Parapluie

Articles reli´s: «:Albert Camus»

(ex)-citation

In Uncategorized on novembre 25, 2008 at 1:13

Ma soeur, à mon père :

- J’peux mettre un peu la clim ?

- Pourquoi, t’as chaud ?

- Oui.

- Arf, vous êtes tous les mêmes.

Je n’écris pas très bien, pourtant, quand j’écris, ça fait comme la pluie, qui tomberait, sur le sol, ou les toits, en cuivre, verts. M’autorisera-t-on à écrire si j’en ai besoin, et que c’est laid ?

Rêves cette nuit, rêve de la Poterne, sa place, sa statue de la Paix, dont j’observais la coiffe, de dos, où nous avions fait la paix, ou éviter la guerrre, je ne sais plus. Rêves de phénolphtaléïne et dans mon oeil, aveugle, s’éclatent des hymens masculins, en boutons de rose, comme je les aime. Dernières barrières, avant la fin, la mort, de l’un, de l’autre, mais ce sera toujours l’autre.

Rêves cette nuit, qui me rappellent qu’on s’ennuie de tout, même de l’ennui. Et ce qui nous sauve.

Si toutes les masses soumises à l’attraction disparaissent, la loi de l’attraction ne s’en trouverait pas détruite, mais elle resterait simplement sans application possible

Albert Camus, in Le mythe de Sisyphe.

Les Dieux avaient condamné Sisyphe à rouler sans cesse un rocher jusqu’au sommet d’une montagne d’où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé avec quelque raison qu’il n’est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir.

Albert Camus, in Le mythe de Sisyphe.

poterne

A quoi sert de blogguer ?

In Non classé on février 3, 2008 at 6:49
A Saint Léger des Vignes,
Le dimanche 3 Février.

Chers lecteurs,
Le temps est venu de répondre partiellement à une question qu’on dirait galvaudée tellement elle est récurente à travers la blogosphère.
Pourquoi chaque jour ou presque me dis-je : Ah, tiens, je pourrais le blogguer ça !
Rien qu’aujourd’hui, par exemple, devant le 13 h de TF1 (je suis chez mes parents), je me suis dit que je pourrais parler de mes larmes qui sont coulées, celles engendrées par quelques extraits de Au Monde de Joël Pommerat, metteur en scène. Dire l’émotion que m’a transmise le reportage, les images, le commentaire exalté de la journaliste :
Si bien que si lemonde venait à s’endormir, au réveil, il se souviendrait d’un spectacle de Joël Pommerat.

Et puis ce monsieur est autodidacte, je pourrais dans ce blog parler de mon rêve de devenir moi-même metteur en scène, parce que je sais que c’est ça que je suis… Enfin tout ça.

Alors pourquoi? Ce besoin de vomir en public.

Ne se cache-t-il pas en cette attitude de se gargariser devant l’internet la quête d’un salut dans la numérisation de ses démons ? Ecrire ces choses, d’un goût et d’une qualité discutable, pour qu’enfin on vive, on reste, on devienne éternel. Comme ces autres grands écrivains, ceux qu’on publient, et qui vivent poussiéreux au dessus du canapé du bibliophile.

Je veux exister, vivre, alors j’écris, je blogue, je reste ainsi en suspends dans la blogosphère pour l’éternité, ataraxique.
Le blog est la trophalaxie salutaire, le déballage de ses organes génitaux pas géniaux dans le désir d’une immortalité indue.

Je blogue, donc je survis.

Ou bien, platonique, le blog est l’expression de l’amour, la quête d’un indigent du beau, une écriture de l’immortalité (oui, je lis Le Monde de la philosophie)

Ou bien, suis-je juste absurde, et est-ce une façon de pousser ma bille de granite du bout des doigts, Sysyphe heureux de pacotille. Oui, je lis Camus.

Et toi, lecteur, qui es-tu, pourquoi lis-tu ces trucs de mauvaises qualité.

Oh, tu ne répondras pas, pleutre. Et te laisse. Retourne à mes reportages de TF1 qui font les larmes couler.

There’s only sorrow.

Parapluie

Tu te trompes

In Non classé on octobre 8, 2007 at 10:35
A Paris,
Dans le RER, un dimanche.

T. comme toi,

Comme mes mots te sont interdits, je te donne ceux des autres. Oh non, je ne suis pas heureux. Car privé d’espoir, mais pas désespéré. A ce sujet :

“On ne mérite nullement un privilège sur Terre et dans le Ciel lorsqu’on a mené sa chère petite douceur de mouton jusqu’à la perfection : on en continue pas moins à être au meilleur cas un cher petit mouton ridicule avec des cornes et rien de plus – en admettant même que l’on ne crève pas de vanité et que l’on ne provoque pas de scandale avec ses attitudes de juges.”

Don Juan
J’ai un ami qui dit que le dictionnaire est son premier livre de chevet.

A plus tard.

Parapluie.