
Ces amours-là, de Claude Lelouch
J’ai un peu de mal avec les films qui évoquent la seconde guerre mondiale, la shoah, tout ça. Un peu peur qu’on me mente, qu’on me mette des idées fausses dans la tête.
Mais Lelouch m’avait déjà séduit quand l’heure de la seconde guerre mondiale avait sonné. J’ai mis un quart d’heure à être emporté dans la grande romance, l’histoire de cette femme qui eut 4 hommes de sa vie.
Je pense que ce film est une petite daube. Qu’il va devenir l’un de mes films cultes, comme Au-delà de nos rêves.
C’est drôle, loufoque, hyper-référencé, et il y a Liane Foly avec accent parisien surranné qui sont à hurler de rire. Les chansons mignonnes. Je lis partout les critiques assez négatives, parlant de niaiserie abjecte ou je ne sais quoi. Ca me touche un peu, car dans ce film et plus que dans n’importe quel autre, je m’y cache. Naïf, seul, mais joyeux.
Alors, oui, les morts tombent un peu comme des enfants qui font semblant, le train pour les camps de travail sont presque vides, et on peut s’y aimer, les pianos après plusieurs jamais ne sont pas désaccrodés. Mais je me rappelle, oui, la portée première du cinéma, celle que Claude L nous rappelle ici : faire rêver.
Il y a un peu de la fougue de Tarantino là dedans, un fort arrière goût de Jean-Pierre Jeunet, un peu de l’univers de Robert Zemeckis (Contact, Forrest Gump) ou de Tim Burton (Big Fish), et l’on évoque grossièrement Truffaut. Un film à référence (un peu à la Xavier Dolan, en moins prétentieux) ne peut se targuer d’être complètement réussi, mais que voulez-vous… J’ai été surpris, et la mayonnaise magique a remarquablement pris.
Parfois ça fait du bien. Et j’en avais besoin. Je n’avais d’ailleurs jamais vu un officier allemand jouer la Marseillaise.
