Ma soeur, à mon père :
- J’peux mettre un peu la clim ?
- Pourquoi, t’as chaud ?
- Oui.
- Arf, vous êtes tous les mêmes.
Je n’écris pas très bien, pourtant, quand j’écris, ça fait comme la pluie, qui tomberait, sur le sol, ou les toits, en cuivre, verts. M’autorisera-t-on à écrire si j’en ai besoin, et que c’est laid ?
Rêves cette nuit, rêve de la Poterne, sa place, sa statue de la Paix, dont j’observais la coiffe, de dos, où nous avions fait la paix, ou éviter la guerrre, je ne sais plus. Rêves de phénolphtaléïne et dans mon oeil, aveugle, s’éclatent des hymens masculins, en boutons de rose, comme je les aime. Dernières barrières, avant la fin, la mort, de l’un, de l’autre, mais ce sera toujours l’autre.
Rêves cette nuit, qui me rappellent qu’on s’ennuie de tout, même de l’ennui. Et ce qui nous sauve.
Si toutes les masses soumises à l’attraction disparaissent, la loi de l’attraction ne s’en trouverait pas détruite, mais elle resterait simplement sans application possible
Albert Camus, in Le mythe de Sisyphe.
Les Dieux avaient condamné Sisyphe à rouler sans cesse un rocher jusqu’au sommet d’une montagne d’où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé avec quelque raison qu’il n’est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir.
Albert Camus, in Le mythe de Sisyphe.


