je me suis inscrit sur meetic suite à ce film, l’imaginarium du docteur parnassus, que j’ai vu au mk2 dans ces grands sièges rouges faits pour deux. j’imaginais alors un corps chaud, tout du moins à une température équivalente à la mienne – je dis chaud de façon réflexe, puisque la chaleur est une notion incorrectement définie dans le langage courant- -disgression inutile je vous l’accorde mais due à la fascination que j’éprouve pour Scheldon dans the big bang theory, un corps donc, si possible petit (relativement à moi, soit 1,70 m) et si possible collé à mon flanc gauche.
le soir, je m’inscrivais sur meetic, pensant que le garçon susceptible d’aimer le cinéma, les calins et les transferts thermiques s’y trouverait. j’appréciais alors l’effort fait par les webmestres, de standardisation de la rencontre amoureuse, puisque seul le bandeau dans les mails de meetic, remplaçant la blonde et le brun par un éphèbe à peine sorti de l’adolescence,me ramenait à mon anormalité sexuelle. à part le bonard brun dans les mails, rien sur le site n’indique qu’on est garçon à la recherche d’un garçon
de plus, aucune case à cocher “actif ou passif”, ni d’histoire de plan pipi ou de “reçois ou se déplace”. bref, un site hétéro pur jus. à 29 € par mois pour avoir la chance de voir les photos de ceux à qui tu parles. j’ai commencé à fuir. car la version gratuite n’offre pas la possibilité d’envoyer des messages. ou plutôt, plus vicieux, ils peuvent être envoyés, mais le destinataire, s’il n’est pas abonné, ne lit que les cinq premiers mots.
ce qui me fait penser que l’équivalent meetic, pour les hétéros, chez les gays n’existent pas. les sites les plus utilisés par les pédés sont réservés aux pédés. un hétéro ne pourrait s’y perdre. c’est très triste. car sur les sites gays, on peut draguer à visage découvert et gratuitement.


















