Parapluie

Censure supplice.

In Darianism, Uncategorized on août 8, 2008 at 11:03

J’essaie depuis trois jours d’écrire sur la chose qui fait de mon état mental une euphorie permanente, accompagnée de bourdonnements browniens à nul autre pareils.. La découverte récente que deux de mes amies – et des plus littéraires – sont aussi deux de mes lectrices ainsi que la certitude que leurs Lettres sont plus affutées que les miennes, me font reprendre chaque jour un peu du brouillon de cet article.

Dans ces lecteurs, que je connais est tapi le sujet de l’article. La belle mise en abyme que nous donne l’autre journalisme, comme un puit qu’un idiot aurait recouvert d’une étoffe et qui piège l’imprudent promeneur. Seulement j’ai peur. Et si ce langage manquait de justesse et blessait ce lecteur. Et si, dans un emportement lexical ou un orgueil mal venu, je perdais le lecteur, et par là même, noyait le sujet. Se mordant la queue, le serpent se noie en de mortifères perspectives : souffrir, écrire, être lu, n’être plus.

  1. Je m’en remets à Genet : Ecrire, c’est lever toutes les censures.

  2. Peut-être je n’écris pas.