A Saint Léger des Vignes,
Le Mercredi 31 octobre
Le Mercredi 31 octobre
Je ne dispose pas de l’appareil culturel et intellectuel suffisant qui m’empêcherait d’être séduit par l’utopie communiste. Parce que je mange au self du collège, on m’y sert entre un plat de pâtes au beurre et une salade en entrée quelques doctrines politiques en amuse-bouche.
Le fait est, je précise, que je paye quatre euros et quarante centimes pour consommer un léger repas mais néanmoins équilibré et chaud. Le fait est que mes élèves ne payent que la moitié de la somme sus-citée, coquette si multpliée par les jours de travail. Me vint l’idée formidable : pourquoi payer pour manger, puisque Français et affiliés (lire Le reste du monde, en excluant de mon raisonnement les pro-ana.) ont un estomac qu’il faut remplir. Tel un Platon en son temps ou Staline en d’autres, apparaissait devant mon plateau de bakelite la sainte conception communiste. Et si on changeait notre façon de fonctionner, que les iniques échanges de monnaies devinssent absurdes, et les remplacer par le spectre joyeux de la gratuité. Vivre sans salaire, parce que tous bêtes hommes que nous sommes, nous approchons à vitesse égale de la mort et qu’il faut bien vivre.
Le fait est, je précise, que je paye quatre euros et quarante centimes pour consommer un léger repas mais néanmoins équilibré et chaud. Le fait est que mes élèves ne payent que la moitié de la somme sus-citée, coquette si multpliée par les jours de travail. Me vint l’idée formidable : pourquoi payer pour manger, puisque Français et affiliés (lire Le reste du monde, en excluant de mon raisonnement les pro-ana.) ont un estomac qu’il faut remplir. Tel un Platon en son temps ou Staline en d’autres, apparaissait devant mon plateau de bakelite la sainte conception communiste. Et si on changeait notre façon de fonctionner, que les iniques échanges de monnaies devinssent absurdes, et les remplacer par le spectre joyeux de la gratuité. Vivre sans salaire, parce que tous bêtes hommes que nous sommes, nous approchons à vitesse égale de la mort et qu’il faut bien vivre.
Personne en mon cerveau pour contredire la belle découverte.
Note pour plus tard : après les lectures de Beckett (Il faut lire Le Dépeupleur), les écoutes de Cocteau (Il faut écouter son discours à l’Académie Française) ou bien la sortie au théâtre (il faut aller voir Caubère au théâtre du Rond Point mais surtout Le Cid de Corneille au Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis (Voir Rodrigue, très beau)), je lirai ces choses qui ont fait des hommes des “chiens de capitalistes” (Est-ce l’expression consacrée ?)…

