des “minorités” : comme je hais ce terme, j’aurais préféré ls “invisibles” ou les “silencieux”.
Par exemple, les présidents qui sont noirs, et c’est bien (mais ces mêmes noirs ont voté pour la peine de mort et n’ont choisi aucun de leur conseiller de la même race qu’eux!), ou alors un président, qui est une femme, c’est bien aussi. Dans le même genre, il y a ce festival pour gays (Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris) qui présente des films faits par et/ou pour des gays. Sinon l’expression d’un communautarisme primaire ou l’occasion d’un visionnage de films érotiques de bas étage, je ne vois ce qu’un tel festival peut apporter à la gent homosexuelle.
Néanmoins, Araki au cinéma, c’est suffisamment rare pour ne pas se manquer. Et puis, un écart communautariste en pleine Obamania, personne ne m’en voudrait.
Ca se passe au petit Rex, dans le Grand Rex, à côté des Grands Boulevards. C’est mignon. Le film n’est pas projeté non sur pellicule mais en DVD… Je ne sais pas ce que cela change, mais j’ai eu le sentiment d’être baisé (8€ la place tout de même, pour regarder un DVD avec des gens qui ne sont même pas mes amis, dans un lieu qui n’est pas mon salon !). Même chose sur la fréquentation de la salle, que j’attendais bondée et forcément libidineuse : elle fut vide et peuplée de gens à moustaches et très minces.
Le film n’est qu’un Thelma et Louise “râté”. Quand Ridley Scott peint des personnages absurdes et qui découvrent l’absurdité de leur existence tout au long du métrage, Araki part de l’hypothèse que c’est la séropositivité de ses personnages, i.e. leur statut de malade, qui rend l’existence absurde. En gros, la philosophie est “il faut bien mourir de quelque chose”. C’est plat et vulgaire. Et finalement, pour l’époque, les deux pédés me semblent de beaux stéréotypes.
C’est donc ça, le festival gay de Paris ? Deuxième tentative ce soir, pour les courts.

