Parapluie

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maa salam

In Carrie-Bradshawism on novembre 6, 2009 at 11:35

par la tête m’aurait traversé l’idée de fermer ce blog dont le titre ne voudra, prochainement, rien dire.

je déménage en banlieue. c’est dit.

j’ai lu aujourd’hui le billet de fermeture de blog le plus fort du monde. Le reste du blog n’est pas mauvais.

à bientôt.

Inconnu à l’appel des préposés.

In Uncategorized on avril 27, 2009 at 9:58
Cher Yanko,

Ce truc est incroyablement romantique.
C’est la version numérique de ma chasse à Toi. J’avais ma p’tite carte de France, et je cochais à chaque nouvelle lettre qui me revenait la ville fleurie où tu n’habitais pas. Là c’est pareil. Mais c’est toi qui coche, correspondant aphasique, muet lecteur de ces déboires Free Price.

Qui sait… Je te retrouverais p’t'être comme ça.

Parapluie, qui fait décidément tout comme dans le blog de Matoo.

3108 day

In Uncategorized on août 31, 2008 at 6:08

Aujourd’hui est le blog day 2008, il en fallait un, quelque-chose qui finalement célèbre mon occupation secrète.

Le jeu est simple : faire découvrir cinq blogs de sensibilités différentes du sien, et en faire la publicité par le biais d’un post daté du 31.08. Pourquoi cette date ? 3108 se lit en leet-speak.

Cinq blogs, donc.

Emmaux et gemmes des mots que j’aime, que j’ai découvert par l’intermédiaire du blog des correcteurs du monde. Le garçon joue avec les mots, mais n’est jeu n’est que pour le lecteur tellement certains de ces oeuvres verbales sont des casse-têtes. Plutôt que de choisir un article en particulier, je choisis de citer l’épitaphe qu’il s’est choisie :

Il a tenté, toute sa vie,
De paraître moins con qu’il n’était.
Il a laissé, toute sa vie,
Les bien plus cons que lui exister.

Irene Delse, auteur francophone de science-fiction, est à l’image de ma blogoliste. Je n’ai jamais lu un seul ouvrage de la dame, et ne lit d’ailleurs jamais de science-fiction. Mais ses posts, les liens qu’elle propose, font que jamais l’idée m’est venue de me désabonner. Pourtant, je clique très rarement sur son blog, parce qu’à chaque fois, j’oublie qui elle est. Ce sont donc des séries de 40 posts que je lis, chaque fois que je l’oublie.

Spermy contre le monde, découverte très récente grâce à l’amateur de cataire, où l’auteur raconte son combat (presque) quotidien contre le monde qui, il faut le dire, est un enculé. Spermy est l’auteur du post le plus drôle de toute l’histoire du blog, de l’humanité, et de l’univers, un truc qui parlait des anneaux vaginaux.

(…) et puis j’ai compris que c’était tout simplement comme dans la série télévisée stargate, les anneaux vaginaux c’est la porte des étoiles.

Blog de béton, c’est l’histoire d’un garçon palestinien, qui travaille dans le bâtiment, dont le quotidien m’aide à comprendre une réalité d’un conflit, quotidien. Un blog que je ne peux citer sans parler de son alter ego israelien. Par exemple, il y a cette histoire de bulldozer, à lire d’un côté et de l’autre du mur.

Tatoufaux.com, qui n’est pas vraiment un blog, mais qui fournit une information de qualité par flux RSS. Presque un blog, sauf que là-bas,  on ne parle pas épilation. Le blog est consacré au combat contre les idées reçues, telles que “Toucher un oisillon empêche ses parents de le reconnaître”, ou en core “la fonte des icebergs fait monter le niveau des océans“.

Ouf. C’est terminé. Dificile de dégoter cinq blogs pas trop connus pour que le jeu en vaille la chandelle. L’exercice me fait prendre conscience du peu de connaissances que j’ai des auteurs de ces blogs que je lis régulièrement. Je ne retiens que des caricatures, c’est affligeant – il y a le blog du pédé qui fait semblant de parler super vulgairement, le blog du palestinien, le blog qui montre des photos cro-cro mignonnes, le blog de la nana qui a recopié les cours de Compagnon, le blog du pédé le plus célèbre du monde, le blog du mec qui kiffe les adolescents et l’art barré, etc.

Et puis, ces blogs qui sont censés ne pas m’évoquer, ne sont que ma propre caricature. Ces tags qui les décorent fournirait le parfait panel de mots-clés google qui référenceraient Parapluie.

Caricatures.

Comment j’ai connu Alice.

In Uncategorized on août 20, 2008 at 9:25

Mon ami infundibuliforme ne dit jamais le mot “nana”. Ce mot vulgaire m’est propre, je dis toujours “il y a une nana qui…”.

Pourtant, j’ai le souvenir qu’il prononça un jour :

Il y a une nana qui a retranscrit tous les cours de Compagnon, au Collège de France.

Bien-sûr, aucune idée de qui était ce garçon, au nom charmant. Quelques évocations supplémentaires ont suffi à me faire atterrir sur le blog de Véhesse, pseudonyme dont je perçais le secret un peu plus tard. Et puis un jour, ce garçon qui partage ma vie m’indiqua :

Tu sais, la nana qui tape les cours de Compagnon… Elle a un autre blog ! Et Matoo la connaît ! C’est dingue.

Oui, c’est dingue, d’autant plus que je suis lecteur assidu de ce consommateur (qui m’est toujours anonyme, malgré mon déménagement parisien) de cataire, et il suffit d’un jour où l’on évoquait Alice pour qu’un lien vers son Alice du fromage apparaisse chez l’herbivore. L’infundibuliforme ami poursuivait, lui, dans ce culte d’Alice/Véhesse, la nana qui dit ça, la nana qui a lu Renaud Camus (toutes les notes que j’évite sur le blog Véhesse), la nana qui n’achète des beaux livres, la nana qui elle a des étagères pour ranger ses livres de poche. Pour asseoir ce culte, qui irrémédiablement se terminerait par la rencontre de l’Alice en chair et en bas blancs, nous allions jusqu’à sortir du cinquième arrondissement pour nous rendre en banlieue et visiter cette librairie à côté du Louvre qui ferma récemment ses rayonnages. Alice, ou Véhesse – je ne retrouve pas la note – , avait indiqué qu’elle la dévalisait régulièrement.

Voici comment j’ai connu Alice, et comment, inconnue, elle partagea et partage encore nos vies, nos discussions, et il faut l’avouer, quelques joies quand, dans les marges de nos blogs respectifs, son avatar bigarré apparaît.

Blog Day 2008

In Uncategorized on août 15, 2008 at 9:03

Blog Day 2008

Le 31 août, c’est le Blog Day. L’occasion pour les blogueurs de faire découvrir à leurs lecteurs 5 blogs, d’un domaine différent du leur. Mouffetardises participera, et j’invite mon papa-blog, mon blogo-fils (incestueux), et ma tante éloignée (que je n’ai pas reconnue à la naissance, mais qui se reconnaîtra, elle ou son alter-ego d’ailleurs) à participer à ce petit truc qui met en valeur les blogolistes (à ce sujet, j’aime beaucoup “Un homme amoureux” chez Alice)

Censure supplice.

In Darianism, Uncategorized on août 8, 2008 at 11:03

J’essaie depuis trois jours d’écrire sur la chose qui fait de mon état mental une euphorie permanente, accompagnée de bourdonnements browniens à nul autre pareils.. La découverte récente que deux de mes amies – et des plus littéraires – sont aussi deux de mes lectrices ainsi que la certitude que leurs Lettres sont plus affutées que les miennes, me font reprendre chaque jour un peu du brouillon de cet article.

Dans ces lecteurs, que je connais est tapi le sujet de l’article. La belle mise en abyme que nous donne l’autre journalisme, comme un puit qu’un idiot aurait recouvert d’une étoffe et qui piège l’imprudent promeneur. Seulement j’ai peur. Et si ce langage manquait de justesse et blessait ce lecteur. Et si, dans un emportement lexical ou un orgueil mal venu, je perdais le lecteur, et par là même, noyait le sujet. Se mordant la queue, le serpent se noie en de mortifères perspectives : souffrir, écrire, être lu, n’être plus.

Je suis papa-blog !

In Uncategorized on août 8, 2008 at 9:05

Je suis papa ! En attendant que l’adoption pour les pédés soit légiférée, j’ai adopté une sorte de petit animal à cornes infundibuliformes, aux dires numériques juste éclos.

Il parle comme d’autres voudraient écrire, et écrit comme le reste aimerait rêver…


WordPressage

In Uncategorized on juillet 27, 2008 at 4:42
Un pochoir de mur, rue Mouffetard.

Un pochoir de mur, rue Mouffetard.

Et bien, c’est fait, me voici complètement et définitivement… blogueur. J’ai un beau blog fourni par les thèmes de wordpress, des jolies widgets aux jeux de mots foireux, et surtout le plus beau titre qu’on puisse trouver pour un blog parisien :

Mouffetardises

Ne manquent que quelques lecteurs. Je vous saurez gré de poster un commentaire pour me dire si toutes ces choses vous conviennent. Et pour rassurer le petit être seul que je suis qui se dit que personne ne l’a suivi dans le monde WordPress… Et si quelqu’un pouvait trouver la raison de “Côtelettes”, et bien je me PACSerait avec le 8 août. A bon entendeur…

Un an de modestie.

In Non classé on mai 5, 2008 at 8:30
Cher Parapluie,
Un an aujourd’hui que tes missives s’essoufflent et n’atteignent leur destinataire.

Je lis ton blog depuis un an, seul spectateur de ton impudeur. Albert Camus du prolo, tu aimerais, j’ai cru comprendre, te prendre pour un héros de Beckett.

Mais non.

Ta répartie est une non-répartie. A te relire, ton art dialectique frôle la bêtise, parfois. Tu te fais héros quotidien d’une épopée sans enjeu. Mais c’est sans une certaine nostalgie que je lis tes récits, que vive la pédétitude je disais, à Paris, Madrid ou Bruxelles. Je t’imagine prof, communiste ou fou, fou de toi, vanité suprême qui fait de ta vie un livre ouvert à tous.

Je te lis parce que c’est de moi aussi que tu parles. Non, plus que ta vanité que tu vernis, c’est la mienne qui est encensée par tes brèves expositions. Chimie des relations humaines, en toi il y a de l’être en commun avec moi.

Je ne crois pas qu’il y ait de défaut plus superficiel ni plus profond. Les blessures qu’on lui fait ne sont jamais bien graves, et cependant elles ne veulent pas guérir. Les services qu’on lui rend sont les plus fictifs de tous les services ; pourtant ce sont ceux-là qui laissent derrière eux une reconnaissance durable. Elle-même est à peine un vice, et néanmoins tous les vices gravitent autour d’elle et tendent, en se raffinant, à n’être plus que des moyens de la satisfaire. Issue de la vie sociale, puisque c’est une admiration de soi fondée sur l’admiration qu’on croit inspirer aux autres, elle est plus naturelle encore, plus universellement innée que l’égoïsme, car de l’égoïsme la nature triomphe souvent, tandis que c’est par la réflexion seulement que nous venons à bout de la vanité. Je ne crois pas, en effet, que nous naissions jamais modestes, à moins qu’on ne veuille appeler encore modestie une certaine timidité toute physique, qui est d’ailleurs plus près de l’orgueil qu’on ne le pense. La modestie vraie ne peut être qu’une méditation sur la vanité. Elle naît du spectacle des illusions d’autrui et de la crainte de s’égarer soi-même. Elle est comme une circonspection scientifique à l’égard de ce qu’on dira et de ce qu’on pensera de soi. Elle est faite de corrections et de retouches . Enfin c’est une vertu acquise.
Il est difficile de dire à quel moment précis le souci de devenir modeste se sépare de la crainte de devenir ridicule. Mais cette crainte et ce souci se confondent sûrement à l’origine.
Henri Bergson, in Le rire.

Parapluie

tro kool ce truc, merci PM

In Non classé on mai 4, 2008 at 1:04

Matoo et The Frog (with a blog) ont changé récemment de niveau de langue pour leurs articles… Incompréhensible.
Sans doute dans le but de toucher une cible de lecteurs de plus en plus jeunes, tristes trentenaires qui sombrent dans les limbes du langage de téléphone portable.
Les effets d’un choc psychologique récent (avec un sabot ?) pour l’un et de langue anglaise pour l’autre, sans doute.

Merci à PM [cataire] pour l’info.

Fragments, de Samuel Beckett,, mis en scène par P. Brook

In Non classé on avril 23, 2008 at 11:18

Cher Jérémy,

Je voulais voir ce que cela faisais de mettre en titre une de ses sorties culturelles, histoire de faire mousser, pleurer ou bander la petite vingtaine de pédé-lecteurs qui choient sur ce blog. C’est pas beau d’être jaloux !
Vois, par exemple, le stoïcisme avec lequel il me faut lire les quelques épisodes de la vie miaulante du plus célèbre des bloggeurs, quand monsieur raconte un jour ses sorties théâtre à la Comédie Française ou ses concerts par l’orchestre philharmonique viennois (comme le café, ça doit être gage de qualité !)

FUCK YOU !

Matoo n’est pas le seul pédé qui fasse des sorties super cultivisantes et intéressantes, de ces soirées dont on fait des articles que personne ne lit ! Moi, par exemple, ses articles, et bien je les évite. Oui, je lis le titre, et au fond de moi, je me dis “Oh mon beau salaud…”. DEpuis cette fois où j’ai appris qu’il avait été invité au concert de Chris Garneau, et bien, je fuis ce genre d’articles.

Bref. Beckett. Bouffes du Nord.
Si l’on fait abstraction du de la propension des sièges à 12 euros d’être situés derrière un mur ou un poteau, c’était très bien. Vraiment, chouette, les gens jouaient bien, le texte était connu par coeur, et tout le monde a applaudi à la fin. Peter Brook est un bon metteur en scène.
Ah !

Tu vois !

Moi aussi, je sais critiquer le théâtre parisien ! Fuck you (à prononcer à la façon Brian Kiney) !

A plus tard, et vive Samuel.

Parapluie

PS : Il y avait cette comédienne, une sorte de Jeanne Moreau en jeune et en vivante. Exceptionnelle.

Plus d’internet.

In Non classé on avril 17, 2008 at 7:54

Mon cher KD,

Et si demain, au réveil, l’error 404 était générale, si demain, le monde se réveillait sans internet ?
Plus de porno gratuit, plus d’emails, plus de réseau social à entretenir, plus de “conneries” à TR à tous contacts, plus de “Slt asv tbm ?”, plus de “Descends, c’est l’heure de manger”, plus de “oh lala, il faut absolument que je poste ça sur mon blog !”, bref, plus aucun de toutes ces choses de la vie qu’Internet a magnifiée.

Un monde où les amoureux déjeuneraient sans mater les bonards des pédés-blogs (sic).

C’est la géniale hypothèse du dernier épisode de South Park.

La bande annonce ci-dessous est juste hilarante, et l’épisode complet est visible ici.

Enjoy !

A quoi sert de blogguer ?

In Non classé on février 3, 2008 at 6:49
A Saint Léger des Vignes,
Le dimanche 3 Février.

Chers lecteurs,
Le temps est venu de répondre partiellement à une question qu’on dirait galvaudée tellement elle est récurente à travers la blogosphère.
Pourquoi chaque jour ou presque me dis-je : Ah, tiens, je pourrais le blogguer ça !
Rien qu’aujourd’hui, par exemple, devant le 13 h de TF1 (je suis chez mes parents), je me suis dit que je pourrais parler de mes larmes qui sont coulées, celles engendrées par quelques extraits de Au Monde de Joël Pommerat, metteur en scène. Dire l’émotion que m’a transmise le reportage, les images, le commentaire exalté de la journaliste :
Si bien que si lemonde venait à s’endormir, au réveil, il se souviendrait d’un spectacle de Joël Pommerat.

Et puis ce monsieur est autodidacte, je pourrais dans ce blog parler de mon rêve de devenir moi-même metteur en scène, parce que je sais que c’est ça que je suis… Enfin tout ça.

Alors pourquoi? Ce besoin de vomir en public.

Ne se cache-t-il pas en cette attitude de se gargariser devant l’internet la quête d’un salut dans la numérisation de ses démons ? Ecrire ces choses, d’un goût et d’une qualité discutable, pour qu’enfin on vive, on reste, on devienne éternel. Comme ces autres grands écrivains, ceux qu’on publient, et qui vivent poussiéreux au dessus du canapé du bibliophile.

Je veux exister, vivre, alors j’écris, je blogue, je reste ainsi en suspends dans la blogosphère pour l’éternité, ataraxique.
Le blog est la trophalaxie salutaire, le déballage de ses organes génitaux pas géniaux dans le désir d’une immortalité indue.

Je blogue, donc je survis.

Ou bien, platonique, le blog est l’expression de l’amour, la quête d’un indigent du beau, une écriture de l’immortalité (oui, je lis Le Monde de la philosophie)

Ou bien, suis-je juste absurde, et est-ce une façon de pousser ma bille de granite du bout des doigts, Sysyphe heureux de pacotille. Oui, je lis Camus.

Et toi, lecteur, qui es-tu, pourquoi lis-tu ces trucs de mauvaises qualité.

Oh, tu ne répondras pas, pleutre. Et te laisse. Retourne à mes reportages de TF1 qui font les larmes couler.

There’s only sorrow.

Parapluie

Lettres sonores pour lecteurs muets : le p’tit air.

In Non classé on septembre 15, 2007 at 10:08

<a href=”http://oumdim.podemus.net/Audio/2004.04.09__un_ptit_air.mp3″><img src=”http://podemus.com/img/podcast-icon.gif” border=”0″ alt=”Podcast” /></a>

Le samedi 15 Septembre
A Saint Léger des Vignes.

Cher Pierre-Marie,

J’échoue pour l’instant dans ma quête de compagnons théâtralisables. Peut-être la peur.

Ca ne m’empêche pas d’écrire, de lire de belles lettres, d’embrasser de beaux pieds khâgneux. J’ai besoin de le crier, et ce me semble pour le moment suffisant d’utiliser les diverses blogosphères.

Je ne sais pas trop par quoi commencer. Par peut-être.

Une publication tous les dimanches. Mélanger créations et classiques, Beckett et Parapluie, Gide et Oum Dim… N’est-ce pas là faire preuve d’un manque exemplaire de modestie ?

Je ne sais pas.

Parapluie

Nouveau service

In Non classé on août 3, 2007 at 3:17
Chers lecteurs,

En espérant que les feeds sont bien transmis à Feedburner et que vous n’avez pas à mettre vos agrégateurs à jour (si vous rencontrez quelques désagréments avec les nouveaux feed, merci de m’en avertir par commentaires), je profite de services proposés par Feedburner pour ajouter un gadget qui n’en est pas un dans le cas de Correspondances Essoufflées :

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

Vous l’aurez compris, en indiquant votre adresse mail, vous recevrez directement dans votre boîte mail les posts de ce blog. C’est une syndication assez archaïque mais qui s’accorde néanmoins parfaitement avec la forme de ce blog.
Je le rappelle, en ce qui concerne le lien feed, vous n’avez rien à modifier.

Au plaisir.

Parapluie.

Parlez après le Skaaz, ou la comère post-mortel

In Non classé on juillet 23, 2007 at 9:11

Mon cher,

Je me dis… Si je meurs, lui restera. J’en connais certains qui ont bien fait de clamser avant l’invention des Skaaz. Car d’autres aurait noyé leur chagrin dans d’imbéciles discussions avec ce bonhomme en pixels post-mortel.
Qui vivra verra.

Parapluie

Fions à l’ancienne en vente libre et concours de bites

In Non classé on juillet 22, 2007 at 4:22

Le 22 Juillet 2007
A Choisy Le Roi

Cher Pierre-Marie,

Je suis de retour de vacances (avec le CAPES dans le sac à dos). Mon google reader est rempli de posts non lus issus de l’intarissable blogosphère. Ce Skaaz m’interpelle, et ton double numérique n’a pas su me répondre. Il ne comprend pas la question “Tu m’aimes ?”, tout autant que toi, peut-être. Ce qui fait de lui un bon double numérique.
Je crois que je vais en créer un. Si je meurs, mes amis viendront se recueillir sur ce site pour converser avec l’algorithme éponyme. C’est très chouette. M6, après avoir inventé Loana, a trouvé la pierre philosophale et propose l’immortalité version 2.0. Fantastique.
Mais peu importe.
Je pensais à toi en regardant mes souvenirs numériques dans mon appareil photo. J’ai pris des fions en photos. Oh non, ils n’étaient pas sur la plage, lacérés par une ficelle (ou pas, d’ailleurs), mais sous blister, dans un supermarché. C’étaient des fions de première catégorie, puisque l’étiquette précisait “à l’ancienne”. Tu dois te demander qu’est ce qui, en ces fions à l’ancienne, a bien pu me faire penser à toi ? Tout simplement le fait que tu sois le pro du référencement. Et je me disais que si cette douce correspondance était publiée sur internet, alors je n’ose imaginer les mots clés qui y mèneraient…

D’autant plus qu’une vraie guerre se joue sur cette blogosphère et a pour objet ce référencement. Il y a le chef illégitime des bloggers, Loïc Le Meur, qui propose un truc en forme de Star Académie pour blogs. En gros, le gagnant récupère un “page ranking” “de fous puisque le bon Loïc postera un lien sur son blog. Mais qui fera partie du jury ?Qquand on sait que d’autres blogs “influents” sont d’un avis assez critique… C’est le moins que l’on puisse dire : L’un d’eux propose une alternative un peu moins bisounours sous forme d’un coucours “Ta bite sur mon blog“. Un belle façon de dénoncer l’esprit orgueilleux de Loïc le Meur, qui dénature le plaisir du blogger : une écriture ajournalistique, qui ne parle pas au plus grand nombre et dont le but n’est pas une quête de pouvoir ou d’argent. Le truc du blogger de droite (il aurait été de gauche, je ne t’en aurais parlé, parce que je suis de gauche et je ne veux pas faire de mauvaise pub) est l’accomplissement de la société propagandiste. Celle qui regarde TF1, et qui ne change pas de chaîne quand c’est la pub. Celle qui dit que si tu veux réussir dans la vie, si tu veux te faire connaître, il faut passer à la télé.

Envoyons donc nos deux pénis en photo à Laurent. Une façon comme une autre de pisser sur les loups qui hantent notre petit monde numérique.

A bientôt.

Parapluie

Twitter, start-up philanthropique et néologique

In Non classé on juin 12, 2007 at 10:27
A Clermont Ferrand,
Le 12 Juin 2007.

Cher Pierre-Marie,

Je réfléchissais à cette chose à laquelle tu m’as convertie. Twitter est un système de blog en 160 caractères. Chacun peut s’y inscrire librement et assez simplement, puis poster des petites choses fortes utiles au déroulement de notre société.
L’innovation de ce service, qui en fait, comme tu le précises, une nouvelle raison de perdre du temps sur internet, est que l’utilisateur peut s’inscrire au twitter de ces amis. Amis qui, s’ils en sont vraiment, lui rendront la pareille. Quand un de ces compères twittera, tous ses amis recevra son Twitt (gazouillis) par le moyen qu’il souhaite : mail, lien rss, ou même SMS. Tu décris dans ton article des utilisations intelligentes de ce service qui propose des SMS… Gratuits, en quelque sorte. Toute la blogosphère, des gens les plus sérieux aux plus amateurs se ravient de cette gratuité. Certains se questionnent. D’autres expliquent :
N’oubliez pas que les bulles financières sont pro-cycliques et que lorsque on arrivera au point culminant , les capitaux risqueurs voudront récupérer leur investissement et twitter s’écroulera. Enfin ce n’est que mon avis.

Je trouve cela suspect, et amusant… Et tu sais que ces deux épithètes accolés ne laissent rien présager de bon. J’ai reçu hier un SMS d’une société STARPOST qui disait :

STARPOST. Le propriétaire du numéro 066356XXXX a gagné 3000 €, 1 Ipod, des CD ou des surprises. Il doit appeler le 0899704800 dans les plus brefs délais (1.35 € + 0,34 cts d’€)

Coïncidence qu’un tel SMS arrive deux jours après mes premiers Twitts ? Certainement. Je n’ai trouvé aucune information d’un tel comportement de TWITTER sur internet. Néanmoins, en jeune réac de gauche, je vois derrière ces belles communautés un magnifique moyen d’arrondir quelques fins de mois de publicitaire alerte.

Ou pas, me diras-tu. Et c’est juste.

Paraluie,
qui voit le mal partout, sauf sous sa couette, mais qui twitte sous le pseudo parapluie_ (c’est la petite phrase idiote mais qui est valorisée par la présence de guillemets, sous le titre)

PS : voici la correspondance contenant le plus de néologisme de ma petite vie de blogger. Beurk !

PS2 (édition du message du 15 juin) : nouveau SMS publicitaire, pure coïncidence, de la part du 36222 :

Topsms : c’est moi !!! Ca va ? J’aimerai te parler ! J’arriverai plus à te joindre ! Envoi par SMS ton prénom au 63236 (te répond tout de suite). 0,35 € par SMS + coût d’envoi.

J’ai laissé les jolies fautes d’orthographe.

La censure Moltonel relayée en triple épaisseur sur la blogosphère

In Non classé on mai 15, 2007 at 6:50
A Clermont Ferrand,
Le Mardi 15 Mai 2007.

Cher Nicolas,

Depuis deux jours, la polémique enfle. Tu as du lire, partout, cette histoire de chevalier Lagardère qui vint au secours de la belle abstentionniste. Toute la blogosphère vibre au son du mot-clé magique :

Censure !

relayant les informations issues de rue89 notamment, ou d’un quelconque 20 minutes se faisant l’écho de cette lettre ouverte à Arnaud Lagardère.
Tout ceci est légitime, et que tout ce beau monde s’échauffe m’amuse énormément. Mes neurones conscients de l’engouement généralisé s’affairaient à trouver le stratagème pour participer à la communion salvatrice de dénonciation du grand méchant loup.
Un petit tour sur Blog search devrait m’apporter un maigre contenu pour un petit article cynique sur le pouvoir des patrons des grands groupes qui ont des amis patron de journaux qui ont des amis présidents de la république qui a une femme un peu coquine. La réalité se chargea de me mettre un grande baffe dans la gueule, me rappelant cette information sur Google et ses actionnaires. Au milieu de tous ces résultats de recherche trônait un article relayant une censure d’un tout autre genre. L’information n’était pas nouvelle, je l’avais lu la semaine passée sur ZDnet
lui même simple traduction d’un article de News.com.
Mais quel cynisme dans cette actualité qui déborde de copié collé d’un côté, et cette censure gigantesque qui semble indestructible tellement les intérêts chinois sont insensés de l’autre. Dans une main, 150000000000 de Chinois qui n’ont pas accès à l’information libre, et dans l’autre 60000000 de Français qui, se regardant les pouces, polémiquent à s’en faire vomir.

J’aimerais moi aussi m’apitoyer, mais si seulement cette presse française était irréprochable, alors peut-être une affaire aussi mineure mériterait d’être mise en exergue. Mais j’ai le sentiment désagréable que cette fureur qui s’abat sur Lagardère n’est que le renvoi acide d’une France d’intellos qui refuse l’élection présidentielle, et qui attendait avec une si grande impatience la première bavure qu’elle s’est ruée sur la miette qu’on lui jetait.

Pendant ce temps, en Chine, et ailleurs, la vie tourne. Sans les Français, si friands des oeillères qu’ils se collent à tour de rôle, dans la presse ou sur les blogs, chacun se mirant dans l’indignation cohérente de l’autre.

Et à l’Elysée, ton homonyme se marre, mais se marre…

Parapluie

PS : D’un certain point de vue, j’ai mon article, j’endosse moi même un rôle malsain de conscience patriotique. Je m’en contente.

Quand les amies de Daniel Schneidermann s’emmêlent.

In Non classé on mai 11, 2007 at 9:33
Le vendredi 11 Mai 2007,

Cher Daniel,

Je trouve votre article assez suspect, voire amusant, quoique j’accole souvent ces deux épithètes.
Suspect dans le sens où je crois lire derrière ces mots un bouillonnement certain envers l’attitude de vos collègues (copines, amies, potes, je n’en sais rien, mais des gens que vous estimez) qui s’en vont faire la promo dans un télé-achat “culturel” pour du papier qui aurait pu trouver un tout autre usage que cette pseudo-analyse de la candidature de Mme Royal. Remarquez, qui suis je pour penser que cette analyse est pseudo quelque chose? Moi-même, lorsque mon copain m’a trompé, j’ai eu envie de me tatouer un coeur avec ses initiales sur le sein gauche. Alors qu’elle ait envie de devenir reine de la France… Pourquoi pas ?

Mais alors. A quoi sert cet article ?

C’est ici que l’épithète “amusant” intervient. Je crois sentir que vous refoulez une envie débordante de crier votre dépit quant à la publication de ce livre, quant à la chute dans la politique-polémique et la servitude assumée par vos deux copines, qui finalement, ne font ça que pour s’en mettre plein les poches. (Ici je pourrais placer une réflexion sur le bouquin de FOG, au sujet de Chirac et ses dires off que le bonhomme archivait sur son petit carnet mais nous sommes entre parenthèses).
Au refoulement, vous préférez le défoulement sur le bon client Apathie (je viens de me rendre compte que l’orthographe du nom propre est la même que le nom commun, c’est suspect et amusant), le rappel des légitimités journalistiques, le coup des bons papiers… Mais c’est déjà fait, dans d’autres de vos articles plus saisissants et spectaculaires (parfois, le soir, je relis un peu celui sur Apathie pour m’endormir).
Vous flirtez avec l’aveu de déception mais ne l’exprimez pas. Ce qui est assez triste, c’est que vous terminez par cette histoire sur l’affaire Sarkozy (madame qui est partie puis est revenue, oui oui, l’affaire Sarkozy, je n’en vois pas d’autres), comme si vous cherchiez une cible plus journalistique que ces dames du Monde. Il y a de la pudeur dans cette façon de planquer votre fiel derrière des boucs présidentiels. Et une relative lâcheté.
Mais salutaire est votre plume qui, plus bavarde, sous sa pointe émoussée laisse diffuser la (grande ?) tristesse et le doute qui vous l’a fait prendre.

Parapluie.

PS : C’est ici mon premier commentaire, peut être même le lirez vous avant de le valider. Je ne peux, pour ma part, refouler la grande estime que j’ai pour votre travail, et les vues raisonnées sur le monde médiatique que vous partagez. C’est dit.
Donc, je vous dis merci.

Straight To The Wall, The Eyes Open

In Non classé on mai 5, 2007 at 9:21


Le Samedi 5 Mai 2007,

A Saint Léger des Vignes,

Ma chère maman,

Aujourd’hui, je change de papier à lettres. Marre de ces pubs autour de nos correspondances, de ces kudos ridicules en forme de cacahouètes, et de cette rigidité excessive dans la mise en forme.

Voici le nouvel espace virtuel, soluble dans la blogosphère, où je te propose de me suivre et me lire. Tu découvres certainement par cet intermédiaire ce qu’est un blog. Tu en avais entendu parler sur TF1 ou France 2, au journal, un jour où l’actualité internationale n’était pas assez vendeuse et que le journaliste, conscient que qu’il doit vendre des lessives (disons des “recettes publicitaires”), préférait pondre un joli sujet sur le “phénomène blog”. Un reportage qui aurait l’effet de captiver au moins l’adolescent de la famille, avant que le père change de chaine pour “Plus Belle La Vie”, il crirait “Eh ! Ca m’intéresse!”.

Voici donc mon blog, ma petite maman. C’est gênant, n’est-ce pas, ce sentiment que ces mots te sont destinés mais que d’autres les liront… A vrai dire, l’histoire des Correspondances Essouflées est longue. Disons que c’est l’aboutissement d’une réflexion périlleuse sur ce phénomène Blog. J’ai, il y a quelques années maintenant, rencontré et aimé un garçon qui faisait un blog très fourni. Hélas, cette relation a perdu de se verve et de son sens avec le temps, et nous nous sommes séparés. Malgré le fait qu’il disparût de ma vie, son blog restait accessible. Sa vie, ses réflexions, les livres qu’il lisait, la musique qu’il découvrait, les gens qu’il aimait, tout, je le savais grâce au blog. Un peu comme si je recevais, à chacun de ses posts, une lettre qui ne m’était pas destinée.
C’est impudique ! Je le pensais, peut-être le pensè-je encore aujourd’hui. Néanmoins, je lisais. Je pleurais, parfois, car des mots me blessaient. Comme s’ils m’étaient vraiment destinés. J’ai eu très mal d’une façon imbécile. J’avais conscience de cette bêtise, mais ma raison très faible devant la descente masochiste et indiscrète que me proposait la consultation de ce blog.
De là est née l’envie vengeresse d’ insulter et de dénoncer ce monde entier qui m’obsédait, me repoussait. M’effrayait. J’ouvrai un blog sur u-blog, qui a duré deux semaines. Je n’avais rien à dire. J’étais vide. Ce n’était pas la bonne solution. Toute ma vie, j’ai écrit, et là je fustigeai mes démons en les étripant en public.
Ca n’a pas duré.

Un jour, j’ai créé un fichier texte sur mon ordinateur. J’ai entamé une lettre que je n’enverrais pas. Je le savais pertinemment. J’ai écrit. J’ai signé Parapluie. Je l’ai posté en un endroit incongru : un blog. De là, de sentiments pleutres et vils sont nées ces folles correspondances.

Elles ne sont pas impudiques. Contrairement à bon nombre de bloggers qui expose leur vie (Resto, voyage, petits copains), j’essaie en ce lieu (dans la continuité de celui-ci ) d’apporter une brique bénéfique à quelqu’un. Moi, souvent, le destinataire de la correspondance, rarement, un inconnu, pourquoi pas. Je suis un ajournaliste de terrain, contant des expériences qui ne résonneront dans le cerval que d’un(e) privilégié(e).

Créées à partir d’un sentiment immature et débile, j’en fis un lieu d’expiration. En anglais, on dit “Exhale”. En ce lieu d’exaltation, je traduis approximativement mais calmement des influx nerveux qui agitent mes synapses. Et qui s’échappent sous mes doigts.

Ou pas.

Parapluie.