Parapluie

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A Madrid, il fait beau.

In Non classé on avril 29, 2008 at 7:29
A Saint Léger des Vignes,
Le 29 Avril 2008.

Cher David,

Aujourd’hui, j’ai envie de parler du temps qu’il fait à Madrid. 33 degrés à Madrid, 33 degrés sur la La plaza Mayor.
Retour en France. 13 degrés. RER, 13 euros pour rentrée (1,60 euros à Madrid). Un mec bizarre écoute tout fort son téléphone portable (A Madrid, très peu ou pas de contrôle dans les métros parce que les gens y sont honnêtes). Retour à la chambre de banlieue, colocation, 300 euros par mois en liquide (A Madrid, un appartement en colocation et situé au centre ville est à 300 euros).

Envie de partir à l’étranger à chaque fois que j’en rentre.

Paris. Le Marais. Tarlouzes en Hugo Boss. Boîtes rares et fermées aux PD qui s’habillent chez Jules. Petits bourgeois détestables. Ca me débecte.

Madrid. Brûlures sur la piste de danse. Chaleureuses tatas en t-shirts moulants à La Boîte. Des garçons qui se tiennent par la main à chaque coin de rue. Une ville gay et un quartier super gay en prime. Avec des PD qui font la fête dans la rue. Un soupçon d’Almodovar dans quelques regards féminins. Comme j’aime ce Madrid.

Je hais Paris quand je suis dehors.

Pourtant, tellement hâte d’être à juillet, ce jour où je quitterais cette chose pour que la capitale soit mienne. L’Ile de France. La banlieue. Le RER D. Les garçons en sur-vêtements. L’hétérophilie ambiante et naturelle. Dans ce beau merdier.
Je vous donne à l’oubli.

Reste qu’il fait treize degrés.

La prochaine fois : München.

Mais chut !

A plus tard. Mes amitiés au Cantal.

Parapluie

En la casa de los otros :
[Le Bourgeois][Max Le Mans]

Pick-pocket madrilènes

In Non classé on avril 26, 2008 at 11:35
A Madrid,
Le 26 Avril 2008.
Chère Emilie,
Nous voici madrilènes pour la fin de la semaine.

La visite de la ville, son embassade de France, son consulat de France, son commissariat de Chambéri…
Tu ne me croieras pas si je te dis que, buvant nonchalamment un coca-cola Zéro, fumant une cigarette sans aucune culpabilité, on nous vola le sac devant nos yeux. Sans nous en rendre compte, le sac s’était comme sublimé, emporté par un pronom indéfini, suffisament invisible pour que nous ne le remarquions pas. Très dérangeant… Un espace qui est occupé par un objet, puis cet espace est vide. Shrödinger est sur la place Colon !
Madrid est le pays du pick-pocket. Nos visites des différents lieux sus-cités pour nous en convaincre, vu le nombre impressionnant d’autochtones et de touristes dépités que nous y rencontrâmes. Ils sont doués.

Le séjour n’est pas gâché, tout ceci n’est que paperasse. N’empêche.

Ils sont très doués…
A bientôt.

Parapluie.

Raconter ma laïfe

In Non classé on avril 23, 2008 at 10:14
Chère Emilie,

Je pars pour Madrid demain.
Je laisse en France le père qui ne veut pas encore entendre que son fils est PD. Je ne veux plus expliquer. J’en ai marre de faire le pédagogue pédé, le pédégogue, marre de colporter la bonne parole humaniste dans les contrées reculées de la Nièvre, marre de combattre le foutu déterminisme des bouseux.
Ici se reproduit la pire espèce de racistes, d’homophobes et de gauchistes de France. Ca me débecte. Je n’en peux plus de souffrir de me taire, de vivre ma sexualité et tout le reste d’une manière tout aussi ordianire et banale que mes concitoyens léogartiens. J’ai le droit d’avoir une vie chiante ! C’est tout de même bizarre que chaque jour passé dans la Nièvre ressemble à un épisode de Queer as folk ! Et non aux séquences avec Brian, crois-moi !

Je te raconterai.

Parapluie.

PS : Lis ça, c’est bien.