Parapluie

Articles reli´s: «:ecologie»

Nausicaa de la Vallée du Vent, à la Filmo.

In Uncategorized on avril 19, 2009 at 1:22

Je me rappelle cette conférence aux Arts & Métiers sur le réchauffement climatique, mesuré par l’intermédiaire de carottages dans les glaces des pôles.
Je me rappelle le spécialiste qui disait qu’il n’existait pas de processus naturel qui compenserait une surproduction de carbone atmosphérique. Que le phénomène irait en s’amplifiant, le taux de CO2 participant à l’effet de serre, la température augmentant, diminuerait la solubilité du dioxyde de carbone dans l’eau, qui réduirait par là même la capacité d’absorption du plancton.

25 ans avant, Miyazaki inventait une forêt de moisissures qui consomme les restes de la pollution des hommes. Hommes toujours aussi cupides pour s’entretuer et vouloir détruire la forêt. On est vraiment une espèce à la con.

Demain, Le Château Ambulant, 15h50, Filmo.

Je hais mes colocs.

In Non classé on juin 10, 2008 at 1:32


La banlieue, la colocation et la voiture, trio monstrueux qui me fait la vie infernale, triptyque infâme que je m’en vais quitter pour une vie écolo – en ville, c’est entendu.

L’écologie, c’est le domaine de mes colocs. Mes colocs sont sympas et nombreux. La plupart, d’ailleurs, ne m’adressent la parole que rarement, glissant entre deux verrous un “Salut”. Ceux que j’appelle mes colocs, ce sont L. et O., couple hétéro-national : lui est français, elle est québecquoise.

Comme tout Québecquois qui se respecte, et comme tout couple de moins de 25 ans, mes colocs sont bio : ils mangent bio, trient bio (un truc censé faire de l’humus traîne dans le jardin), parlent bio !

Leur souci, c’est que leurs trucs bio prennent de la place. Alors, à la veille de leur départ défintif pour le Québec, j’imagine que la vue de la pile de verre – fier résultat d’un an de tri – les effraya, ou tout au plus, leur fit reconsidérer leurs convictions roots. Bien-sûr, ils eussent pu (forme de pincette) prendre leur courage à deux mains (une expression qu’on utilise trop peu) qu’ils auraient parées de beaux sacs recyclable CHAMPION, et vider gentiment leur vaisselle usagée et autres bouteilles d’huille bio à la benne à verre.

Non.

Mieux valait pour eux déposer ces sacs au bas des poubelles, dans l’espoir que le lutin des poubelles qui ne se nourrit que de verre à recycler viennent consommer ces quelques rebuts.

Le lutin, c’est moi et J., qui déplacèrent 50 kg de verre de nos petits bras, avec ma clio, verre que je cassai avant d’arriver au but.

Je hais les gens.

Vous reprendrez bien un petit peu de mauvaise foi transgénique ?

In Non classé on juin 4, 2007 at 6:02

A Clermont Ferrand,
Le Lundi 4 juin 2007.
Cher Christophe,
Je repensais à cette discussion que nous eûmes au sujet de l’innocuité des OGM. Je suis parfaitement opposé à la culture des OGM pour la consommation humaine. Tu me rétorquais, à juste titre, que mes arguments n’étaient fondés que sur la propagande GREENPEACienne que je subis assez aisément. Tu m’expliquais que la technologie OGM, qui repose sur le contrôle de certaines mutations intéressantes, étaient inoffensives : nous-mêmes, dignes représentants d’une espèce humaine, sommes des rejetons de mutants qui ont réussi, dont la nature s’est faite grâce aux mutations (voir le darwinisme génétique). En argument d’autorité, tu m’indiquais que tu avais assisté à une conférence dans ton laboratoire de génétique, confirmant cette thèse rassurante.
A cela, je ne trouvais que des
” Euh, je te jure, j’ai entendu un truc sur un podcast de futura-sciences, au sujet de rats qui auraient bouffé de l’OGM et que ça a rendu malade… “

Imprécision fatale, qui fait perdre toute autorité dans un débat. Mes compétences en génétique sont lycéennes. Quelques semaines sont passées, et voici l’article dont je te parlais. La source est sûre. Cela s’appelle un uppercut, mon cher Christophe, pour utiliser si tu le permets un terme de rhétorique de comptoir. Les OGM ne sont pas inertes. Ce qu’un enfant de cinq ans pourrait prévoir, j’entends par là le fait qu’un organisme qui synthétise de l’insecticide est dangereux, a été confirmé pour la première fois sur des rats. Le lot nourri au bon OGM de MONSANTO a vu une augmentation significative du taux de sucre et de graisse dans le sang, une prise de poids pour les femelles, un dérèglement du fonctionnement rénal, et un amincissement des mâles.

Je passerai bien sûr sur le silence des médias, trop occupés à composer autour de la couleur de veste de Ségolène, parce que je m’en fous et que je ne m’informe pas par ces réseaux ovins. Je passerai aussi sur cette loi qui ne vient pas qui ferait la publicité de l’utilisation d’OGM dans la nourriture des bêtes à beefsteack. Je n’évoquerai pas non plus le beau cynisme de la multinationale qui se dit résoudre les problèmes de malnutritions sur la planète à coup de modification de la nature.
Seulement, c’est un fait. Il y a une expérience qui révèle un danger. C’est peut être rien. Cela me fait penser à ces publicités pour les matières radioactives au début du siècle dernier, peu après la découverte et la purification de matière radioactive par Marie Curie. Bien sûr c’était une découverte du siècle, alors nos bons publicitaires s’en donnèrent à coeur joie :


Les premiers succès de la Curiethérapie enthousiasment les foules. On assimile l’action des substances radioactives à celle de certains médicaments. (…) En dépit de l’exaspération impuissante de Marie Curie et de Claudius Regaud, on boit du thé additionné de radon, on incorpore des sels de thorium ou de radium dans les crèmes de beauté ou le rouge à lèvres, on crée même un système de circulation de radon pour l’eau du bain (Source : Pour la Science, Trimestriel Nov. 2001 – Fév. 2002)

Hallucinant, non ? En décalage parfait avec l’attitude “post-68arde EcoloHulot buveur de tisane équitable le soir devant mon plasma” qui fait fureur en ce moment (un jour, je ferais cet article sur les deux supermarché bio qui cernent ma rue…).

J’avais envie d’être de mauvaise foi, c’est réussi, n’est-ce pas ?

Ajoute à cela un pouvoir décuplé des multinationales, qui par un lobbying aggressif ralentissent les prises de décision quant au principe de précaution, et nous voici en 2007, à bouffer des l’OGM sans le savoir, avec l’aval citoyen de cette planète qu’on va nourrir avec notre bricolage génétique. Il y a bien quelques laboratoires indépendants qui lèvent le bras : Eh ! Eh ! Nous on n’est pas d’accord ! Tu sais, le genre d’institution qui laissent à leurs employés la liberté de considérer un problème. Je suis mal placé pour critiquer cette attitude, parce qu’en tant qu’étudiant en physique, ancien élève d’une école de Génie Civil, j’ai tout entendu, que le nucléaire était la seule solution énergétique, et que le béton était un matériau de développement durable.

Bien-sûr, on m’expliquera que ces méthodes agroalimentaires limitent l’utilisation de pesticides. C’est la fausse bonne idée. Ou comment remplacer du caca en aérosol par du caca en hélice peptidique. Cela me débecte.

Bref, revenons-en au sujet… Dis, j’ai gagné, t’es d’accord avec moi ?

Parapluie

Dioxyde de Carbone, je te dirais d’où tu viens.

In Non classé on mai 27, 2007 at 11:09

A Clermont Ferrand,
Le dimanche 27 Mai 2007.

Cher Phil,

Voici une image glanée sur le site de la NASA. Elle est issue d’une sonde de l’agence qui était à l’origine prévue pour réaliser des mesures sur la vapeur d’eau (le gaz responsable en grande partie de l’effet de serre, qui je le rappelle, permet à nos climats d’être tempérés.). Les données obtenues ont été traitées de telle sorte qu’elles indiquent les zones de concentration de dioxyde de carbone dans la troposphère (altitude inférieure à 8 km). Malgré l’agitation atmosphérique, il apparait que le dioxyde de carbone reste à proximité de son lieu de production.

Cette image me déstabilise,mon coeur d’écolo s’emballe. Il y a du rouge au-dessus de l’Europe, de la côte est et ouest des Etats-Unis. Une zone rouge aparaît aussi au-dessus de l’Argentine. J’ai le sentiment que ce sont nos pets de CO2 qui apparaissent, et on les prend en photo. On les observe, on les regarde, et on se tripote la nouille, si tu me le permets. Pendant ce temps-là, on évite de signer Kyoto.

L’image n’est pas analysée sur le site de la NASA, et peut-être les zones rouges ne sont pas forcément liées à l’activité humaine. Ce qui serait étonnant, à cause des vents, des dépressions et des perturbations atmosphériques, c’est que le CO2 séjourne sur le lieu de sa production. D’autres phénomènes produisent de grandes quantité de ce gaz, telle l’oxydation des végétaux. Néanmoins, ce point au dessus de l’Amérique du sud semble venir tout droit du Brésil, celui au-dessus de Kazakhstan de Chine… C’est suspect et amusant.
Une affaire à suivre afin d’en tirer les bonnes conclusions.

Parapluie