Parapluie

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thermodilatation

In Brian-Kinneism on novembre 8, 2009 at 12:24

L’ambiance d’un bar gay n’est pas exactement la même l’été et l’hiver. Les gens sont dilatés, éloignés, chauds mais sous leurs pulls. Et il y a la queue au vestiaire.

Je dis peut-être ça peut être parce que je n’ai pas baisé.

unbearable

In Brian-Kinneism on octobre 11, 2009 at 2:04

Une soirée jeune, dans les lieux pédés, ça marche rarement. A Paris, le jeune est rare car peu solvable.
Au contraire, une soirée bear, c’est-à-dire, une soirée moche et pédé de tunes (ou pété de dunes), fonctionne à coup sûr. Chose dont j’aurais dû me douter à la lecture de l’affichette, à l’entrée du Sun : “Journée Européenne des Moches”. Ou des bears, je ne me souviens pas. Hélas, la voix de la volupté facile fut la plus douce…

Dès l’éléphant, celui en pierre avec pleins de bras , dépassé, j’ai su que je n’aurais pas dû. Je savais maintenant ce que ressentait la feuille de salade dans le 280 de chez Mc Do.

De la viande, il en passe des tonnes dans le cercle de la vapeur, mais de la viande coincée dans autant de lard, c’est rare. Que ceux qui ont dans la tête le stéréotype du pédé svelte et avec du gel dans les cheveux se déshabillent et accourent à ce genre de soirée…
J’ai presque eu peur d’y croiser mon chef.

Le problème avec les bear/moches, c’est qu’ils n’ont que les poils et la graisse qui les fait s’assumer en tant que bear. Ils n’en restent pas moins extrèmement collants et désobligeants, à tel point que j’ai dû ouvrir la bouche (damned !) pour exprimer mon refus de me faire lêcher la fesse en public.

coran

In Brian-Kinneism on septembre 27, 2009 at 1:19

Trois mois que je découvre la drague en temps réel (Comprendre ” trois mois que je claque l’argent du contribuable au Raidd Bar”). Ma conclusion est que les rencontres sous éthanol sont toutes ausi légères et faciles que celles sous Windows.

Entendu hier, dans un fumoir de lieu de baise :

“Sur le Coran c’est une passive !”

Alors si c’est le Coran…

De même que sur Windows, on peut parler à plusieurs garçons en même temps, j’ai été victime, pour la première fois de ma vie, d’une mie en mosaïque de fenêtres de chat, d’un double poke en quelque sorte. Un garçon à droite, un garçon à gauche, et presque simultanément : “Tu t’appelles comment”.

Et moi de répondre aux deux et faire le mijoré, et puis lassé, m’enfuir dans la vapeur. J’aime pas avoir du succès.

HIV nég.

In Brian-Kinneism on août 17, 2009 at 1:09

Toujours l’attente angoissante, le jour des résultats, comme un verdict, une messe dite sur l’autel des relations non protégées.

Je me dis, j’ai de la chance, je couche avec capote, ça fonctionne, je suce sans, le risque doit être minime. Et je me dis aussi, que, dans toutes les relations sexuelles 2009, la plupart des partenaires furent pénétrables sans capote. Je n’en ai pas trouvé un seul qui me colla une capote au bout de la bite par défaut. Flippant.

Camden.

In Carrie-Bradshawism on juillet 18, 2009 at 6:56

Jour de rotation au Generator. La jolie blonde est remplacée par Paul, New Zélandais, aux questions qui fusent et qui essoufflent mon anglais.

J’ai bien cru que mon voisin de lit superposé se masturbait alors que je rentrais très tôt ce matin. Je n’avais pas vu sa tête, jusqu’alors, je l’imaginais jeune et gay, et sa tête apparaîtrait, et il me ferait une fellation sans dire un mot. Le fantasme a cinquante ans, j’ai pu l’observer ce matin à l’élasticité de ces muscles fessiers qui s’agitaient alors qu’il pliait ces affaires. J’ai vomi intérieurement.

Ce soir, je suis partagé entre deux idées. Rester à l’auberge et lire la suite du roman trouvé hier à la librairie gay d’à côté (Gay’s the word) – une histoire degarçon qui se fait traiter de fiote parce qu’il a aidé un adversaire au basket et qu’il ne l’a pas quitté des yeux – ou bien tenter de nouveau la dragouille dans les bars londoniens. C’est plus dur qu’en France. Quelles que soient mes fringues, je me sens étranger.

Dinde hunt

In Darianism on mars 17, 2009 at 1:37

La lecture de quelques profils sur les sites de rencontres gay est tout ausi passionnante que  celle de la page Rencontres dans Têtu. Si l’on passe sur les photos de rectum ou d’urètre farcis de bulbes fraîchement épilés, on trouve quelques pépites cosmiques.

J’aime les Arts et surtout les partager, j’aime aimer, je suis très affectueux et plutôt sérieux dans mes passions comme dans mes amitiés.
Je vis de poésie, de musique, de peinture et je tourne toujours mes pas vers la beauté, humaine comme artistique ; je m’intéresse beaucoup aux autres étant de nature généreuse, et je désirerais rencontrer des amis gays pour sortir de mon milieu un peu conservateur.
J’ai envie de parler de mes aspirations homosexuelles sans honte et sans retenue….et pouvoir me promener dans les parcs la nuit ou sur les bords de Seine avec des amis néoromantiques et qui osent le sentimental sans avoir peur d’être ridicules.
J’attends toute proposition et suis enthousiaste pour toute rencontre.
N’hésitez pas même si vous avez peur de tomber sur un fou…je ne suis qu’un rêveur inoffensif.
Mercure

Et mon cul, c’est pas du poulet, c’est de la dinde.

Amsterdam, pour les hommes.

In Brian-Kinneism on novembre 8, 2008 at 12:56

Amsterdam n’est pas une ville gay. Ou n’est plus.

Guide gay en ligne.

Nous y avons séjourné pendant la Leather Pride. Un truc annuel, en “pride”, censé célébré le cuir et ceux qui le portent.

Dès l’arrivée, nous dégotons dans un sex shop avoisinnant la Central Station un plan gratuit des lieux gays, plan publicitaire, donc qui n’indique pas tous les lieux avec la même ferveur. Un guide “officiel” existe, plusépais, qu’on a croisé à l’Intermale (Spuistraat 251), librairie gay (plus petite que Les mots à la bouche) très branchée pédophilie. Inutile me semble-t-il pour un petit séjour. Le quartier gay, Reguliersdwarsstraat, est désert en journée. En soirée, je ne sais pas.

 

leather pride 2008

Je me souviens d’un monsieur vieux, en cuir, qui passa tout près, avec ses deux loups blancs. Esthétique, mais imbaisables (chiens et maîtres).

 

 

 

 

 

 

 

rubber gay

Je me souviens de la Waarmstraat, la rue chaude du quartier rouge, avec ses vendeurs de wafles à trois euros, de  pétards pre-rolled à 4,50 €, et ses deux magasins de “rubber” : RoB et Mr B. Ils vendent des godes en matière plastique noirs, énormes, bien entendu, et des combinaisons moulantes. Je ne sais pas où ce fétichisme prend sa source, ces formes m’évoquent surtout les combinaisons des techniciens de surface dans les camps de la mort (tout du moins imaginè-je qu’ils portaient ce genre de chose).

Leather pride oblige, la seule sex party qui semblait tenir la route confirma la sénilité de la gent masculine. On n’y rentra pas.

Cockring, Waarmoesstraat.

 

 

 

La vapeur ne fut pas salutaire. Loin des grottes indiennes et 

Thermos sauna

moisies du Sun, le plus grand sauna amstellodamois (le prospectus le disait) ressemble à une piscine municipale qu’on aurait placé dans un hall de gare, cabines y compris. Nous y rencontrâmes trois Rotterdamois, seuls djeuns de la clientèle, et l’on préfèra s’ennivrer aux Olieballen et au Walk to Wok. A l’un deux je demandai ce qu’il fait dans la vie. Il répondis je suis fou, je suis en thérapie.

Thermos  sauna, 14 €, Raamstraat 33.

Olieballen, 1€, Leidseplein.

Les bars ? Vides, ou alors peuplés d’urophiles.

Prik, Spuistraat 109.

 Amsterdam me fait penser à ces vieilles affiches des années 70, avec des garçons moustachus arborant un sexe épais en mi-érection. Le poster a vieilli, les couleurs sont fânées, mais l’on garde le poster en souvenance d’une époque. Sous ses airs moins rock’n roll, Bruxelles fut plus bandant !

Que ceux qui m’aiment rallient le lobby gay !

In Brian-Kinneism, Darianism on septembre 10, 2008 at 8:34

Depuis deux semaines, j’essaie de me faire violence sur un blog catholique, sobrement appelé “Veille éducation”. Je vous invite à le visiter, et poster ici vos commentaires sur les articles, vu que ceux qui viennent de laïques sont modérés. Je compte ainsi, par cet article, faire vivre ce lobby gay qui fait si peur à l’auteur du blog. Ames sensibles, s’abstenir.
Mon commentaire, donc, à l’article X. Darcos et le catholiscisme.

L’UMP n’est pas de droite, je suis bien d’accord et pire, le PS non plus, on le lit partout, ce doit être vrai, et pareil pour Jésus, pas sûr qu’il soit chrétien, après tout.
Bref, encore un qui donne son avis, citant de forcément très nombreuses références, sans jamais faire poindre un lien html. Quel dommage.
Deuxième chose, que vous croyiez qu’il y ait 5000 orphelins dans le monde est votre affaire, mais comprenez que je ne puisse admettre cela. Ca s’appelle de la bêtise.
Troisième chose, les homos qui revendiquent le droit à la parentalité le font parce qu’ils estiment que c’est leur liberté, en tant qu’homme, de bénéficier du droit à être parent. Comme un hétéro. De la même façon, qui parle d’adopter ? Quand les droits parentaux, au sein du couple homo, seront reconnus, alors oui la question de l’adoption pourra être posée. Mais pour l’instant, un couple homo (oui, couple signifie deux personnes) ou lesbien dont l’un des deux est parent “par les voies du seigneur” (je ne parle pas de l’oreille, hein) ne peut pas faire que pour son compagnon soit reconnue une autorité parentale. Pour l’administration, c’est de la colocation.
Alors, hélas, vos critiques ont encore un peu en avance. Mais je ne désespère pas, le lobby homo avance. Aujourd’hui, maire de Paris, demain…

a Biaphine story

In Carrie-Bradshawism on août 12, 2008 at 2:02

Tout autre jeu de mot autour des poils, des pédés et des centres d’épilation laser aurait convenu. J’ai évité le “Sale attente” (voire le “salle à tantes”) et préfère continuer mes détournements de titres de film.

Première séance de désherbage, hier. 1h d’attente. 10 minutes de faisceau. 80 euros. C’était une dame avec l’humour de Valérie Damidot qui tenait le laser. Vue la douleur, c’était heureux.

J’étais arrivé à l’heure, de cellophane enrubanné, afin de protéger de l’air la crème anesthésiante. Les canapés en cuir n’avaient pas bougé. Salle d’attente.

Il n’y avait que des femmes, jeunes pour la plupart, qui patientaient et qui me dévisagèrent à mon entrée. Leur regard inquisiteur, d’insinuer “On me l’avait bien dit que des mecs venaient se faire épiler !” et moi de leur signifier “Et oui, ma grosse !”. Mon jeu favori des salles d’attente, c’est deviner pour quoi les gens sont là. Chez le médecin, c’est difficile. Il faut être attentif au moindre mouchage de nez, au moindre gargarisme gluant. Ici, le jeu est plus simple. Que ces dames sont venues épiler ? Il suffit de chercher le petit morceau de cellophane, qui dépasse d’une manche, d’un bas, ou d’un décolleté.

Deux garçons rentrèrent. Des pédés, c’est évident. L’un ressemblait à un acteur de film olé-olé, habillé en VRP. L’autre, noir, portait des Timberland en cuir.

Attente.

Ces Timberland me regardent. Je m’y enfonce tout doucement, me promène sur les languettes de cuir, évite les petits piques du scratch. Je dévale le lacet. Ce ne sont plus des chaussures, je ne connais plus la forme. Dans le détail, l’objet disparait, ne reste que l’absurdité de son existence. Le monsieur noir ne bouge pas.

Au centre de la pièce, un immense arbre, les racines apparentes façon bronzai.

C’est à moi.

Dingues Dongs

In Carrie-Bradshawism on août 7, 2008 at 8:48

Le sexe solo hype. Qui l’eût cru ?

Ca a dû commencé avec Sex and the city, mis en exergue par le scandaleux cadeau – un phallus en aluminium – du premier numéro de Jalouse. Bien sûr, il y avait les tubes de dentifrice avec ces formes ravissantes, toujours à portée de main dans la salle de bain. Et maintenant ?

L’orgasme pratique a désormais sa bourgeoise, qui s’envoie en l’air grâce à son organe plastique acheté en sous-sol du Printemps. C’est Alice qui nous le dit ce matin.

Comme je ne fais pas mes courses au Printemps, ni ailleurs d’ailleurs (on ne mange pas à Paris, quand on gagne moins de 1500 euros par mois, et en plus, on vend pas de Nutella au Printemps), quelle n’a pas été ma surprise de croiser des objets identiques, mais plus planqués, dans le Carrefour de Nevers ! Si je connaissais le lubrifiant à culs PLAY de Durex, habilement planqué derrière la dénomination “Gel de massage”, voici, dans la même lignée, le PURE FANTASY. Une bite en plastique, qu’on nous dit waterproof. Un beau moyen de jouer à Samantha Parker, sans avoir à rougir devant une caissière, sans avoir à se faire traîter de nymphomane par les copines.

Dans l’impudeur pudique mal placée, il y a aussi le canard jaune, uniquement réservé aux clientes à l’Oedipe mal résorbé. Ce n’est pas un godemichet, c’est un masseur corporel.

Décidément, le rayon des pansements est mon préféré. A quand les godes en têtes de gondole ?


Epilation, mon amour.

In Carrie-Bradshawism on août 6, 2008 at 3:03

La douleur je l’attendais, aigue. Pas à la déco, on croirait un abattoir décoré par Valérie Damidot. Dans la salle d’attente, des dames aux jambes enrubannées comme autant de rouleaux de printemps, le regard interrogateur.

Ce qui m’a le plus étonné, c’est l’odeur de cochon grillé. Aujourd’hui était mon entretien d’information – gratuit – et le test de réaction de ma peau aux radiations LASER.

Après une heure d’attente, on vous fait remplir un formulaire et recopier un morceau de phrase, stipulant que le patient a bien été mis au courant des risques (très faibles). Prochain rendez-vous : lundi. Cette fois-ci, c’est la bonne, et le cochon, ce sera moi.

Le livre blanc, de Jean Cocteau. Bandant.

In Brian-Kinneism, Culturization on août 5, 2008 at 5:02

Dans Tétu de cet été sont présentés quelques extraits d’auteurs qui ont écrit sur le sexe gay. Je ne connaissais pas Le Livre Blanc, de Jean Cocteau. Dans cet ouvrage, protéiforme dans son édition de poche puisque qu’il lui est associé d’autres textes (poèmes…) et dessins, Cocteau raconte la découverte de sa sexualité différente, dans le cadre du début du siècle dernier.Qu’il est facile pour les pédés du 21ème siècle, d’oublier avec quelles difficultés les rencontres entre garçons se faisaient, avant le PACS, le FHAR et la GAY pride. Chose amusante, il y avait même des FAP (filles à PD) !

Le pédéraste reconnaît le pédéraste comme le juif le juif. Il le devine sous le masque, et je me charge de le découvrir entre les lignes des livres les plus innocents. Cette passion est moins simple que les moralistes ne le supposent. Car, de même qu’il existe des femmes pédérastes, femmes à l’aspect de lesbiennes, mais recherchant les hommes de la manière spéciale dont les hommes les recherchent, de même il existe des pédérastes qui s’ignorent et vivent jusqu’à la fin dans un malaise qu’ils mettent sur le compte d’une santé débile ou d’un caractère ombrageux.

Entre autres amants réguliers, Cocteau évoque le vrai Dargelos (l’un des personnages de Les Enfants Terribles), en tout cas présenté comme tel : leur rencontre, leur bref flirt à la sortie d’un cours, et la mort de l’un des “amants”. Si l’homosexualité, dans le monde des grands, est répudiée, rien n’est moins sûr, si on lit Le Livre BLanc, concernant les jeunes pré-pubères. En tout cas jusqu’en classe de seconde…

Le livre se termine brusquement, comme s’il avait été avorté avant d’avoir été créé. Cocteau ne le signa pas, même une fois l’avoir illustré.

Je comprends fort bien qu’un idéal de termites comme l’idéal russe, qui vise au pluriel, condamne le singulier sous une des ses formes les plus hautes. Mais on n’empêchera pas certaines fleurs et certains fruits de n’être respirés et mangés que par les riches.