
sans titre
Il est difficile d’avoir dans ses ex un garçon très beau mais très bête. Plus facile de l’avoir dans sa tête, modelable à volonté.
Le garçon en question a refait son apparition ce soir, par SMS. Le bouquet de cirrhose a lui aussi rejaillit d’entre mes entrailles. Je ne l’aime plus je ne l’aime plus, je me répète.
J’aime lui maintenant, lui aussi m’aime (je crois, l’aurait-il chuchoté ?), oui. Comme la peur de lui dire, à l’autre, oh mon dieu, tu es devenu l’autre, lui avouer qu’il ne m’est d’aucun intérêt, désormais, d’entretenir une relation droit dans le mur. Que quand on perd au début, il est rare que l’on gagne à la fin.
Mon coeur a tout effacé. Va-t-en.
