
Miyazaki à la Filmo.
Rien que ça justifie les 5600 francs de loyer.
La filmothèque a la bonne idée de faire une petite rétrospective des films avant Ponyo. Hier, j’ai pu voir Le château dans le ciel. Une œuvre admirable, très didactique : sans nul doute qu’elle regroupe tous les thèmes chers au réalisateur, sans exception. La mer, le vent, ces robots au long bras, des mamies avec des tresses roses, des petites filles avec des robes rouges, des papys avec des grandes moustaches, des petits animaux poilus sans patte, des trucs énormes qui volent avec des moulins à légumes. On reconnaît même facilement Ponyo dans l”une des petites filles du village de Pazu. Sans ses nageoires, c’est entendu.
Un bonheur. Le genre de films qui vous font regretter d’avoir un jour apprécié un Disney.
Juste un mot, d’un truc que je kiffe grave sa mère : l’animation des bonshommes. Quand le petit mec prend les commandes de la grue et que sa langue surgit pour se concentrer, touts ces petits détails mécaniques sont autant de petites épices magnifiques, formidables et géniales. C’est la différence, oui.
Rétrospective HAYAO MIYAZAKI, Avant Ponyo, jusqu’au 21 Avril.
