In Hell.

By: Parapluie

juil 17 2009

Catégorie: Carrie-Bradshawism

2 Commentaires

Aperture:f/2.8

Seul à Londres, moi qui ne parle pas, et certainement pas aux autres, je ne parle pas, sinon à moi-même.

Je vois des choses, je me dis, il me faut les écrire. Alors j’ai vu un ventre brun faire grandir un parapluie, higher higher, highter and highter, j’en sais rien. J’ai demandé un sandwich, on m’a répondu non, un non qui voulait dire je ne comprends pas ce que tu as dit pauvre français. alors j’ai répété sanouitch et ça a marché. Des pas me ramènent à d’autres, je pense à la dernière fois, j’oublie. Ma vie en l’air de Jeanne Cherhal.

Je partirai ailleurs dès mon retourau pays, et de nouveau affronter l’autre, mais dans un autre pays. Ou refuser de l’affronter, trouver des raisons à cela. C’est du tout pareil.

Petite réflexion post-écoutage du nouvel album de Placebo. La vie est un suicide au ralenti.

Sauna Bar. Ils rediffusent l’Eurovision.Ils ont osé vendre des DVD. Je ne baise pas. Je pense trop. Je baise avec le mur qui accule à mon lit. Je projette sinon mon sperme mais des remontées bucoliques et banlieusardes. Il faisait trente degrés, ce joli ventre qui fait grandir un parapluie. Was ist das ? Le soleil, on voit le soleil. Je suis un exalté, disait Fabien. L’un ou l’autre.

Je dis des bêtises. C’est à ça que servent les amis, défouler, c’est le contraire de refouler.

Je n’ai envie de rien et de tout, je m’ennuie et je m’amuse follement, je me lève avec le sourire. Elle m’a dit “Darling”, la serveuse du Nero Caffé. C’est un bon signe.

Harry Potter est nul.

Il a plu hier, comme jamais hier.

J’irai à Camden demain. Acheter un pantalon qui fait le cul bas.

I’m in L. Straight to the wall, the eyes open.

2 comments on “In Hell.”

  1. Jeanne Cherhal. Indeed.

  2. “Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
    Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;
    Or, la porte du ciel s’étant entre-baillée
    Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

    Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
    Qui, sorti de son ventre, allait jusqu’au ciel bleu ;
    Une race y montait comme une longue chaîne ;
    Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.”

    Victor Hugo, “Booz endormi”


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