je ne raconte pas la vérité, seulement les frémissements que la réalité, si elle existe, réalise au fond de mon cerval.
à lire un commentaire que j’avais oublié de modérer, les quelques élucubrations non réelles mais vraies dans le sens où je les ressens – et ce ne sont pas des pincettes – j’ai blessé une personne qui est de ma famille.
la non-réalité, la vérité, ça fait ça. mal. un goût amer.
j’en frissonne presque ‘à l’idée d’accoler le possessif à une notion qui m’est si peu familière. ma famille. je ne sais pas. Je me rappelle peut-être de ma famille quand je jouais à la Barbie avec elle, celle que j’ai blessé. je me senviens aussi de ma grand-mère, des lombrics que mon grand père jetait sur le chemin de son jardin pour que les récupère.
alors oui, si j’ai eu une famille, c’était avant ça, avant ce truc qui a tout bousillé. et s’il restait quelques traces quelque part, les mouffetardises et leur auteur incompétent ont soufflé dessus comme le vent souffle aussi sur les choses, et fait des métaphores de mauvaises qualité.
Je me rappelle des barbies et de la megadrive. je me rappelle des cache-cache. c’était chouette. le reste est parti.
je me plais à imaginer que tu me lis. Je vois le pic à 175 visites sur mon tableau de bord. Le 28 janvier. C’est toi. Il me semblait que nous étions proches, enfants. On jouait, j’aimais quand mes parents disaient : « On va à Trois-Vèvres ». Je me souviens du chien noir et blanc et des croquettes dans la cabane, avec la corde du chien qui scie nos mollets.
comment as-tu trouvé cet endroit. comment me regarderas-tu la prochaine fois . ça y est, tu le vois, le visage du destructeur, le vrai visage qui se cache derrière les verres de pastis pour l’apéro de Noël.
comment as-tu trouvé cet endroit.
