleh qui parle de musique marocaine.
  • Top 3 des trucs les plus cons
    • 1 – La vente des ballons en forme de Bob L’éponge, et ceux qui les achètent pour le plaisir de les libérer sous les cris de la foule “Libérez, Bob L’éponge !”
    • 2 – La publicité du tri sur le festival, tournée en ridicule par l’attitude déplorable des festivaliers (des bourgeois occidentaux pour la plupart) qui laissent des tonnes d’ordures derrière eux.
    • 3 – Christophe Maé qui débute son concert par “Ça va les Francofolies ??!!”

C’était pas mal.

Chris Garneau au théâtre de la Bastille

In Non classé on juin 6, 2008 at 11:05

Je n’étais jamais allé à un concert de Nian-nian. Au pays des Nians-nians, il y a les James Blunt, les Jeff Buckley, les Raphaël.
Bref, les mecs à bonnets, slim et pédés comme des phoques qui chantent de la purée pour midinnettes trentenaires.

J’en suis, de celles-là. Je me James-Bluntise très régulièrement. Souvent le matin. Je fume, et buvant mon Prince Wladimir, je fais semblant de comprendre les paroles. Nonchalamment, je me dis que j’aime ces longs adverbes, que j’aime aussi mes ex, enfin non. Que j’aime le fait de penser à eux comme à des ex. Enfin ces trucs…

Mais de là à me déplacer, voire s’en gargariser virtuellement sur mon blog. Peur de quoi ? De dormir, d’avoir envie de cloper peut-être. Ca se danse pas, alors on fait quoi ? On écoute, et puis on applaudit. Quelle horreur.

Mais on m’a offert une place. Pour mercredi dernier. Et malgré nos acariens chéris, on s’est rendus au Théâtre Bastille, l’heureux donateur et moi-même.

Tout d’abord, cher Chris, il faut que tu le saches. Les mecs à slim ont un corps semblables à leur falzar, je veux dire… Mince. Ton postérieur est trop proéminent, cher, et l’erreur de goût est inesthétique au possible. A te la jouer bonnard de 15 ans dans les Inrocks, c’est je pense profondément choquant pour ton public de ne retrouver en live qu’un petit cochon. En slim. Et New Yorkais Mais un petit cochon.
Mais ta voix, mon cher Chris, ta voix. Et ce piano, les deux violloncellistes (Maï copaînes from NYC) , les private jokes à la fin, le jeu autour du complexe d’Alice. Mon dieu, seigneur. J’ai kiffé comme dirait Baudelaire.

Et oui. C’était bon. Et j’ai pleuré à chaudes larmes. Sur Relief, parce que, dans les paroles que je ne comprends pas, je voyais la mer, l’amitié, et un ami mort.

On ne se refait pas.

Parapluie.

Chez d’autres midinettes :
[Matoo][Freaky Doll][SLPLP]

Le clip de Justice n’est pas raciste.

In Non classé on mai 10, 2008 at 5:14

Le clip Stress de Justice, montrant de jeunes hommes dont le peau est colorée, a fait buzz sur dailymotion. Maintenant que le buzz est retombé comme les sarcoptes périssent par les effluves d’ascabiol, je peux poster ce petit truc inutile, fruit de ma réflexion d’alors.

En France,dès lors qu’une oeuvre, qu’un film ou qu’une émission de télévision montre des gens colorés (et jeunes), la clique intello se questionne sur le racisme de l’auteur. A croire la nécessité d’un néologisme bancal pour décrire cette thèse absurde de voir le racisme partout : le racismisme.
Dans ce clip, je vois surtout la pauvreté et la “ghettoïsation” d’une partie de la population qui tire vers la violence ces victimes les plus faibles.
Oh, oui, le clip de justice est raciste : provoquant, il filme la réalité de plusieurs décennies de racisme institutionnel envers les noirs, les jaunes, les juifs, les Belges, les handicapés, les pédés, les vieux, les gros, les jeunes et les roux.
Oh, non, le clip de Justice n’est pas plus raciste qu’un film américain qui choisit de représenter les dirigeants des puissances mondiales par des hommes gros et blancs.

Nouvel album de SAEZ.

In Non classé on mai 3, 2008 at 5:13

L’album de l’immaturité pour ce dernier opus signé le geignard de service, fidèle à l’image qu’il donne de décadent pleurnichard, sans la plume d’un Rimbaud ni le culot d’un Peter Doherty.
Quelle déception que ce triple album ! Pourquoi trois CD quand un EP de 4 titres aurait suffit. Mieux, un deux titres, Le cavalier sans tête et Jeunesse, lève-toi. Ou encore plus simple : s’en tenir au téléchargement légal et gratuit de Jeunesse, lève-toi, seul titre à mon avis qui rappelle le (un peu vert) Jours étranges. Où est le chanteur du génial Debbie ?
J’en suis à me demander si Varsovie n’est pas un coup de provoque tellement certains textes frôlent l’ingénuité. Ce serait pour lui une façon d’emmerder le monde – comme il dit dans une de ses chansons – une façon d’emmerder l’industrie du disque et du téléchargement illégal. N’empêche, l’ensemble donne l’impression d’entendre de la poésie de collégiens qui seraient partis en voyage de classe dans les pays de l’est : leur professeur de Français leur aurait demandé d’écrire des poèmes sur leur expérience… Ou pire, du mauvais Raphaël.
Remarquez, cependant, c’est que SAEZ fait désormais partie du gang très fermé des chanteurs ayant composé une chanson qui contient le mot calamar.
A éviter, même frit.

Parapluie, qui vous livre un extrait :

Que tout est noir
que tout est noir,
comment te dire
que tout est noir
comment j’ai peur
comment j’ai froid
comment te dire
quand t’es pas la
que moi sans toi
ca ne veut rien dire
comment te dire, dis moi,
comment te dire
que moi sans toi
c’est comme un rire
qui ne trouve pas
vers où mourir.”

PS : Valentin a aimé, je crois.

Caravan Palace : découvert au Printemps de Bourges

In Non classé on avril 20, 2008 at 5:26
Chère ‘Thia,

Découverte musicale de ce dimanche, au Printemps de Bourges : les Caravan Palace.
Les discussions qui ont suivi le concert en sont arrivées au constat que leur musique – de l’électro-zwing dirait les inrocks – sent le Gotan Project, le Java et le Wax Taylor (et aussi le Bob Sinclar, mais personne n’était d’accord avec moi…). Mes réflexions, personnelles, en sont arrivées à la conclusion que je coucherais bien avec la moitié des membres, ce qui est rare pour un groupe de rock…
Bref, trop d’influences tuent l’influence, je déclare leur hymne formidable et original. Hélas, ils durent laisser la scène à Ridan, le rocker rebeu frustré de ne pas savoir jouer de guitare et qui s’entraîne sur scène à Guitar Hero (ses influences à lui peuvent être réunies par l’épithète “pitoyables”).
Vive le printemps ! Ethanolique bémol, la bière n’était pas sous pression et les canettes de substitution à 3,50 €. Pas très prolo, le Printemps…

Parapluie

Le printemps des autres :
[Cyberbougnat]

The US against John Lennon

In Haïkuciné on avril 19, 2008 at 9:11

Décevant.
Le seul intérêt, pour l’être inculte que je suis, fut de (re)découvrir les chansons de John L. et leur contexte politique.
Le personnage et son activisme pacifique sont dignes d’intérêt, et c’est ce qui sauve le film. Hélas, les images d’archive sont agglutinées sans autre problématique que la linéarité temporelle des évènements.
Et les lignes droites, sur l’autoroute, endorment plus qu’elles ne passionnent.

Voici un bon reportage TF1, de ceux qui sont prêts à être diffusés le jour des morts célèbres. Je suis sûr que certaines chaînes en diffusent actuellement sur A.C.

Le nouvel album de Camille : la voix orange

In Non classé on avril 8, 2008 at 1:15

Ma chère,

J’en ai marre d’écrire des choses en l’air. Je voulais arrêter, je te jure.
Je n’en puis mais, mais…
Attachante et déjantée, Camille, je t’aime.
Ton dernier album is a ChaÏ DEûvre as they can say in french, langue que tu as délaissée au profit de l’anglais.
Que c’est bon. C’est clair, ça sonne, c’est dansant, c’est varié, divers, jamais vu.
On pense à Emilie Simon, à Bjork, à Princesse Mononoké, aux comptines qu’on chantonnait comme des chansonnettes, à Texas, et à d’autres référence que je n’ai pas et à mon père qui montait dans l’escalier.
Mais j’ai toi.
Dans mon itunes.
Joie.

La viande, partout.

In Non classé on septembre 17, 2007 at 6:16
A Combs La Ville,
Le lundi 17 Septembre 2007.

Cher Cristof,

J’eusse assez aimé que le garçon à moto me draguât différemment.
Imparfait du subjonctif mis à part, et qui d’ailleurs me hante depuis la discussion d’hier, je fus ce matin l’acteur d’une scène assez formidable. Et parisienne, puisse-t’il en être autrement ?

Je cherchais ma voiture, garée dans le Vème arrondissement. A un feu piéton rouge, un garçon en moto me frôla, et nos regards. Un beau garçon, je pense. Il rangeai sa moto derrière moi pendant que je patientais, et m’interpella : “Eh ! Dis moi, j’peux te poser une question ?”
Je me retournai et me rapprochai. Il expliqua : “Dis, j’ai une question hyper indiscrète à te poser. Prends-le pas mal, mais… T’es gay ?”
Suite à ma réponse affirmative, il me questionne ardemment :
” -Et tu fais quoi dans la vie ?
- Prof de physique.
-Ah ! C’est bien ça ! Et t’es de Paris ?
- Non, je suis prof en banlieue…
- Ah OK… Et tu faisais quoi sur Paris ?
- Hier j’étais au concert de Brigitte Fontaine.
- Seul… ?
- Euh… Non. Enfin, avec un ami.
- Ah OK. Bon, t’es pas de Paris, c’est dommage. C’est vraiment pas possible. Salut !

Et le bonhomme se détourna, retournant à ses occupations quelconque de coursier. Je m’éloignais, avant qu’il ne s’assurât que je n’avais pas mal pris son refus incompréhensible. Je lui répondai que j(avais trouvé cela amusant. Après une petite réflexion, je ne peux que rapprocher ce contact assez cavalier (ou plutôt motorisé) des relations qui naissent sur MSN. C’était pendant longtemps les messageries instantannées qui imitaient le réel. On se demandait son prénom, parfois on disait “Enchanté” et on discutait, avec bien évidemment l’arrière pensée au fond du slip. Et puis, il a fallu rentabiliser ses contacts. Dorénavant, c’est “salut, ASV? Act ou Pass ?”

Qui sait si la question de mon attitude sexuelle n’ait été posée si j’avais été parisien. Rencontrer un beau garçon, qui n’en n’a pas rêvé ? Qu’il s’arrête et engage de lui-même la conversation… Miam ! Mais un tel manque de correction se chargea de revoir mon jugement : ce fut amusant, mon ami, mais vous êtes détestable.

Bref. Le concert de la vieille était loufoque et absurde. Le personnage de Brigitte Fontaine, dans sa robe de corbeau, me plaît, finalement. Quel plaisir ce fut que d’assister à un tel spectacle sans en connaître l’artiste ! C’est comme aller au cinéma voir un film dont personne n’a parlé. Je n’avais pas un souvenir très net de ce qu’était Brigitte Fontaine, de son absurdité, de son amour des beaux mots.
J’ai passé une soirée formidable et très fluviale, même si la péniche La Balle au Bond ne se prête guère aux performances acoustiques de la vieille dame.

Au plaisir.

Parapluie

Rame, rame, rameur, ramez, on n’avance à rien….

In Non classé on août 4, 2007 at 8:52
Samedi 4 août 2007, à 10h
A Saint Léger desVignes.

Cher Troy,

Départ demain. Juste le temps de poster cela. En espérant que cela te parvienne. Infantilisation. Je suis un gamin. J’ai pas les pattes solides. Les épaules encore moins.

Je pars en canoé, comme dans la chanson d’Alain Souchon. Rien à voir, mais JUSTICE est annoncé comme le renouveau de la scène électro française. C’est amusant. La plupart des mecs et nanas qui écoutent de l’électro le font lors de leur fitness//footing qui pemet d’avoir les fesses fermes. Je trouve cela absurde. Le renouveau de la scène française. Et pourquoi pas l’album de la maturité ?

Ca ne t’est jamais arrivé d’imaginer un monde où rien ne serait à découvrir, tout aurait été fait et refait et rerefait par d’autres avant toi. Ce jour arrivera irrémédiablement, un jour triste où même les moins idiots se rendront compte qu’ils sont las. Las de mater la télévision qui vend des aspirateurs, las de lire Télérama ou les inrocks qui vend des aspirateurs, las de vivre. Pour acheter des aspirateurs, et courir le dimanche matin avec JUSTICE dans le pavillon.

Je vais descendre l’Allier en canoë. Ca va être vie en communauté et Kho Lanta assuré. Je vais revenir avec une indigestion de riz et la forme d’un mélanome géant. Ca va être marrant.

Il n’est pas certain que je trouve grand nombre de boîte aux lettres en plein milieu de Pas grand chose. Je t’écrirai quand même et posterai tout d’un coup à mon retour.
Voici l’itinéraire :

Lundi : Départ de Vichy au Pont Boutiron. arrivée à Varennes Vauzelles.
Mardi : Réserve de Varennes jusqu’à Moulins sur Allier.
Mercredi : Moulins sur Allier jusqu’à Le Veurde.
Jeudi : Le Veurde jusqu’à Fourchambault.
Vendredi : Arrivée à La Charité.
Si je te manque, tu peux discuter avec mon Skaaz, parce que si personne parle avec, on va manquer la scène ultra pathétique des gens qui viennent lui parler le jour de ma mort. On dira, à l’église “Ses dernières volontés : qu’on parle à son Skaaz…”.

Allez, à Ciao, bon dimanche !

Parapluie.