Parapluie

Amsterdam, pour les hommes.

In Brian-Kinneism on novembre 8, 2008 at 12:56

Amsterdam n’est pas une ville gay. Ou n’est plus.

Guide gay en ligne.

Nous y avons séjourné pendant la Leather Pride. Un truc annuel, en “pride”, censé célébré le cuir et ceux qui le portent.

Dès l’arrivée, nous dégotons dans un sex shop avoisinnant la Central Station un plan gratuit des lieux gays, plan publicitaire, donc qui n’indique pas tous les lieux avec la même ferveur. Un guide “officiel” existe, plusépais, qu’on a croisé à l’Intermale (Spuistraat 251), librairie gay (plus petite que Les mots à la bouche) très branchée pédophilie. Inutile me semble-t-il pour un petit séjour. Le quartier gay, Reguliersdwarsstraat, est désert en journée. En soirée, je ne sais pas.

 

leather pride 2008

Je me souviens d’un monsieur vieux, en cuir, qui passa tout près, avec ses deux loups blancs. Esthétique, mais imbaisables (chiens et maîtres).

 

 

 

 

 

 

 

rubber gay

Je me souviens de la Waarmstraat, la rue chaude du quartier rouge, avec ses vendeurs de wafles à trois euros, de  pétards pre-rolled à 4,50 €, et ses deux magasins de “rubber” : RoB et Mr B. Ils vendent des godes en matière plastique noirs, énormes, bien entendu, et des combinaisons moulantes. Je ne sais pas où ce fétichisme prend sa source, ces formes m’évoquent surtout les combinaisons des techniciens de surface dans les camps de la mort (tout du moins imaginè-je qu’ils portaient ce genre de chose).

Leather pride oblige, la seule sex party qui semblait tenir la route confirma la sénilité de la gent masculine. On n’y rentra pas.

Cockring, Waarmoesstraat.

 

 

 

La vapeur ne fut pas salutaire. Loin des grottes indiennes et 

Thermos sauna

moisies du Sun, le plus grand sauna amstellodamois (le prospectus le disait) ressemble à une piscine municipale qu’on aurait placé dans un hall de gare, cabines y compris. Nous y rencontrâmes trois Rotterdamois, seuls djeuns de la clientèle, et l’on préfèra s’ennivrer aux Olieballen et au Walk to Wok. A l’un deux je demandai ce qu’il fait dans la vie. Il répondis je suis fou, je suis en thérapie.

Thermos  sauna, 14 €, Raamstraat 33.

Olieballen, 1€, Leidseplein.

Les bars ? Vides, ou alors peuplés d’urophiles.

Prik, Spuistraat 109.

 Amsterdam me fait penser à ces vieilles affiches des années 70, avec des garçons moustachus arborant un sexe épais en mi-érection. Le poster a vieilli, les couleurs sont fânées, mais l’on garde le poster en souvenance d’une époque. Sous ses airs moins rock’n roll, Bruxelles fut plus bandant !