Parapluie

Articles reli´s: «:Cinquième»

Nausicaa de la Vallée du Vent, à la Filmo.

In Uncategorized on avril 19, 2009 at 1:22

Je me rappelle cette conférence aux Arts & Métiers sur le réchauffement climatique, mesuré par l’intermédiaire de carottages dans les glaces des pôles.
Je me rappelle le spécialiste qui disait qu’il n’existait pas de processus naturel qui compenserait une surproduction de carbone atmosphérique. Que le phénomène irait en s’amplifiant, le taux de CO2 participant à l’effet de serre, la température augmentant, diminuerait la solubilité du dioxyde de carbone dans l’eau, qui réduirait par là même la capacité d’absorption du plancton.

25 ans avant, Miyazaki inventait une forêt de moisissures qui consomme les restes de la pollution des hommes. Hommes toujours aussi cupides pour s’entretuer et vouloir détruire la forêt. On est vraiment une espèce à la con.

Demain, Le Château Ambulant, 15h50, Filmo.

20 minutes de bonheur, en 4m sur 3.

In Uncategorized on septembre 17, 2008 at 5:22

20 minutes de Bonheur est projeté dans une seule salle française, à l’Espace Saint Michel (sur la place du même nom), tous les jours, à 14h25, 16h20, 18h15, 20h10, 22h05.

J’y serai demain soir, à 20h10, pour profiter de la présence des deux réalisateurs (qui seront aussi présents mardi, à la même heure).

Depuis hier, je pense à écrire la phrase qui suit, sans oser, me disant que c’est faire preuve de grande prétention, ou présomption, ou d’autres trucs en -tion (mes détracteurs trouveront bien dans les commentaires).

Si mes chers lecteurs, disons, la petite dizaine de gens vivants qui me lisent, que j’apprécie (S., N., N., J., M., M., J., A., N., L., K. ) et qui ne sont pas trop loin du Cinquième, daignaient se retrouver aux alentours de la fontaine aux dragons, disons, je ne sais pas, vers 19h45, ce serait avec une joie immense que j’aimerais les voir nous accompagner.

Je rougis.

Mon deuxième truffaut.

In Haïkuciné on août 20, 2008 at 9:34
Jim, Jules, et Catherine.

Jim, Jules, et Catherine.

Le genre de films qui me font dire que certains de mes ex-petits amis étaient véritablement charmants. Quoique…

C’était bien. (Quel sentiment désagréable de voir des films que la Terre entière a commenté).

Jules et Jim, de F. Truffaut, à la Filmothèque, gratuit avec la carte UGC illimitée (19,80 €/mois)

Faux-semblants, de David Cronenberg, à la Filmo.

In Haïkuciné on juillet 27, 2008 at 10:37

Première heure très longue. Deuxième partie terrifiante.

Jeremy Irons est un génie. Un Cronenberg, dans sa phase “j’aime le sang et les organes qui font blurp-blurp”.

C’était bon.

Faux-semblants, un film de David Cronenberg, dans le cadre de sa rétrospective à la Filmothèque.

Lemming, au Grand Action : le film fantastique mais français.

In Haïkuciné on juillet 26, 2008 at 3:09


Lemming, de Dominik Moll. Comme son film.
Un film fantastique mais français, et c’est risquer le pléonasme que préciser que le genre n’est là que pour justifier des pincettes grosses comme cuisses de Michael Johnson.

J’ai moi-même envie de réaliser un film fantastique mais français. Ce serait l’histoire de Gabriel Piemontais (comme la salade, mais au masculin) qui un jour, retrouverait sa voiture abandonnée (comme le capitaine, mais au féminin) au milieu d’un champ de pomme de terre. Sur la plage arrière, il trouverait une escalope de dinde.
Mon film s’appellerait “Escalope de dinde”.
Pour éviter que les spectateurs ne fuient avant le générique, je mettrais dans le rôle de la femme de Piémontais (qui n’est pas piémontaise, car sinon, ce serait une salade. Quoique, escalope salade, c’est pas mal) : Fanny Ardant. Je l’entends déjà qui dirait :

Mais enfin, Gabriel, ce n’est pas de la dinde. C’est du poulet, poulet.

tout en crachant le résidu monoxydé d’une taf trop longue tirée d’une gitane maïs light et sans filtre.

Mais j’ai la décence de me retenir.

Les ex et le deuil.

In Non classé on juillet 4, 2008 at 2:40

On ne devrait plus utiliser ce mot d’ “ex”. On devrait le brûler, avec le reste, et brûler aussi cette ex-pression : “faire le deuil”.
Flinguer les créateurs de Facebook, les tag en tous genres, ceux qui vous ramènent à une vie passée qu’on voudrait oubliée.

Sage chanson de Camille. Les ex, les ex, c’est sexy.

J’aime trop les boîtes et les souvenirs qui s’y cachent pour savoir le faire, le deuil. Ce déménagement, et l’euphorie, sans doute s’y cache la volonté d’en finir avec le deuil.

Je voudrais être sans mémoire.

Hier, j’ai mis une heure à trouver ma voiture, et le fait que je sois en vélib, sans vraiment m’avancer, ajouta une heure à mon retard sur le sommeil car il fallut trouver une station de retour. Mais Paris, la nuit, ça a de la gueule.
J’ai descendu Mouffetard, les cheveux dans le vent, les yeux inondés et salés par l’air en mouvement. Enfant, j’aimais mes cheveux longs pour que, lorsque je saurais voler, ils fassent comme les drapeaux : flotter.

Ce soir, cheveux en berne.

Mais chut. Ma lettre préférée m’attend.

Mon top 3 des Woody

In Haïkuciné on juillet 1, 2008 at 12:29

A la filmothèque, en ce moment, rétrospective Woody Allen. L’occasion, pour moi, d’enrichir ma connaissance de ce vieux garçon, marié à sa fille.
Je n’aimais que peu Woody Allen dans ces oeuvres récentes lorqu’il parle de New York, de ce milieu bourgeois et culturé qui ne m’intéresse pas. Des préoccupations peut-être trop loin des miennes pour que je sois sensible à ce que certains appellent chef d ‘oeuvre.

Mon chef d’oeuvre, c’est Stardust Memories. Parce qu’il y a une mise en abîme formidable, parce quil y a un enfant qui s’envole. Il y a aussi ce rideau qui se tire à la fin, et le regard de Woody.

  1. Stardust Memories
  2. Bananas
  3. Tombe les filles et tais-toi

Ascenceur social.

In Non classé on juin 25, 2008 at 9:25


Vous savez, le garant s’il fait du 2000, 3000 euros par mois, ce n’est même pas la peine.

dit une propriétaire parisienne, au sujet d’une location d’un F2 pourri dans le XIX.

Le lendemain, première visite, premier coup de coeur, bien sûr, c’est dans le Cinqième. Il y a la Filmo à deux pas, il y a Mouffetard en bas de l’escalier, la fac de J. est dans notre rue.

Le proprio accepte, puis, une semaine après, se rétracte. Je me sens triste, le soir. Je ne dors pas. Je pense à mes petites études, au travail, aux années passées sous la lampe de bureau à combler des capacités moyennes par un labeur d’acharné. D’écorché. On me refuse la place des grands hommes. Pas d’ascenseur dans le Panthéon.

Je suis inutile au pays des garants à plus de 3000 euros. Il ne fait pas bon vouloir vivre à Paris avec des parents au salaire trop petit.

Deux jours plus tard. Nous faisons la queue dans le XV pour visiter un truc sans intérêt mais tout aussi cher que le si désiré “Appart rue Censier” comme on l’appelle. Ca sonne. Le proprio, celui de Censier. Il nous dit qu’il n’a trouvé personne. D’intéressant.

C’est con , mais j’en ai frissonné.

J’ai de la chance. Dimanche, je suis Parisien.

Parapluie.