Ce nouveau Tarantino, c’est comme un poulet Label Rouge. J’aurais bien aimé commencer ce post par cette comparaison foireuse, mais je n’arrive pas à trouver le calembour qui convient. Je ferais comme si donc.
Les Inglorious Basterds tiennent plutôt en haleine leur public pendant les 2h30 d’ultra-violence. On rit de voir ces soldats allemands se faite défoncer le crâne à coup de batte de baseball.
Néanmoins, ce film au décor historique est l’aveu désastreux de la méconnaissance de la part de son réalisateur de cette période de l’Histoire. Et de la manière dont on fend les billes de bois (première scène du film).
Je me rappelle cette phrase, célèbre : ” on peut rire de tout, tout dépend avec qui “. Le film en est l’illustration. J’ai ri, oui, mais je n’aurais pas dû. Le prisme choisi est le plus réducteur qu’on eût pu choisir. C’est triste.
‘ L’humour est enfant de nos haines “, Jacques Prévert (via @Lou__is sur twitter)
Je me rappelle cette conférence aux Arts & Métiers sur le réchauffement climatique, mesuré par l’intermédiaire de carottages dans les glaces des pôles.
Je me rappelle le spécialiste qui disait qu’il n’existait pas de processus naturel qui compenserait une surproduction de carbone atmosphérique. Que le phénomène irait en s’amplifiant, le taux de CO2 participant à l’effet de serre, la température augmentant, diminuerait la solubilité du dioxyde de carbone dans l’eau, qui réduirait par là même la capacité d’absorption du plancton.
25 ans avant, Miyazaki inventait une forêt de moisissures qui consomme les restes de la pollution des hommes. Hommes toujours aussi cupides pour s’entretuer et vouloir détruire la forêt. On est vraiment une espèce à la con.
Film américain du début des années 70, à le voir hier soir, seul et triste, j’ai pensé à Daria, Mary Poppins, et Tim Burton.
Daria à cause de la coupe de cheveux. Tim Burton pour des raisons plus morbides. Mary Poppins parce que ce fut la première fille avec laquelle j’eus envie de faire l’amour. J’étais trop petit – à l’époque – et elle me paraissait si vieille.
Parce que ce film raconte l’idylle éphémère d’ un gamin avec une vieille. MArginale qu’on dirait aujourd’hui, à Paris, originale à Nevers, qu’on dirait. Hier, mon syndrome Mary Poppins s’est donc furieusement réveillé, et j’ai envie de coucher avec quelqu’un qui sort un parapluie de son sac à main.
Oui, le schéma du film est prévisible, la chute cousue de fil blanc, les blagues racistes et les situations répétitives. Mais à aucun moment on s’ennuie.
Il faut dire qu’il est tellement rare de voir un film américain D’Américains. Visage de l’Amérique, celle des banlieues noyées dans le chômage et les gangs. Fantasme de l’Amérique, la rédemption des conflits passés par la main tendue aux enfants des patries exterminées. Cynisme truculent du vieillard bardé de ses insignes de consommation et ses insultes de vétéran.
Je me rappelle de Clint E., Walt dans le film, sortant de son pick-up et s’adressant au chien de cette façon : C’est la dernière fois. Oui, c’est peut-être le dernier. Film.
De plus, le chinois du film est super mignon. Et les quelques références aux opus de jeunesse de Clint, tout du moins ceux que je suppose (L’inspecteur Harry me semble-t-il), sont délicieux et d’une ironie formidable (quel autre épithète).
C’est le cinéma : faire de bidons-villes et de télé-poubelle le théâtre onirique de nos fantasmes. Oui, j’ai pleuré, c’est le bon signe, signe que cela parle de gens qui s’aiment mais qui sont séparés, filmés avec sincérité.
Lui l’a retrouvé. Bref.
Dany Boyle confirme sa place à la tête de mon top 1 des gens qui me font le plus vibrer avec les images, de Trainspotting, 28 days later, Petits meurtres entre amis, Une vie moins ordinaire.
Je suis si excité. Je rentre à peine du ciné. C’était bon ! Je n’en reviens pas de me sentir si bien après une séance de grand écran.
Je relis les critiques. Je pense à Vincent Ostria des Inrocks, qui doit sentir le caca dans ses yeux.
Des idiots est des anges, une histoire d’idiot qui devient un ange. Un matin. Il lui pousse des ailes, ce qui modifie ses habitudes de petit machiste alcoolique qui passe sa journée au pub à harceler la serveuse.
C’est mignon, oui, j’aimerais dire “c’est le chef d’oeuvre”, mais non. On s’ennuie vite. Les décors et les situations répétitives, et l’absence de dialogue nuit à l’ensemble. A moins que l’auteur n’ait désiré se limiter à la proposition “Les hommes sont tous pourris et pensent qu’au fric”, je n’ai compris. Ou si finalement. Et cela m’ennuie.
Entre l’épisode de Strip-tease réussi et le Bernie raté, ce film oscille pour parfois toucher au miracle (la fée cancéreuse avec le mini-flingue, je m’en souviendrais) mais souvent, on s’ennuie un peu.
Néanmoins, j’aime cet humour, à l’esprit peu conventionnel, qui joue avec les stéréotypes comme pour dire “et on vous emmerde !”. Katerine fait d’ailleurs une apparition en Jésus stigmatisé au rouge à lèvres.
des “minorités” : comme je hais ce terme, j’aurais préféré ls “invisibles” ou les “silencieux”.
Par exemple, les présidents qui sont noirs, et c’est bien (mais ces mêmes noirs ont voté pour la peine de mort et n’ont choisi aucun de leur conseiller de la même race qu’eux!), ou alors un président, qui est une femme, c’est bien aussi. Dans le même genre, il y a ce festival pour gays (Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris) qui présente des films faits par et/ou pour des gays. Sinon l’expression d’un communautarisme primaire ou l’occasion d’un visionnage de films érotiques de bas étage, je ne vois ce qu’un tel festival peut apporter à la gent homosexuelle.
Néanmoins, Araki au cinéma, c’est suffisamment rare pour ne pas se manquer. Et puis, un écart communautariste en pleine Obamania, personne ne m’en voudrait.
Ca se passe au petit Rex, dans le Grand Rex, à côté des Grands Boulevards. C’est mignon. Le film n’est pas projeté non sur pellicule mais en DVD… Je ne sais pas ce que cela change, mais j’ai eu le sentiment d’être baisé (8€ la place tout de même, pour regarder un DVD avec des gens qui ne sont même pas mes amis, dans un lieu qui n’est pas mon salon !). Même chose sur la fréquentation de la salle, que j’attendais bondée et forcément libidineuse : elle fut vide et peuplée de gens à moustaches et très minces.
Le film n’est qu’un Thelma et Louise “râté”. Quand Ridley Scott peint des personnages absurdes et qui découvrent l’absurdité de leur existence tout au long du métrage, Araki part de l’hypothèse que c’est la séropositivité de ses personnages, i.e. leur statut de malade, qui rend l’existence absurde. En gros, la philosophie est “il faut bien mourir de quelque chose”. C’est plat et vulgaire. Et finalement, pour l’époque, les deux pédés me semblent de beaux stéréotypes.
Fétichisme, noir-et-blanc, et double rebondissement final. Qui tue qui et avec quel mobile ? Il y a peu de films où il faille attendre les dernières secondes pour répondre à ces questions.
Je sens qu’il me faudrait le revoir tellement la mise en scène et la réalisation sont de qualité. Et denses.
Fétichisme, car l’amour de l’objet le fait mettre au bon endroit, et filmé sous l’angle suffisant pour interroger l’oeil spectateur.
Et ce rire final, la mère en surimpression du fils.
Rétrospective Hitchcock, au Grand Action (Rue des écoles, Vème)
J’ai des choses à faire à l’Ecole, je ne peux donc soumettre un avis objectif sur ce film.
J’ai néanmoins quelques précisions, et de me joindre au débat, pour faire “polémique”, si vous me permettez.
Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on lui reproche sa Palme d’or : il ne la mériterait pas, parce que ce serait une Palme “politique”, voire démagogique.
Toutes les palmes sont politiques, toutes les palmes sont subjectives et n’impliquent que le jury qui les décernent. Laissez-moi néanmoins douter du fait que M. Darcos se soit entretenu avec le jury inernational du festival dans le but de les sensibiliser aux problèmes des établissements scolaires français.
Ce film n’a pas de valeur universelle, c’est à dire, dans trente ans, il apparaîtra comme désuet. C’est juste. Ce n’est néanmoins pas une raison valable pour lui retirer toute valeur, ne serait-ce que celle d’être touché par un sujet quotidien.
Ce film a une valeur quotidienne. Sans dire réaliste. Quotidien. Ordinaire, plutôt qu’extraordinaire comme l’aurait annoncé Sean Penn (c’est à lire sur les affiches : “absolument extraordinaire”. Chose étrange, ces propos n’ont été retranscrits à aucun endroit d’internet…). Et ça me touche, comme je peux concevoir que d’autres soient touchés par les pérégrinations amoureuses d’ados dans un lycée du XVI. Je suis plus sensible aux enjeux d’une oeuvre devant ceux de l’autre.
Prenez Absolutely Fabulous, faites les danser sur Fame avec des accessoires dignes des meilleurs Sex and the City, et réunissez le tout dans une pub Feta Salakis (au bon lait de brebiss). C’est l’excellent de Mamma Mia !
Hier, Dracula au Grand Action, bien entendu complètement vide, et La mariée était en noir, à la Filmothèque, dans une salle presque comble. Deux cinémas dont la devanture arbore le stickers “Art et essai”. Persiste une question, concernant le Grand Action : où ont-ils trouvé les fonds pour refaire en mosaïque noire l’intégralité de leurs chiottes ?
Dracula, c’est bien, et quand je pense à la quantité de trucs qui ont été enfantés à partir de cette oeuvre… Prenez Buffy contre les Vampires : le planté de pieu est toujours précédé d’un peu de karaté. Ce qui n’est pas le cas dans Dracula. Le planté de pieu est rituel, lent, fait d’une succession de gros plans sur la plantée et de plans d’ensemble sur le planteur, pour un final souvent disimulé par un rictus de douleur en très gros plan, ou un cri, strident. Pas de rituel chez Buffy, sinon le karaté.
La mariée était en noir, c’est bien. Ce film a inspiré Tarantino pour son Kill Bill, les deux oeuvres contant le périple assassin et vengeur d’une veuve blonde ayant vu mourir son mari à son mariage. Dans Truffaut, le rituel consiste en une prise de contact avec le salaud, l’héroïne (Jeanne Moreau) s’imprègnant de la vie de celui qu’elle hait, comme pour encore alourdir la main qui tuera ce prochain. Il y a cette scène de J.M. se faisant passer pour l’institutrice du gamin, dont elle assassinera le père quelques heures plus tard.
Benoît Magimel confirme et assume son statut de pire acteur français de l’ex-nouvelle génération.
Comment Positif, les inrock et le Nouvel Obs peuvent-ils s’enflammer pour un caca pareil ? Il faut avoir bu avant le film pour apprécier. Quoique ce fût très drôle, quelques scènes dignes des meilleures parodies des Robins des bois ou d’Austin Powers. Le serial killer est tout de même filmé de dos, dans son fauteuil en cuir, fumée de cigarette attestant de sa présence !
Qui peut croire à ce personnage, campé par B. Magimel – un auteur professeur à la Sorbonne – qui a le vocabulaire d’un plombier et l’accent d’un banlieusard ? Hilarant ! Et cette sonnerie parfaitement téléphonée ! On dirait un débutant dans sa première année de starac !
Sixième, en comptant Farenheit 451, que j’avais offert à Cristof.
Je ne peux pas écrire sur la Chambre Verte. Je n’ai écrit que sur la Chambre Verte.
Je crois que la mort, quand elle entre dans nos vies, marque les plus faibles d’une cicatrice, au fer blanc. Faire semblant après que tout aille bien, jusqu’à la fin, jusqu’à sa mort. Les hypocrites et les vivants sont les mêmes personnes.
Je suis de ceux-là. J’ai toujours pensé à la mort, et depuis que le garçon que je n’ai ni vu, ni connu, dont je ne connais pas même le nom, est mort, c’était pire.
Il y a des films qu’on ne peut faire qu’en ayant goûté à la mort. Qu’en ayant goûté au vide des boîtes aux lettres, au silence du téléphone, au siège de cinéma relevé à côté du sien.
Oh, je ne ne veux pas que tu meures.
La chambre est verte, le titre le dit. Le vert n’est-il pas la couleur de l’espoir ?
Combien de films ont dans le titre une chambre ?
Il arrive un âge où l’on connaît plus de morts que de vivants.
Je ne peux pas écrire sur la Chambre Verte. Je ne fais qu’écrire sur le Chambre Verte.
Truffaut n’aime pas les femmes. Toutes les figures féminines, sont emblématiques de la féminité tel que Truffaut la conçoit, ou tout du moins tel qu’il la met en scène : calculatrice, infidèle, vénale. Un dialogue entre Belmondo et Deneuve dans La Sirène du Mississipi, révèle ces véléïtés réductrices pour la nymphe : le mâle – castré par l’impossibilité de tuer sa maîtresse alors qu’elle l’a ruiné – mélange les pronoms et s’il emploie tu au début, c’est bien à la deuxième personne du pluriel que se termine la tirade outrageante, comme pour accuser toutes les femmes.
Truffaut n’aime pas les femmes. C’est un des fil rouges de cette mini-anthologie de quatre films. Me trompè-je ?
En revanche, Truffaut aime les enfants, filmer l’enfant dans son envie de bohème, qui se cache dans le jeu et dans l’insolence. Filmer l’adulte aussi, dans son souvenir de cette enfance.
Je lèche, je lâche, je lynche. Reste Je ne vois que La Nuit Américaine pour que Truffaut trouve le trampoling de mon estime.
En parlant de plaisirs buccaux, j’ai, néanmoins, apprécié Belmondo, surtout avec sa chemise cintrée. Sublime est l’érotisme de la nippe qui s’enroule, et frôle le sein et son muscle pectoral.
La Sirène du Mississipi, de F. Truffaut, à la Filmothèque (Paris V)
(A venir, dans ce cinéma, une rétrospective du cinéma américain des années 70)
Attente dans la pénombre, le silence et devant cette pub immonde pour Red Bull, je pense à cette volonté du cinéma de filmer l’invisible, et la littérature de traiter l’indicible.
L’homme est invisible, c’est fantastique. Presque un film historique, j’entends par là de l’Histoire, de celle du cinéma de science-fiction qui découvre et invente des effets spéciaux parfaits. Quant à l’adaptation du roman de H.G. Wells, elle est sans intérêt, les personnages sont identiques, les plans sans imagination, fixes pour la plupart.
S’il faut le voir, c’est pour le jeu un peu grossier et passé, je pense notamment à la tenancière de bar à l’hystérie stridente ou à la bonne femme qui sert à l’hétérosexualité du garçon. Et puis, pour le Grand Action, un cinéma vide, mais tellement vintage.
L’homme invisible, de James Whale, au Grand Action. 0€ sur présentation de la carte UGC illimitée (19,80€/mois).
Les bons films se reconnaissent-ils dans leur capacité de ne jamais vieillir ? Banalité, soit.
Les Quatre Cents Coups, de F. TRuffaut, dans le cadre de la rétrospective éponyme, à la Filmothèque (Paris V). Gratuit avec la carte UGC illimitée (19,80 €/mois)
Ce film sur Arté hier soir, est déstabilisant. Surtout à minuit, après deux heures de route et une demi-heure à chercher des clés cachées dans un jardin.
C’était l’histoire de Aviva, Bob, Otto…
En parler ici reviendrait à vous raconter un rêve.
C’est pourquoi l’inattention que prête une oreille étrangère au récit d’un de nos rêves se retrouve dans le mal que nous avons à convaincre un lecteur (…). Et même si le spectateur se laisse convaincre et se livre à notre onde hypnotique, il est rare qu’il ne résiste à un spectacle qui ne comporte aucune intrigue, c’est-à-dire la raie à la craie hypnotisant l’oeil des poules (…).
Jean Cocteau, in Le livre Blanc.
C’est l’histoire d’une grosse fille à la peau noire, qui dormait dans un bois. Elle est réveillé par un garçon de dix ans qui crache des glaires avant de se coucher, et qui lui propose de le suivre pour lui présenter Mama Sunshine, une Chrétienne qui…
Quel barouf incompréhensible autour de la dernière fournée Walt Disney/Pixar. La presse, dont les avis sont pour la plupart reproduits sur le site d’allociné, est presque unanime et, au nombre de petites étoiles, crie au chef d’oeuvre.
Un bon film, soit, un bon divertissement, c’est certain. Reste un éthnocentrisme détonnant (700 plus tard, ne survivent que quelques états-uniens, ou des mappemondes de seulement 180°, secteur angulaire qui correspond aux USA ), et une ironie (du sort ?) que je trouve parfois mal placée. Quant aux thèmes abordés, ils sont ô combien usés par les innombrables oeuvres animés de la boîte d’effet spéciaux : le partage, l’amour, le travail en équipe… On a parfois le sentiment d’assister à un clip pour le Parti Communisme, tellement dans ce film les compétences individuelles de robots – même défaillants – vainquent les associations à la chaîne de robots identiques. Car le film critique ouvertement la société qu’on dit de consommation, même si ce terme est ici trop faible pour décrire les amoncellements d’ordures qui jonchent la planète Terre.
Bref, de l’anti-capitalisme fait par des Ricains qui bossent pour Disney… Cherchez l’erreur ! Sans doute n’est-elle pas à trouver du côté de l’admirable publicité pour i-pod, seul objet des années 2000 à la marque reconnaissable. Les pétroliers ne s’appellent pas Total, les supermarchés Carrefour ou les fast-food Mc-Do. Plus personne ne s’en formalisera, de toute manière, car ces jolies réclames sont prises par le public pour des clins d’oeil du metteur en scène. Et mon cul se prend alors pour un gallinacée, ce qui est du plus mauvais effet dans un dîner. Il n’y a plus qu’au ciné gratuit et en plein air de La Villette qu’on siffle les pubs ? Il m’arrive parfois de rêver que Paris n’est peuplé de de bobos et de profs.
Ces quelques remarques facilement transportables d’oeuvres états-uniennes en oeuvres états-uniennes, Wall-e, c’est pas mal !
La fille de David Lynch derrière les caméras de Surveillance, à la fois thriller et huis clos. Ficelles du genre renouvelées, et la fin qui fait tadam ! Excitant, terrifiant, jouissif.
Lemming, de Dominik Moll. Comme son film.
Un film fantastique mais français, et c’est risquer le pléonasme que préciser que le genre n’est là que pour justifier des pincettes grosses comme cuisses de Michael Johnson.
J’ai moi-même envie de réaliser un film fantastique mais français. Ce serait l’histoire de Gabriel Piemontais (comme la salade, mais au masculin) qui un jour, retrouverait sa voiture abandonnée (comme le capitaine, mais au féminin) au milieu d’un champ de pomme de terre. Sur la plage arrière, il trouverait une escalope de dinde.
Mon film s’appellerait “Escalope de dinde”.
Pour éviter que les spectateurs ne fuient avant le générique, je mettrais dans le rôle de la femme de Piémontais (qui n’est pas piémontaise, car sinon, ce serait une salade. Quoique, escalope salade, c’est pas mal) : Fanny Ardant. Je l’entends déjà qui dirait :
Mais enfin, Gabriel, ce n’est pas de la dinde. C’est du poulet, poulet.
tout en crachant le résidu monoxydé d’une taf trop longue tirée d’une gitane maïs light et sans filtre.